INDES NÉERLANDAISES
Les textiles à Java. — La culture du chanvre de Sisal a bien diminué à Java. En Janvier 1911 elle occupait 6.123 hectares ; en Janvier 1915, elle était tombée à 2.571 hectares. Beaucoup de propriétaires ayant toutefois coupé toutes les feuilles de leurs Agave pour supprimer leurs plantations, l'exportation de 1914 a été exceptionnellement très forte et a été de 13.304 tonnes de filasse, contre 8.741 en 1913.
La culture du Æourcroya gigantea Se maintient ; l'exportation était de 233 tonnes en 1914.
La culture de lArbiscus cannabinus serait abandonnée, le produit n'obtenant pas sur les marchés européens des prix rémunérateurs. La production par hectare ne dépasse pas 500 kilos de filasse, vendue 420 francs la tonne. (Æulletin Economique de l’Indochire ; Maï-Juin, 1915.)
La riziculture à Sumatra, — exportation des riz de Sumatra est actuellement de 6.000 tonnes environ. La culture n'est pas absolument faite dans l'île selon les méthodes de Java. Les pépinières sont toujours sans irrigation. En repiquant, on met 10 à 20 plantules dans chacun des poquets, qui sont espacés de 40 à 50 centimètres, alors que, à Java, on met rarement plus de 5 plantules dans des poquets espacés seulement de 12 à 15 centimètres. Après le repiquage, on inonde ; mais, dès l'apparition des tiges secondaires, on fait écouler l’eau, qu'on ne ramène que lors de l'apparition des premiers épis, pour la supprimer encore dès que les épis jaunissent. On admet que la maturation est ainsi plus régulière que par Firrigation permanente de Java ; et l'on peut moissonner tout le champ à la faux, en une seule fois, au lieu de procéder à plusieurs récoltes en choisissant les épis. (Smits,
dans Zeysmannia, 26° année, fasc. 10. Batavia, 1915.)
Maladie des jeunes quinquinas. — Cette maladie, étudiée par le Docteur Rant, est le 710po0, ou hamapopo, connu d’ailleurs depuis longtemps, et qui est une maladie des pépinières de quinquinas produite sous l'influence des gouttes d’eau tombant sur les feuilles. Mopo: est le terme sundanais ;
dans l'Est de Java, c'est le schimmeldraadijees et le myceliumzickte des Hollandais et le /oujo des Javanais.
On l'observe sur d'autres plantules d'espèces très diverses, peut-être les arbres à thé.
On peut songer à la z17aladie de la toile, bien connue sur les tabacs, et qui a pour cause, suivant les auteurs, le Bofrytis cinerea, où le Mortierella arachnoïides, où le Monrliopsis Aderholdii. En réalité sur les quinquinas, ce serait, d’après M. Rant, la dernière de ces trois espèces.
Sur d'aussi larges espaces de culture, la stérilisation de la térre par cuisson n'est pas possible, mais on pourrait peut-être désinfecter avec le lait de chaux, qui neutralise l'acidité, ou employer la méthode de Raciborski contre le PAytophthora Nicotianae. On mélange de la chaux à la terre et on arrose avec du sulfate d'ammnoniaque. L'ammoniaque mise en liberté tue le champignon. M. Rant recommande encore des essais avec le paraformol ou le chinosol. Il indique également qu'il y aurait peut-être lieu de se méfier de la propagation de la maladie par l'eau d'arrosage, et, par conséquent, n'employer que de l’eau bien fraîche, qui n’a pas séjourné dans des vases en bois ou en fer.(Pulletini du Jardin Botanique de Buitenzorg, 1915.)
Les galles, — Le Bulletin du Jardin Botanique de Buitenzorg (2° série n° XXI) contient deux études, lune sur les galles de Sumatra et de Sinaloer, l’autre sur les galles de Célèbes et des îles au sud de Célèbes, par MM. W. et J. van Leeuwen-Reijnvaan.
GUINÉE PORTUGAISE lp