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* LE 7 a à ;
Var. genuina Raymond-Hamet. — Le Xalanchoe pinnata, var. genuina, est une plante glabre et vivace. Verte mais maculée de petites taches blanchâtres, subeylindrique ou plus ou moins anguleux, haute de 1 à 2 mètres, érigée mais un peu couchée dans sa partie inférieure, la tige ne se ramifie point, mais émet, à la base, des rejets stériles qui fleuriront ultérieurement.
Les tiges portent des feuilles sur toute leur longueur sauf à la base où elles sont généralement dénudées. Opposées, décussées, pétiolées, simples, 3- ou même 5-foliolées, les feuilles, assez distantes les unes des autres, sont assez régulièrement espacées dans la partie inférieure de la tige, mais, dans sa partie médiane et dans sa partie supérieure, elles sont séparées par des entrenœuds plus allongés. Subeylindrique, légèrement canaliculé sur sa face supérieure, haut de 2.50 à 7.50 centimètres, large de 1.75 à 2.25 mullimètres dans sa partie médiane, le pétiole s’élargit à la base en une sorte de plate-forme haute de 3 à 5 millimètres, large de 3.50 à 6 millimètres, subsemicireulaire, amplexicaule, dont les extrémités latérales se rejoignent à celles de la plate-forme du pétiole opposé. Lorsque la feuille est simple, le pétiole porte, à son extrémité supérieure, un limbe oblong, très obtus à la base et au sommet, haut de 6 à 18 centimètres, large de 4 à 11 centimètres, bordé de larges crénelures obtuses séparées par de larges sinus arrondis; le limbe, vert sur les deux faces, est strié de violet sur sa face supérieure et coloré en brun à sa périphérie. Lorsque les feuilles sont 3- ou 5fohiolées, le pétiole porte au sommet une foliole terminale et, un peu au-dessous de celle-ci, deux ou quatre folioles latérales opposées et un peu plus petites que la foliole terminale ; les folioles, semblables au limbe des feuilles simples, s'insèrent sur le pétiole commun par un bref pétiolule dont la longueur varie de 3 à 5 millimètres pour les folioles latérales et de 5 à 12 millimètres pour la foliole terminale et dont la largeur oscille entre 2 et 2.50 millimètres; la foliole terminale atteint parfois une longueur de 20 centimètres et une largeur de 12 centimètres, les folioles latérales une hauteur
sb RAYMOND-HAMET ET II, PERRIER DE LA BATHIE
de 12 centimètres et une largeur de 8 centimètres. Les feuilles conservent la même forme pendant la saison des pluies et pendant la saison sèche, mais, pendant cette dernière, elles sont un peu plus épaisses et plus petites.
La tige se termine, au sommet, par une inflorescence paniculiforme composée d'un petit nombre de pédoncules latéraux terminés par des cymes hbipares et pauciflores.
Grêles, hauts de 10 à 12 millimètres, non dilatés au sommet, les pédicelles supportent des fleurs pendantes.
Oblongues-subovées, subaiguës au sommet, légèrement contractées dans leur partie inférieure en un large pseudopétiole, les bractées, dont les bords sont entiers, sont longues de 5.90 à 18.50 millimètres et larges de 2.40 à 8.25 millimètres.
Coloré en vert franc ou en blanc verdâtre, subcampanulé, le calice se compose d'un tube plus haut que les segments, long de 21 à 31 millimètres et de quatre segments non appliqués contre le tube de la corolle ; subdeltoïdes-subsemiorbiculaires ou subdeltoïdes, un peu plus hauts que larges ou un peu plus larges que hauts, longs de 6.80 à 10.40 millimètres, larges de 7 à 11.25 millimètres, les segments, dont les bords sont entiers, ont leur plus grande largeur à la base, et, à partir de ce niveau, se rétrécissent peu à peu jusqu’au sommet aigu et acuminé.
À peine plus longue que le calice, la corolle est nettement étranglée au-dessous du milieu ; au-dessous de cet étranglement, elle se dilate peu à peu, puis se rétrécit jusqu'à une faible distance de la base, et, enfin, à partir de ce niveau, conserve un diamètre identique jusqu'à la base elle-même, formant ainsi une sorte de tube grêle qui lui donne une apparence stipitée ; au-dessus de l'étranglement, elle se dilate assez brusquement, puis conserve un diamètre presque identique jusqu'à la base des segments dressés-récurvés. Plus long que les segments, rougeâtre ou décoloré, le tube, qui porte, dans sa partie inférieure, quatre côtes assez saillantes situées en face des filets, oppositipétales, est haut de 30 à 40 millimètres. Subovés, plus larges que hauts, colorés en rouge brique, longs de 9 à
14 millimètres, larges de 4.30 à 6.60 millimètres, les segments, dont les bords sont entiers, ont leur plus grand diamètre à une faible distance de la base ; au-dessous de ce niveau, ils se rétrécissent jusqu à la base : au-dessus, ils s'atténuent peu à peu jusqu’au sommet aigu et subacuminé.
L'androcée se compose de huit étamines hbres entreelles. Le sommet des filets alternipétales, insérés au-dessous du milieu du tube de la corolle, dépasse un peu la base des segments corollins, mais n'atteint pas leur milieu; grêles, très longuement linéaires, ces filets, dont la partie soudée fait légèrement: saillie à l’intérieur du tube de la corolle et jusqu'à la base de celui-ci, conservent un diamètre presque identique depuis le sommet jusqu'à la base qui n'est, elle-même, ni élargie, ni rétrécie; leur partie soudée est haute de 10.40 à 12.20 millimètres; leur partie libre, longue de 2% à 30.75 millimètres, est large de 0.85 à 1.05 millimètre à la base et de 0.65 à 0.85 millimètre au mulieu. Le sommet des filets oppositipétales, insérés un peu plus bas que les filets alternipétales, atteint à peu près le même niveau que ces derniers ; grêles, très longuement linéaires, ces filets conservent un diamètre presque identique depuis le sommet jusqu'à la base qui n’est, elle-même, ni élargie, ni rétrécie; leur partie soudée est haute de 9 à 10 millimètre ; leur partie libre, longue de 25 à 31.75 millimètres, est large de 0.90 à 1.05 millimètre à la base et de 0.80 à 0.90 millimètre au milieu. Un peu plus hautes que larges, ovées, obtuses au sommet et émarginées à la base, les anthères sont longues de 2.65 à 3 millimètres et larges de 1.60 à 2.20 millimètres.
Soudés entre eux sur un cinquième environ de leur longueur totale, les carpelles sont appliqués les uns contre les autres; ovés, rétrécis dans leur partie inférieure, ils s’atténuent, dans leur partie supérieure, en styles grèles, plus longs qu'eux et
terminés par des stigmates à peine dilatés ; leur partie soudée
est haute de 2,20 à 3.50 millimètres; leur partie libre, longue de 7.80 à 13 millimètres, est large de 3.40 millmètres; les styles sont hauts de 22.50 à 25 millimètres. Dans chaque carpelle, les placentes, qui portent des ovules
ten RAYMOND-HAMET ET H. PERRIER DE LA BATHIE
sur toute leur longueur, sont constitués par deux cordons grêles verticaux et presque parallèles, quoique très légèrement incurvés en dedans, à chacun des deux bords internes des carpelles.
Un peu plus hautes que larges, subquadrangulaires, légèrement contractées ou même non contractées à la base, obtuses ou émarginées au sommet, les écailles sont longues de 1,80 à 2,60 millimètres etlarges de 1.40 à 1.80 millimètre.
Deux fois plus hautes que larges, obovées, obtuses au sommet et à la base, les graines, très nombreuses dans chaque follicule, sont hautes de 0.80 millimètre et larges de 0.35 millimètre. Leur test, qui s'applique exactement sur l'amande, est couvert de rides longitudinales peu saillantes et assez nombreuses.
Le Xalanchoe pinnata, var. genuina, qui jusqu'alors n'avait été récolté à Madagascar qu’à Port-Leven | Boivin n° 2551] et aux environs de Fort-Dauphin | Paroisse n° 44 et Scott Elliot n° 2930] a été recueil par M. Perrier de la Bâthie en août 1905, sur les bords d'un ruisseau à Ampasimentera (Boïna) ; en mai 1908, sur les confins d’un bois à Ankarafantsika, près de Marovay ; enfin, plus récemment, sur les dunes de l'Est.
Le Kalanchoe pinnata, var. genuina, est souvent cultivé par les indigènes qui le désignent sous le nom de sodifafana et attribuent à ses feuilles des propriétés thérapeutiques. Les uns les emploient in nafura pour le pansement des plaies, ce qui ne semble point illogique, car ces feuilles de grande taille, souples et charnues, doivent constituer un excellent pansement humide. D’autres en font une infusion qu'ils absorbent dans les cas de céphalée, de cystite et d’affections rénales. Cette médication n’est peut-être qu'illusoire, mais il serait intéressant cependant de rechercher si les feuilles du Xalanchoe pinnata, var. genuina, ne renferment point un principe actif utilisable par la thérapeutique.
Var. brevicalyx Raymond-Hamet et Perrier de la Bâthie. — La tige, haute de 0.60 à 1 mètre, est, comme dans la variété genuina, maculée de petites taches blanchâtres.
Les feuilles inférieures, généralement détruites au moment de la floraison, sont simples et pétiolées ; assez grêle, haut de 3 à 7 centimètres, le pétiole est, comme dans la var. genuina, subeylindrique, légèrement canaliculé sur sa face supérieure et élargi à la base en une sorte de plate-forme subsemicireulaire et amplexicaule ; longuement ové, bordé de petites crénelures rougeâtres arrondies et séparées par des sinus étroits et anguleux, haut de 9 à 20 centimètres et large de 4.50 à 11 centimètres, subobtus au sommet, le limbe est émarginé à la base, ce qui donne à la feuille un aspect cordiforme. Les feuilles médianes et supérieures sont 3-, 5- et même T7-foliolées ; haute de 6 à 12 centimètres, large de 2 à 5 centimètres, presque identique au limbe des feuilles simples mais un peu plus étroite que celui-ci, la foliole terminale, qui n'est point émarginée à la base, est supportée par un grêle pétiolule haut de 1.50 à 3 centimètres et large de 1 à 2.50 millimètres ; subsessiles, opposées deux par deux, hautes de 4.50 à 10 centimètres, larges de 1 à 2.50 centimètres, les folioles latérales, qui,elles non plus, ne sont pas émarginées à la base, sont supportées, à la base, par un très bref pétiolule haut de 2 à 3 millimètres et large de 1.50 à 2.20 millimètres.
Haute de 12.50 centimètres et large de 14 centimètres, subcorymbiforme ou subpaniculiforme, l'inflorescence émet, après la floraison, un grand nombre de bulbilles.
Le calice rougeàtre se compose d’un tube haut de 10.20 millimètres, et de quatre segments à peine plus brefs que le tube, hauts de 6 à 7.25 millimètres et larges de 5.80 à 6 mullimètres, de même forme que dans la var. genuina.
La corolle, semblable à celle de la var. genuina, se compose d'un tube haut de 24.50 millimètres et de quatre segments hauts de 7.60 à 10.60 millimètres et larges de 4.70 à 6.30 millimètres.
L'androcée est identique à celui de la var. genuina. La partie soudée des filets alternipétales est haute de 9 millimètres ; leur partie libre, longue de 18.25 millimètres, est large de 0.52 millimètre. La partie soudée des filets oppositipétales est haute de 8.25 millimètres ; leur partie libre, longue de 20
millimètres, est large de 0.62 millimètre. Les anthères sont hautes de 2.80 millimètres et larges de 1.60 millimètre.
Les carpelles, semblables à ceux de la var. genuina, sont soudés sur une longueur de 1.50 millimètre et libres sur une hauteur de 7.25 millimètres ; les styles sont longs de 24 à 24.75 millimètres.
Oblongues, un peu plus hautes que larges, émarginées au sommet, les écailles sont longues de 1.75 à 1.90 millimètre et larges de 1.40 à 1.55 millimètre.
Cette variété a été récoltée par M. Perrier de la Bâthie sur les bords ombragés et rocailleux du Haut-Bemarivo.
Kalanchoé porphyrocalyx Baillon. — Raymond-Hamet, Monogr. du g. Kalanchoe, in Bull. Hh. Boissier, sér. 2, t:MITLI,;p. 41, (1908):
Le Kalanchoe porphyrocalyx est une plante épidendre et vivace. Assez grêle, haute de 15 à 74 centimètres, sa tige, dont le diamètre varie de 4 à 6 millimètres à la base et de 2 à 2.50 millimètres au milieu, est érigée mais couchée dans sa partie inférieure. Simple, très rarement divisée vers le milieu en deux rameaux florifères, la tige donne naissance, dans sa partie inférieure et couchée, à des rameaux stériles longs d'environ 14 centimètres et dont le diamètre est de 3 millimètres à la base, de 1.75 millimètre au milieu. Ces rameaux stériles se développent et fleurissent l’année suivante, de telle sorte que les plantes âgées possèdent une longue tige rampante et ramifiée, émettant, à l'extrémité de chacune de ses ramifications, une tige florifère à la base de laquelle naissent des rameaux stériles.
Les tiges portent, sur presque toute leur longueur, des feuilles opposées, décussées, assez distantes les unes des autres et assez régulièrement espacées. Le premier entrenœud supérieur des rameaux stériles est de 0.5 centimètre ; le second, de 0.8 centimètre ; le troisième, de 1 centimètre ; le quatrième, de 1.70 centimètre; le cinquième, de 3 centimètres. Le premier entrenœud supérieur des tiges florifères varie de 2.40 à 6.20 centimètres ; le second, de 1.30 à 4.20
CONTRIBUTION A L'ÉTUDE DES CRASSULACÉES MALGACHES af
centimètres ; le troisième, de 0.50 à 3.50 centimètres: le quatrième, de 1 à 2.50 centimètres ; le cinquième, de 1.50 à 2.90 centimètres ; le sixième, de 1.50 à 3 centimètres ; le septième, de 1.50 à 4 centimètres ; le huitième, de 1.30 à 3.50 centimètres ; le neuvième, de 1.50 à 2 millimètres ; le dixième est de Î millimètre. Orbiculaire, orbiculaire-oblong, oblong-obové, toujours obtus au sommet, haut de 23 à 50 millimètres, large de 7 à 17 millimètres, le limbe, dont les bords sont ornés de larges crénelures irrégulières plus ou moins profondes et séparées par des sinus anguleux ou rarement arrondis, est atténué à la base en un large et bref pétiole, souvent à peine distinct du limbe, haut de 2 à 6 millimètres, large de 1.75 à 2.25 nullimètres au milieu et de 2 à 2.50 millimètres à la base. Les cicatrices foliaires, en forme d'étroit croissant, ne se rejoignent point par leurs extrémités latérales.
Haute de 3 à 11 centimètres, large de 3 à 9 centimètres, paniculiforme ou subcorymbiforme mais toujours lâche et pauciflore, l'inflorescence, qui termine la tige, se compose d'un pédoncule primaire terminal et de deux à quatre pédoncules primaires latéraux, opposés deux par deux et terminés, de même que le pédoncule terminal, par une cyme bipare simple ou une fois ramifiée. Quelquefois même l’inflorescence est réduite à une simple cyme bipare une fois ramifiée.
Grèles, très légèrement renflés au sommet, longs de 7 à 20 millimètres, les pédicelles portent des fleurs érigées.
Obovées, subaiguës au sommet, légèrement contractées à la base en un bref pseudo-pétiole très peu distinct du limbe, les bractées, dont les bords sont entiers, ont une longueur de 3.60 à 6.60 millimètres et une largeur de 1.20 à 3 millimètres.
Le calice, campanulé, ne s'applique point contre la corolle. Plus bref que les segments, son tube est haut de 1.50 à 4 millimètres. Un peu plus hauts que larges ou un peu plus larges que hauts, longs de 3 à 7 millimètres et larges de 3 à 5.90 millimètres, les segments, dont les bords sont entiers, sont tantôt subdeltoïdes-subsemilancéolés, tantôt largement
ovés-subdeltoides ; dans le premier cas, ils s’atténuent peu à peu depuis la base jusqu'au sommet aigu et subacuminé ; dans le second cas, leur plus grande largeur se trouve au-dessous du milieu ; au-dessous de ce niveau, ils se rétrécissent jusqu à la base ; au-dessus, ils s'atténuent peu à peu jusqu’au sommet aigu et subacuminé.
Colorée tantôt en Jaune citron, tantôt en rouge pourpre, plus longue que le calice, urcéolée-subcampanulée, la corolle a son plus grand diamètre au quart inférieur ; à partir de ce niveau, d'une part elle se rétrécit peu à peu jusqu’à la base, d'autre part elle s’atténue jusqu’au sommet du tube où elle se prolonge en quatre segments dressés. Beaucoup plus long que les segments, haut de 12 à 31 millimètres, le tube porte extérieurement quatre côtes verticales peu saillantes disposées en face des filets oppositipétales. Un peu plus hauts que larges ou un peu plus larges que hauts, longs de 3 à 5.50 millimètres, larges de 2.80 à 7.40 millimètres, les segments, qui ont des bords entiers, sont tantôt subdeltoïdes-subsemioblongs, tantôt plus ou moins largement ovés; dans le premier cas, ils se rétrécissent peu à peu depuis la base jusqu'au sommet obtus au milieu duquel ils portent une cuspide aiguë; dans le second cas, leur plus grand diamètre se trouve au-dessus du milieu ; au-dessous de ce niveau, ils se rétrécissent assez brusquement jusqu'à la base ; au-dessus, ils s'atténuent peu à peu jusqu'au sommet obtus où émarginé au milieu duquel ils portent une cuspide aiguë.
L'androcée se compose de huit étamines confluentes dans leur partie inférieure. Le sommet des filets alternipétales, insérés au-dessous du milieu du tube de la corolle, atteint la base des segments corollins, ou même dépasse un peu ce niveau sans atteindre toutefois le milieu desdits segments ; longuement linéaires, ces filets conservent un diamètre presque identique jusqu'au tiers inférieur, et, à partir de ce niveau, s'élargissent peu à peu jusqu'à la base, ni élargie, ni rétrécie, de leur partie libre, base où ils sont contigus à l'extrémité inférieure de la partie libre des filets oppositipétales: dans la portion supérieure de leur partie non libre
haute de 2.80 à 6 millimètres, ces filets ne sont soudés au tube de la corolle que par leurs bords, mais la largeur de leur partie soudée croît peu à peu, et, dans la portion inférieure, ils sont soudés sur toute la largeur de leur surface, de telle sorte que le filet laisse, entre le tube de la corolle et lui, une assez profonde cavité en forme de cône, cavité dont le diamètre, presque aussi large au sommet que le filet lui-même, se rétrécit peu à peu jusqu'à une faible distance de la base, niveau où la cavité elle-même disparait ; la partie hibre des filets alternipétales, longue de 8 à 25 millimètres, est large de 0.45 à 0.60 millimètre au milieu et de ! à 2 millimètres à la base. Le sommet des filets oppositipétales, insérés un peu plus haut que les filets alternipétales mais encore bien au-dessous du milieu du tube de la corolle, dépasse le sommet des filets alternipétales et atteint parfois le milieu des segments corolhins ; longuement linéaires, ces filets conservent un diamètre Rréeque identique jusqu'au tiers inférieur et, à par tir .deïce niveau, s'élargissent peu à peu jusqu'à la base, ni élargie, ni rétrécie, de leur partie libre, base où ils sont contigus à l’extrémité inférieure de la partie libre des filets alternipétales ; dans la portion supérieure de leur partie non libre haute de 3.40 à 7 millimètres, ces filets ne sont soudés au tube de la corolle que par leurs bords, mais la largeur de leur partie soudée croit peu à peu et, dans la portion inférieure, ils sont soudés sur toute la largeur de leur surface, de telle sorte que le filet laisse, entre le tube de la corolle et lui, une assez profonde cavité en forme de cône, cavité dont le diamètre, presque aussi large au sommet que le filet lui-même, se rétrécit peu à peu jusqu’à une faible distance de la base, niveau où la cavité elle-même disparait ; la partie libre des filets oppositipétales, longue de 10 à 25 millimètres, est large de 0.40 à 0.65 millimètre au milieu et de 1.50 à 2 millimètres à la base. Un peu
plus hautes que larges, ovées, obtuses au sommet et émar-
ginées à la base, les anthères sont longues de 1.20 à 1.90 millimètre et larges de 0,80 à 1.30 millimètre.
Soudés entre eux sur un tiers ou même sur presque la moitié de leur longueur totale, appliqués les uns contre les autres,
les carpelles, oblongs, ont leur plus grand diamètre vers le milieu ; au-dessous de ce niveau, ils se rétrécissent peu à peu jusqu'à la base ; au-dessus, ils s’atténuent peu à peu jusqu'au sommet où ils portent de longs styles grêles un peu plus brefs, de mème longueur, ou un peu plus longs qu'eux ; leur partie soudée est haute de 2.90 à 7 millimètres ; leur partie libre, longue de 5 à 9 millimètres, est large de 1.80 à 2.60 millimètres; les styles sont hauts de T à 16 millimètres. Dans chaque carpelle, les placentes, qui portent des ovules sur toute leur longueur, sont constitués par deux cordons grêles subverticaux presque parallèles, quoique très légèrement incurvés en dedans, à chacun des deux bords internes des carpelles.
Plus hautes que larges, toujours émarginées au sommet, longues de 1.90 à 2.80 millimètres et larges de 0.70 à 1.30 millimètre, les écailles sont tantôt linéaires, tantôt subtrapéziformes, tantôt longuement ovés-sublinéaires ; dans le premier cas, elles ont une largeur identique sur toute leur longueur ; dans le second cas, elles ont leur plus grande largeur à la base et se rétrécissent peu à peu depuis ce niveau Jusqu'au sommet; dans le troisième cas, à partir du niveau de leur plus grande largeur qui se trouve au-dessus du milieu et à peu de distance de la base, d’une part elles se rétrécissent assez brusquement jusqu'à la base elle-même, et, d'autre part, s’atténuent peu à peu jusqu'au sommet.
Les graines, très nombreuses dans chaque follicule, se composent d'une amande haute de 0.70 à 0.80 millimètre et large de 0.32 millimètre, pourvue à l’une de ses extrémités d'une longue aile diaphane longuement subdeltoïde aiguë et haute de 1 à 1.15 millimètre, à l’autre extrémité d’une longue aile diaphane assez étroitement sublinéaire obtuse et haute de {à 1.10 millimètre.
Cette espèce n'était connue jusqu'ici que par l'échantillon authentique recueilli dans la région centrale de Madagascar par le Révérend Baron et conservé dans l'herbier de Kew sous le n° 1708. Elle a été récoltée par M. Perrier de la Bâthie, une première fois en mai 1909 à une altitude d'environ 1.500 mètres dans le massif du Manongarivo, une seconde fois
en novembre 4911 à une altitude d'environ 1.400 mètres dans la Forêt d'Andasibe (Bassin de l’Onive), enfin une troisième fois en octobre 1912 à une altitude d’environ 500 mètres sur le versant d'Antalaha dans la presqu'ile Masoala. Dans ces différentes localités, le Xalanchoe porphyrocalyx croissait dans la mousse recouvrant de gros arbres.
Kalanchoe Bouveti Raymond-Hamet et Perrier de la Bâthie, Nouv. Contrib, à l'étude des Crassulacées malgaches, in Ann. du Mus. colon. de Marseille, 3° sér., € IF, p. 192-195 (1914).
En août 1912, M. Perrier de la Bâthie a récolté de nouveaux échantillons de cette espèce, à une altitude d'environ 800 mètres, sur les gneiss et les basaltes de la Mazy, à l'ouest de Miarinarivo.
Kalanchoe beharensis Drake del Castillo. — Raymond- Hamet, Monogr. du g. Kalanchoe, in Bull. Hh. Boissier, sér. 2,t. VII, p. 29 (1908); Kalanchoe Aliciæ et K. beharensis, in Bull. Soc. bot. France, t. LVII, p. 193 et 194 (1910).
Le Kalanchoe beharensis est une plante frutescente et polycarpienne !. D'une hauteur atteignant souvent 2 et même 3 mètres, et d'un diamètre oscillant entre 2 et 12 centimètres, la tige reste généralement simple mais émet parfois quelques rameaux latéraux dont le diamètre varie entre 8 et 13 millimètres à la base, 6 et 10 millimètres au milieu, Dans ses
1. Ainsi que l’a fait connaitre M. E. Heckel dans une note à l’Académie des Sciences (Comptes rendus 1909, 146, p. 1073-1075), les écorces de ce Kalanchoe beharensis, comme celle de X, Grandidieri Baillon et K. Delescurei Hamet, présentent dans leur liège une résine qui a quelque rappports avec celles des Sarcocaulon du Cap et qui permet à ces écorces de brûler même à l'état frais. L'odeur qu'elles dégagent en
brûlant ainsi se rapproche sensiblement de celle que répand le benjoin
en ignition dans le Papier d'Arménie ou mieux de l'encens, L'étude de ces trois espèces à écorces résinifères a fait l'objet d'un mémoire anatomique de MM. Jadin et Juillet qui a paru dans les Annales du Musée Colonial de Marseille (20° année, 2° série, 10° vol., 1912, pp. 136-156), [Note de la Direction.!
parties Jeunes, elle est nettement crassulante, mais sa couche corticale se dessèche et se transforme bientôt en un revêtement résineux Jaunâtre et assez mince qui brûle en produisant une flamme fuligineuse.et en dégageant une odeur rappelant un peu celle de l'encens. Les tiges et les rameaux qui n'ont pas encore produit d'inflorescence sont couverts d’une épaisse pubescence blanchâtre dont l'aspect rappelle celui du velours et dont les éléments, déjà décrits par nous dans un mémoire anatomique ! publié en collaboration avec M. Dauphiné, sont des poils stellés composés « d'un pédicule bref, pluricellulaire, supportant trois longues branches aiguës constituées par les ramifications d'une cellule unique ». Cette pubescence ne subsiste que dans les parties supérieures de la tige et des rameaux
et disparait bientôt par plaques, de telle sorte que, dans leur
région inférieure, ces organes sont complètement glabres. Quant aux tiges et rameaux qui ont fleuri, ils sont toujours complètement glabres.
La tige et les rameaux, dénudés sur presque toute leur longueur, portent, au sommet, un petit nombre de feuilles opposées, décussées, assez rapprochées les unes des autres pour paraitre rosulées. Les tiges et les rameaux qui n’ont pas encore fleuri portent des feuilles pétiolées, peltées et couvertes d’un épais indument, roux sur la face supérieure, blanchâtre sur la face inférieure, indument formé de poils stellés à pédicule bref supportant trois longues branches aiguës. Très charnu, subey-
lindrique, prismatique, légèrement aplati sur sa face supé-
rieure, comprimé sur ses faces latérales, rétréci dans sa moitié inférieure en une large carène prismatique, le pétiole, qui conserve un diamètre presque identique sur toute sa longœueur mais est nettement élargi à la base, s'insère à 10-25 millimètres au-dessus de la base du limbe: sa hauteur varie de 4 à 10 centimètres: son diamètre oscille entre 7 et 24 millimètres à la base, 4.50 et 18 millimètres au milieu. Aigu ou subaigu au sommet, légèrement émarginé à la base, subdel-
1. Raymond-Hamet et A. Dauphiné, Contribut. à l'étude anatomique du g. Kalanchoe, in Ann. Sc. Nat., Bot., sér. 9, t. XVI, p. 217, fig. 19 (1912).