PORTO-RICO
Le sucre à Porto-Rico. — 20 pour cent de la surface totale de Porto-Rico (160.000 hectares) sont en culture, et la moitié de la superficie cultivée est occupée par la canne, principalement dans les sols alluvionnaires de Ia côte. Dans le Sud, la culture serait plus étendue si on pratiquait lirrigation en faisant venir les eaux du Nord, où les pluies sont plus abondantes. La récolte en 1913 a été de 398.000 tonnes. Le travail de la canne est le même qu'à Cuba, mais suivant des méthodes peut-être moins modernes. {Bulletin of Mauritius ; n°22, p.01);
Le riz. — M. John Runcles à publié dans le n° 6 (Novem- -bre 1915) du 7he Philippine Journal of Science (Botany) une étude sur les riz des Philippines, leurs caractères, les méthodes de sélection et l'influence qu'ont sur la récolte les espacements des touffes, ainsi que le nombre des plants par touffe. Les résultats ne sont pas d’ailleurs les mêmes avec
toutes les variétés.
Les bananiers.— Lans le même numéro du 7he Philippine Journal of Science, M. Nicanor Gregorio Teodoro a donné un long mémoire sur les bananiers, et, en particulier, sur les espèces ou variétés cultivées aux Philippines {A preliminary study of Philippine Bananas). L'auteur, qui mentionne un certain nombre de travaux antérieurs sur la question, semble ignorer la belle étude publiée en 1913 par M. de Wildeman dans les Annales du Musée Colonial de Marseille.
Dans le Syzopsis provisoire des bananiers actuellement connus aux Philippines, M. Teodoro cite neuf espèces. Deux sont à tiges non stolonifères : le Musa Ensete et le Musa glauca. Les sept autres sont à stolons, mais non renflés à la base : ce sont le Musa coccinea, le Musa textilis, le Musa errans (dont une variété nouvelle, la variété Botoan), le Musa humilis, le Musa sapientum, le Musa paradisiaca et le Musa Cavendishir.
Le Musa ÆEnsete, d'Abyssinie, qui s'est bien adapté aux contrées subtropicales, et est aujourd’hui répandu dans les cultures ornementales européennes, est cultivé aux Philippines au Collège of Agricultur, mais n'v a pas atteint une grande
taille.
Le Musa glauca, espèce encore très ornementale, et qu’on trouve çà et là à Luçon, est certainement indigène.
Le‘Musa coccinea, à bractées rouges, du Sud de la Chine et de lIndochine fcAuoï fau), n'existe qu’accidentellement dans les jardins des Philippines. |
Le Musa textilis, dont chaque tronc donne 10 à 15 rejets qui fleurissent, est labaca bien connu.
Le Musa errans Blanco, ou saguing machin, qui donne 23 rejets et davantage, est commun, à l’état sauvage, dans les forêts de Luçon. L’agofay d'Albay appartient peut-être à cette espèce. La variété Bofoan (botoan ou butuhan) s'en distingue par ses bractées plus persistantes et ses fruits subovoïdes, au lieu d’être subcylindriques. L'espèce et sa variété sont utilisées pour la fabrication de vinaigre. Les fibres du type sont utilisées comme celles de Fabaca. On fait des liens avec la variété, qui est aussi utilisée {nous ne savons comment) en médecine.
Le Musa utfilis, où pitogo, où eneflog, voisin du Musa sapientuin (et considéré par M. de Wildeman comme synonyme du Musa Cavendishit) a un tronc de 3 m. 30 à 3 m. 90, avec un diamètre, à la base, de 19 à 23 centiniètres, et des fruits petits, subovoïdes, longuement pédonculés, comestibles, bons pour la préparation de la banane sèche.
Pour l'espèce Musa sapientum, M. Teodoro cite aux Philippines vingt variétés, dont il donne encore le Syropsts.
Le /atundan, où {ordan, ou letondal, ou rétundol, est le Musa sapientum var. cinerea. Ses fruits cylindriques, de 10 à 12 centimètres de longueur, à pulpe blanche, sont de qualité inoyenne pour être mangés Crus.
L'apple banana, où manzana de Cuba, est le Musa sabientuim Var. cubensis, très voisin du précédent. Il a été introduit de Cuba à Los Banos. |
Le Cuban red estle Musa sapientumm Var. americana, à fruits presque oblongs, d’un poids moyen de 69 gr. 92.
Le r7crado est le Musa Sapienturr var. violacea, à fruits de 10 à 14 centimètres sur 5 à 6.
Le durogo est la variété glaberrima, appelée encore dinuguan.
Le bongolan, où bungulan, est le Musa sapientuntr var. suaveolens. Les fruits, longs et anguleux, sont parmi Îles meilleurs à manger crus.
Le binutig est le M. sapientum var. Binutig, dont les fruits ont la saveur de ceux de saba.
Le garangao est le M. sapientum var. Garangao, dont les gros fruits ont un poids moyen de 170 gr. 51.
Le {udlong dato est le M. sapientum var. Tudlong, qui est encore le gonyod, le Kinamay dalaga, le tudlo dalaga, le tudlug dato et le galamay senora. Ses fruits valent ceux du bungulan. Les fibres sont employées; et le tronc est utilisé pour la nourriture des porcs.
Le vernte cohol, ou finalong, est le M. sapientum var. glauca. Ses petits fruits sont excellents comme les précédents.
Le daryao, où dalia, est le M. sapientum var. Daryao. Ses fruits sont mangés frais ou secs.
Le 7ernate, ou Gloria, est le M. sapientumt Var. fernatensis. Les fruits, consommés crus, sont de qualité moyenne, mais conviennent pour la banane sèche.
Bien meilleurs sont ceux du /acatan, où Musa sapientunt var. Lacatarn.
Le canara est ie M. sapientum Var. Canard.
L'inarnrbhal est la variété /narnibal, dont les fruits valent ceux du /acatan et du bungulan.
Le fuldoc, à fruits un peu plus gros, est le M. sapientum var. 7Zuldoc.
Le qguinanayan est le M. sapientum var. longa, à fruit médiocre.
Le finumbaya, où goyoran, est le AM. sapientumr var. Zombak.
Le sabang tloco est le M. sapientum Var. grandis, dont le fruit müûr pèse en moyenne 262 gr. 4. Peut-être, du reste, ce bananier, à fruits fortement anguléux, non entièrement aspermes, et convenant pour la cuisson, pourrait-il constituer une espèce à part.
Et la remarque est la même pour le Musa sapientum var.
compressa, qui se rapproche à divers égards de ce sabang
loco et est le saba des indigènes. Les fruits de ce saba, ou Disco, assez gros, ne sont guère mangeables crus, mais sont excellents cuits. Is conviennent aussi pour la préparation de la farine de banane. Les fleurs, d'autre part, seraient cuites comme légumes; les feuilles servent pour lemballage; la filasse est employée comme celle d’abaca.
L'espèce Musa Cavendishii est représentée aux Philippines par plusieurs variétés, dont deux sont : le pefif bananier des Hawaï, où var. Aawaensis, dont les fruits sont à pulpe agréable ; et le /ampohin, où Musa Cavendishit var. pumila, dont le fruit ressemble à celui du hburgulan, mais est inférieur.
Enfin, comme Musa paradisiaca, où plantain, M. Teodoro cite quatre variétés. La principale est le fundoc, où boracho, ou {agalog, qui est le Musa paradisiaca variété magira. Les fruits, qui ont parfois plus de 30 centimètres de longueur, sont mangés cuits et sont aussi employés pour la préparation de la farine. Le Batavia, où matavia, où langai, où anuang, qui est le Musa paradisiaca variété maxima, est à fruit très médiocres, ne convenant que pour la farine. On mange cuits les fruits du Musa paradisiaca variété ulnaris. W en est de même des fruits du Aanatuco morado, où Musa paradisiaca variété subrubea.
Les exportations en 1915. — Les exportations du Brésil, en 1915, ont été de 447.923.000 francs, contre 507.823.000 francs en 1913. Elles se sont réparties en :
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