‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 3)Chapitre 57 sur 285 · FALL TE · texte numérisé non relu

FALL TE

PI. XV.— A.-A.Fauvel,1906. Appareil de la germination du Coco des Seychelles. Fig. 1. Section transversale de la noix au-dessus des deux lobes montrant l'ouverture du hile après enlèvement de l’amande ou albumen. Fig. 2. La même ouverture après enlèvement de l'appareil fibreux de la fermeture. Fig. 3. L'appareil fibreux élastique vu de côté. Fig. 4. Section en travers de cet appareil dans le sens de la longueur (de haut en bas). Fig. 5. Section de la noix à travers l'appareil de fermeture du hile dans le sens de son grand diamètre (de la face supérieure à la face inférieure de la noix). Fig. 6. Aspect de la noix par la face supérieure (bombée) après enlèvement de l'appareil du hile. Fig. 7. Coupe à travers l'embryon, l’amande et l'appareil fibreux de la face supérieure à la face inférieure en grandeur naturelle. Fig. 8. Portion de la coque en grandeur naturelle montrant les impressions qu'y laissent les fibres du péricarpe ou brou. Grandeur naturelle. Fig. 9. Fragment de l'écorce externe du fruit (épisperme) montrant sa structure fibreuse, des Coccus hémisphériques et les traces laissées par eux. Grandeur naturelle.

Par he L L : FA LE re h ! à ee =: LL rer La .

L VONT ja L on h .

| ñ LA Du | 410 nr<- e Car » | e # : Di v L PO os P | H M Ve! ‘+ bL l PRE €: ’ L La : 1 nn) PR LL CAN l " à tn Yo ! RTR Le à Had il h | d'a pts A] til Re du VA A : à : Pi fi m « ES i à : ï k 7 à Aer ñ p2 Ft L « à n ï 0} !

"à L L . * À L , Li T A) ) L f te : Y 1 ‘ en li x | | : , k tn AT LPS 'L : n { a ne ’ 7 4 ; 2 1 the Joue” n 1DITP ETC RENE 2 \# ae AM 1 ‘ . : Eh + | LL ; | 1 # , 1à ou k- | É IR £” ï ( « i 11 p+ an fe à { ê, * Ù UC PUR UNN LE CE (PA CIE | { “} nl Yi f 4 fe " t 5 : L

NUE Ts re OT ON J'e ERT r 7 Je

petit diamètre et allant de la face inférieure (la plus plane) à la face supérieure (la plus bombée). Un appareil élastique, formé de fibres ondulées (PI, XV, fig. 3, #, 5), réunies à la surface par une sorte de cellulose brune, ayant la forme d'un entonnoir ovale en haut, à ouverture inférieure linéaire de 2 centimètres de longueur, lui sert de fermeture. Par sa construction et sa disposition, cette sorte d'entrée de nasse permet au germe de sortir, tout en écartant, de chaque côté, la paroi fibreuse, mais s'oppose à l'entrée de tout animal rongeur ou de tout insecte destructeur qui voudrait s'attaquer à l’amande et à l'embryon. Celui-ci, qui au début ne dépasse pas la grosseur d’une noisette, est encastré solidement dans l'albumen corné, sur le fond blanc duquel il se détache en jaune clair. La pointe est séparée de l'appareil de sortie par une mince écaille d’un brun noir recouverte elle-même, comme l’amande tout entière, d'une sorte de seconde coque qui adhère intimement à l’amande et est séparée de la coque externe par une petite épaisseur de tissu brun spongieux. C'est ce qui permet d'enlever l’amande sans briser la coque. L'amande en vieillissant prend la dureté de l’ivoire, elle est formée de fibres disposées normalement à la coque donnant à la cassure dans ce sens un aspect soyeux. La cassure en travers est au contraire lisse. Le tout séché rapidement après ouverture de la noix se crevasse fortement, ce qui rend inutilisable pour l'industrie cette matière qui, ressemblant de très près à l'ivoire végétal ou corozo, pourrait rendre les mêmes services si elle était plus homogène et moins chère.

Dans un des spécimens très anciens conservés dans les galeries de botanique du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, l'intérieur de la noix, ayant sans doute séché très lentement, ou après avoir été, peut-être, conservé dans l'alcool, offre une amande d'apparence homogène (non radiée), de couleur jaune crème et d'une dureté analogue à celle de l'ivoire animal, Dans ce cas, on pourrait l'utiliser dans l'industrie, Nous n'avons pas connaissance que cela ajt été jamais tenté, Il nous a été impossible de constater, tant sur les sections de troncs que nous avons vues que sur les troncs eux-mêmes

des Cocotiers de Mer examinés à l'île Mahé, la curieuse disposition dont parlele D' Perceval Wright. Il est probable que cela n'est visible que sur certains arbres et dans des conditions spéciales de culture.

Personne n'a remarqué que la surface extérieure de la noix (PI. XV, fig. 8) est marquée de deux sortes de sculptures, l'une {la seule mentionnée par les auteurs précités) consiste en des sillons peu profonds formés par les plus grosses fibres dans le sens de la longueur du coco. Ces fibres, très dures et cassantes, d'un demi-millimètre de diamètre environ, prennent naissance sur la coque même, dans laquelle elles s'impriment pendant la croissance et le durcissement de celleci. Mais la coque est’ encore marquée d’une sorte de vermiculature très fine qui lui donneun aspect chagriné tout particulier et qui est sans doute causée par l'impression de la pointe des fibres plus fines de l'enveloppe. Celles-ci sont, à l'inverse des premières, très longues car elles ont pour la plupart la longueur même du fruit entier. Elles sont légères, d’un brun clair et peuvent servir à la confection des cordages, comme les fibres du coco ordinaire connues dans l'Inde sous le nom de Coïr. Elles sont séparées par un parenchyme aqueux qui pourrit après la chute du fruit, ce qui permet à l'enveloppe de se détacher facilement, au contraire de ce qui se passe pour le brou du coco commun. Ces fibres et leur parenchyme sont enfin recouverts par l'enveloppe externe qui est très cassante à cause même de sa constitution. Elle est formée en effet (fig. 9) de fibres très courtes (1 à 1 1/2 millimètre), disposées normalement à un épiderme de l'épaisseur d'une feuille de papier ordinaire, et très serrées les unes contre les autres; le tout se déchire avec unegrande facilité montrant à l'intérieur l'apparence d'une brosse ou d'un tapis à poils très serrés. L'extérieur est luisant, vert olive à l'état frais, brun clair à l’état sec. Sur cette écorce on remarque souvent une multitude de petits Kermès ou Coccus hémisphériques de 1 millimètre de diamètre sur 1/2 "" d'épaisseur, d'un noir brillant à l’état sec, laissant après leur chute des marques blanches circulaires en O ou en fer à cheval. Nous

“ordersoqouq *S09nb1}1099p 22910p0TJ 9P XIOU XN9(T ‘9061 [OAUUY ‘V-°V — ‘IAX ‘Id

n'avons pu les identifier encore. On les voit représentés en grandeur naturelle sur la figure 9.

La coque elle-même semble composée de fibres brun noirâtre entrecroisées, devenant noires en vieillissant, Sa surface interne est semée de ces fibres qui serpentent entre la coque et l'écorce intérieure de l’amande. L'épaisseur de la coque ne dépasse guère # à 5 millimètres, la partie la plus épaisse se trouvant entre les deux lobes vers la queue de la noix.

Nous avons reçu des Seychelles un fruit anormal ayant la forme d’un énorme concombre légèrement courbé. M. Dupont, le Directeur du Jardin botanique de Port-Victoria, auquel nous devons cet envoi, nous signale qu'on en rencontre souvent de semblables, Il les croit non fécondés, et s'étonne de les voir cependant atteindre ces dimensions. Le nôtre a 50 centim. de long sur 15 centim. de diamètre. En l’ouvrant, nous y avons trouvé une noix réduite à un lobe. Il avait donc bien été fécondé, mais il était attaqué par une végétation cryptogamique de la consistance et de la couleur de l’amadou. L'amande avait disparu, entièrement absorbée par ce parasite qui avait également détruit les 3/4 de la coque et envahi le brou. Placé dans une cave, 1l nous a donné à la surface du brou des champignons blancs absolument pareils à celui dessiné par Jossigny.

A la surface d’un échantillon entier, arrivé en bon état, nous avons remarqué de petites vermiculatures blanches en forme de fer à cheval, d'un millimètre à peine de diamètre et qui paraissent dues à un parasite animal, sans doute quelque Coccus que nous n'avons pu trouver et qui sera tombé pendant le voyage, au fur et à mesure de la dessiccation de l'écorce.

Mentionnons enfin que M. Alluaud a remarqué à Prashn, sur les troncs des Cocotiers de Mer, la rare et superbe /Zelir Studeriana, escargot spécial aux Seychelles. Il est encore possible que le cœur de ces arbres soit attaqué comme celui des Cocotiers ordinaires par l'Oryctes Rhinoceros, un énorme coléoptère, mais nous n'en avons entendu parler nulle part.

r 7 1. ‘9.0 FETE

LIST OF SPECIMENS AND ILLUSTRATIONS OF COCO-DE-MER LODOICEA SEYCHELLARUM LAB.) IN THE MUSEUM AT THE ROYAL BOTANICAL GARDENS, KEW

. Fruit with husk from Seychelles, presented by Ce Button, 1883.

2, » 3lobed » » » » H. Nillet, 1891.

3 » 4 ]lobed » » » » Swinburne Ward,

&. » 5 lobed » » » » C. Button, 1888.

Page 1