‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 4)Chapitre 24 sur 63 · ORLÉANS, IMP. H. TESSIER · texte numérisé non relu

ORLÉANS, IMP. H. TESSIER

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. 3me Fascicule,

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me Fascicule.

— H. JuueLze : Les Aponogeton malgaches.

H, Juuezce : Le Cycas Thouarsii.

— H. CHermezoN : Revision des Cypéracées de Madagascar (2° partie).

— H. Jumezzre : Les Chrysalidocarpus, Palmiers de Madagascar.

. — H. Jumreze : Catalogue descriptif des Collections bota-

niques du Musée Colonial de Marseille : Afrique

Equatoriale Française.

. — P, Caoux : Nouvelles Etudes biologiques sur les Asclé-

piadacées de Madagascar.

G. Cor : Quelques Graines oléagineuses des Colonies Françaises.

— Van Gaver : Contribution zoologique à l'Etude des Huiles d'Animaux marins.

— V. AurTran : Notes sur les Plantes oléagineuses de l'Afrique Equatoriale Française.

VipaLz ef ARIBERT : Essais de fabrication de papier avec le Leptadenia Spartum.

a . — H. Jumecce : Les Neodypsis, Palmiers de Madagascar. 3me Fascicule,

— P, Caoux : Les Tubercules du Panicum maximum et du Cyperus articulatus.

— E, Mrèce : Note sur un Cotonnier marocain.

— LaBrAnDe : Etude chimique du Bdellium d’Afrique.

— L, MarGarzLanN : Etude chimique de quelques graines oléagineuses des pays chauds, et, en particulier, des colonies françaises.

— H. JumeLzse : Blé et orge de Mauritanie.

P. Caoux : Index des Sapindacées de Madagascar.

L. MarGaAILLAN : Etude chimique des graines et des huiles de pracachy et d'owala.

P. Coux : Etude microscopique de la graine et du tourteau du Pentaclethra filamentosa.

L. MARGAïLLAN : Etude chimique de la graine et de l'huile de jaboty. Û

A. GuizLAUMIN : Contributions à la flore de la Nouvelle-Calédonie (Plantes ligneuses récoltées en 1924 par M. Kuno Mezger).

PS

MODE DE PUBLICATION ET CONDITIONS DE VENTE

Les Annales du Musée Colonial de Marseille, fondées 1893, paraissent annuellement en un volume ou en plus: fascicules. : Es

Tous ces volumes, dont le prix est variable suivant 1 importance, sont en vente à la Société d’Editions Géograp ques, Maritimes et Coloniales, 17, rue Jacob, à Paris, à laqu toutes les demandes de renseignements, au point de : commercial, doivent être adressées.

M. Henri JuMELLE, professeur à la Faculté des Scien directeur du Musée Colonial de Marseille, Faculté Sciences, place Victor-Hugo, à Marseille.

LES HUILES VÉGÉTALES Origines ; procédés de préparation ; caractères et us à par Henri JUMELLE,

Professeur à la Faculté des Sciences

1 volume de 490 pages : 15 francs

ORLÉANS, IMP. H. TESSIER

ANNALES

FoNDÉES EN 1893 pAr EpouaArp HECKEL

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DIRIGÉES PAR

M. Henrt JUMELLE

Correspondant ce l’Institut, Professeur à la Faculté des Sciences Directeur du Musée Colonial de Marseille

Trente-quatrième année. 4° série, 4° volume (1926)

SECOND FASCICULE

NOTES ILLUSTRÉES SUR LES BOIS DE NOUVELLE-CALÉDONIE ET SUR LES ARBRES QUI LES FOURNISSENT par M. Kuxo MEZGER

Docteur d'Université

D. see de

FACULTÉ DES SCIENCES DE MARSEILLE MUSÉE COLONIAL PLACE VICTOR-HUGO

SOMMAIRES

des plus récents Volumes des Annales du Musée Colonial de Marseille

1er Fascicule. — Douron ET Vipaz : Essais de fabrication de papier avec la Passerine hirsute et d'autres Thyméléacées. Douron ET Vipaz : Essais de fabrication de papier avec le Bois-bouchon dela Guyane Française.

H. Jumezze et PERRIER DE LA BaTie : Nouvelles observations sur les Mascarenhasia de l'Est de Madagascar.

H. Jumeze : Les Dypsis de Madagascar.

G. Care : L’Elevage à Madagascar.

H. Jumezze : L’Elevage et le Commerce des viandes dans nos Colonies et quelques autres Pays.

Louis RaciNe : Palmistes et Noix de Bancoul de Madagascar. :

ome Fascicule, — Herbert SroxEe : Les Bois utiles de la Guyane Française (suite).

1er Fascicule. — Félix GÉrarp : Etude systématique, morphologique et anatomique des Chlaenacées.

G. Verxer : Notes et Expériences sur la coagulation du latex d’hévéa.

R. CericueLLi : La farine des graines et la fécule des tubercules de l’Icacina senegalensis.

H JumeLce : Les Aracées de Madagascar.

ome Fascicule. — E. DE WiLpEMAX : Quelques Palmiers congolais. H. Crermezon : Revision des Cypéracées de Madagascar.

Dexter et VERNET : Etude bactériologique de la coagulation naturelle du latex d'hévéa.

G. GLor : Analyse de Pois du Cap de Madagascar.

G. Cor : Composition chimique de deux graines de

Palmiers de Madagascar, ; 1er Fascicule, — Aimé JaurrreT : Recherches sur la détermination

des bois exotiques colorés d’après les caractères chimiques et spectroscopiques.

ome Fascicule. — Herbert StToxEe : Les Bois utiles de la Guyane Française (fin).

Supplément. — Index alphabétique des noms botaniques et indigènes cités dans Les Bois utiles de la Guyane Française.

PERRIER DE LA BATHIE : La Végétation malgache.

ANNALES

DU

(Année 1926)

ANNALES

DU

MUSÉE COLONIAL

FoNDÉES EN 1893 PAR EDOUARD HECKEL

DIRIGÉES PAR

M. Henri JUMELLE

Correspondant de l’Institut, Professeur à la Faculté des Sciences Directeur du Musée Colonial de Marseille

Trente-quatrième année. 4 série, 4° volume (1926)

SECOND FASCICULE

NOTES ILLUSTRÉES SUR LES BOIS DE NOUVELLE-CALÉDONIE ET SUR LES ARBRES QUI LES FOURNISSENT

par M. Kunxo MEZGER

Docteur d'Université

see —

FACULTÉ DES SCIENCES DE MARSEILLE MUSÉE COLONIAL PLACE VICTOR-HUGO

NOTES ILLUSTRÉES SUR LES BOIS DE NOUVELLE-CALÉDONIE ET SUR LES ARBRES QUI LES FOURNISSENT

Par M. KUNO MEZGER Docteur d'Université.

Les «Annales du Musée Colonial de Marseille » ont publié dans un précédent fascicule la liste, établie d’après les déterminations de M. Guillaumin, des arbres dont nous avons apporté en 1924 au Musée Colonial des échantillons botaniques et des bois.

Utilisant ces déterminations, dont nous remercions vivement M. Guillaumin, nous donnerons maintenant ici, sur ces arbres et leurs bois, quelques renseignements complémentaires d'ordre pratique. De ces renseignements, les uns ont été recueillis par nous au cours de notre voyage, les autres résultent de l’étude que nous avons faite, à notre retour, de nos échantillons, après que les billes récoltées ont été débitées et travaillées sous une forme où il devenait plus facile d'examiner leurs sections longitudinale et transversale. Nous rappellerons, en outre, à l'occasion, quelques-unes des observations antérieures de Sébert sur certains de ces bois : et on verra que généralement ces observations et les nôtres sont en pleine concordance.

Les nombreuses photographies de rameaux, fleurs et fruits qui accompagnent ces notes compléteront très utilement, nous l’espérons, à la fois cette documentation et nos collections du Musée.

Il a déjà été dit dans le précédent fascicule que tous ces

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échantillons ont été récoltés pendant la saison fraiche, durant les mois de janvier, février, mars et au début d'avril 1924, aux environs de Nouméa (route de Païta, route de la Corniche et baie de Magenta), dans la région boisée du district de Paita. et à la Baie des Pirogues, sur les collines avoisinant cette baie, Jusqu'à 400 mètres d'altitude.

Montrouziera sphæroidea Panch. — Clusiacées. — « Arbre-orseille », en raison, sans doute, de la couleur du bois; et «Houp ».

Un des deux échantillons de bois de notre collection (9 centimètres de diamètre), et qui provient de la Baie des Pirooues, est jaune, veiné de rouge. Un autre échantillon, de détermination un peu douteuse, est de fond plus rouge, et d’un rouge plus foncé.

Dans sa «Notice sur les Bois de Nouvelle-Calédonie », Sébert dit du bois de cette espèce — que, par un lapsus évident, il désigne sous le nom spécifique de 7. spheræflora — que l’aubier en est épais, Jaune citrin, avec fibres imfiltrées de rouge, et que le cœur est dur, nerveux, à grain fin, se travaillant et se conservant bien, jaune rougeâtre, à veines apparentes, (est un très beau bois lorsqu'il est verni. Bon à tous les emplois, ïl est recherché des indigènes. Il a été utilisé autrefois pour la confection des boiseries de l’église de la Mission de Saint-Louis.

Calophyllum caledonicum Vieilll —- Clusiacées. — (BIT):

Les bois de Calophyllum sont, en général, de bons bois durs pour ébénisterie. Celui du C. caledonicum que nous avons rapporté est rosé et veiné.

Hibiscus tiliaceus Lin. — Malvacées. —- (PI. IT). — « Boura0 )».

C’est aussi le Paritium tiliaceum Juss., connu en de nombreux pays tropicaux. Le bois est gris-verdâtre, tendre et

léger ; il peut servir pour le charronnage et pour la fabrication de barques légères.

Très souvent, la couleur vert-olhive du cœur devient noirâtre pendant la dessiccation. Pour éviter ce changement, après qu'on a abattu l'arbre sain, on le laisse séjourner pendant un mois dans l’eau salée, ou même dans l’eau douce.

Sur l'arbre vivant, on peut d’ailleurs observer ces variations de couleur du vert-olive au noirâtre suivant l'altitude et les terrains.

Thespesia populnea Cav. — Malvacées. — (PI. III) — «Bois de Rose ».

Le bois, assez léger, est à grain fin, de travail facile, et convient pour l’ébénisterie. Il a, quand on le travaille, une odeur de rose poivrée qui disparaît peu à peu. Notre échantillon (10 centimètres de diamètre) est d’un beau brun foncé, un peu acajou au centre.

Sur les troncs fraichement coupés, le bois est rose foncé ; mais, par la dessiccation, la couleur s’accentue de plus en plus et passe, après quelques années, à ce magnifique brun foncé que présente notre échantillon.

Les ébénistes européens ne peuvent, parait-1l, se servir de ce bois pour réparer les meubles en bois de rose du Xvirie siècle, car la couleur en est bien différente.

Melochia odorata !,. {. —- AMalvacées. — (PI. IV). Le bois est assez tendre. L’auhier et le cœur ont une couleur crème rosé.

Commersonia echinata Ait. —- Maloacées. — (PI. V). Bois mou et léger, ayant, sur une section longitudinale, sensiblement le même aspect que le précédent.

Maxwellia lepidota Baill. — Malpacées. — (PI. VI). Bois plus lourd et beaucoup plus foncé que les deux précédents, ayant, en section transversale, un peu la couleur du

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bois de chène. Sébert dit que c’est un très bon bois, ant et flexible, se travaillant bien et convenant pour les manches d'outils.

Elæocarpus persicifolius Brong. et Gris. — Tiliacées. — (PI. VII) «Cerisier ».

Bois léger, blanc, un peu verdâtre, sans veines, et qui est, parait-il, recherché pour pirogues légères.

Soulamea îfraxinifolia Brongn. et Gris. — Simarubacées. Le bois de notre échantillon est blanc, infiltré de lignes noires d’altération.

Canariellum oleiferum Engler. — Burséracées. — (PROVTITI

C'est l’ancien Canarium oleiferum Baillon. On l'appelle dans la colonie « Bois d’absinthe » à cause de la forte odeur d’absinthe qu'il répand, même au loin, quand, avec la scie ou la hache, on fait la moindre entaille au tronc.

Sébert dit que le bois, blanc, léger, difficile à travailler, est très mauvais, pourrit rapidement et est facilement attaqué par les vers. Notre échantillon correspond bien à cette appréciation, car c’est un bois, en effet, blanc. léger, et avec des lignes irrégulières d’altération au centre.

Aglaia elæagnoidea Benth. — Wéliacées. — (PI. IX). — «Bois de forêt ».

L’écorce est très mince, brune extérieurement, rouge à l'intérieur. L'’aubier est rosé, et le cœur est d’une couleur de jambon. C’est un bois lourd et dur, à grain fin.

Sébert — qui désigne l'espèce sous son synonyme Vemedra eleagnoidea Juss. — dit que ce bois rouge, à veines fines

agréablement nuancées, facile à travailler et très bon, est «lun des plus jolis bois de la Nouvelle-Calédonie quand on peut rencontrer un arbre noueux et sain ».

Dysoxylum minutiflorum [|)C. var. parvifolium |)(. — Méliacées. — (PI. X). — « Faux-santal », terme plus souvent appliqué cependant aux Wyoporum.

On sait que l'écorce de beaucoup de Méliacées a une odeur alliacée quand elle est fraiche.

Le bois de notre échantillon est lourd. à aubier gris-verd àtre, à cœur rouge pâle.

M. Guillaumin nous donne comme «à peu près sûre » sa détermination spécifique, basée sur une feuille et un fruit.

Dysoxylum gatopense DC. ? — Méliacées. — (PI. XT).

La détermination spécifique de nos échantillons botaniques n’est pas absolument certaine.

Sébert dit du bois de Dysorylum rujescens Ball. qu'il est rose pâle, recherché des indigènes.

Dans la même famille des Méliacées, Sébert décrit sous le nom de «Bois moucheté » un bois très joh dont le cœur, difil, se développe assez irrégulièrement, puis finit par envahir tout le bois, qui est alors rouge et parsemé de nombreuses loupes ovales, d'environ 3 millimètres sur 9 millimetres. Cette formation parait due à une maladie de larbre, que la pourriture sèche envahit généralement au moment de Papparition des loupes.

Sébert attribue au Trichilia quinquevalvis ce « Bois moucheté »: mais l’/ndex Kewensis admet que le prétendu Trichilia quinquevalvis de Sébert est, en réalité, le Dysorylum Lessertianum.

Nous connaissons ce «Bois moucheté », car c'est vraisemblablement celui que nous avons dans nos collections sous le nom de «Chêne tigré », mais les folioles que nous avons recueillies et qui accompagnent nos échantillons sont rapportées par M. Guillaumin — avec quelques réserves —au Dysorylum Balansæanum DC., ou peut-être au PDysoxylum gatopense (la pl. XI se rapportant, d’ailleurs, à d’autres échantillons, classés sous un autre numéro).

Nos bois de «chêne tigré » sont assez voisins par laspeci

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de celui du Dysoxylum minutiflorum, mais, dans l’ensemble, de teinte rouge plus foncée. L’aubier est rosé et le cœur est rouge jaunâtre. Mais ce bois peut donc être tacheté, et, d’après les renseignements que nous avons recueillis sur place, pour avoir de jolies taches claires sur un fond plus sombre qu'il ne l’est normalement sur l'arbre, on fait tremper le bois pendant quelques mois dans la boue. En séchant ensuite, les taches blanchâtres, plus tendres que le reste du tissu ligneux qui les entoure, s’aplatissent. Toute la surface étant toutefois devenue inégale, il faut retravailler les planches ; après ce second travail, le bois ne se modifie plus.

Nous avons encore en collection un bois de Dysoxylum Lessertianum qui est très différent des précédents, de teinte rouge sale, mais qui parait avoir été altéré au centre, où il présente, sur fond blanc jaunâtre, une bande grisätre tachetée.

Flindersia Fournieri Panch. et Sébert. — Wéliacées. — {PI XIT) — «Chêne blanc ».

Le bois du tronc que nous possédons (9 centimètres de diamètre) est très légèrement rougeâtre, lisse, à grain fin. Sébert dit qu'il est liant et solide et se travaille bien, convenant pour mâture, charpente et menuiserie : il serait de bonne conservation.

Elæodendron curtipendulum Endl. -- Célastracées. — (PL XIII). — Appelé «Olivier », en raison de la forme et des dimensions des fruits, qui sont des drupes à noyau très dur, recouvert d’une pulpe noire,

C'est PElæodendron arboreum de Pancher et Sébert,

Le bois, d’après Sébert, serait un bon bois de construction, En section longitudinale, sur le trone que nous possédons (10 centimètres de diamètre), il est Jaune pâle, strié ; mais l'échantillon présente quelques étroites bandes intérieures d’altération.

Alphitonia neo-caledonica (aiuill. -- /?hamnacées. (PLSIN):

Fraichement coupé, cet arbre répand une odeur agréable caractéristique.

Sébert dit du bois de FAlphitonia zizyphoides, qui est dur, et qui, lorsqu'il est verni, est rougeâtre et imite l’acajou pâle, avec un reflet jaunâtre, que c’est un bois solide, de travail facile et de bonne conservation. Le bois de l'A. neo-caledonica nous semble avoir les mêmes qualités. C’est un bois dur et lourd ; sous une écorce mince, vieux-rose intérieurement, l’aubier est jaune crème et le cœur est rose.

Elattostachys apetala Radl. —— Sapindacées. — (PI. XV). Bois lourd, blanc, très faiblement rougeâtre.

Arytera lepidota Radik. —- Sapindacées. — (PI. XVD). Bois un peu comme le précédent, mais bien plus nettement rougeàtre.

Euroschinus obtusifolius ndl. -- T'érébinthacées. - (PL XVIT):

Arbre à toutes petites fleurs, de couleur crème.

Bois blanc un peu verdâtre, présentant en section longitudinale, dans notre échantillon, de nombreuses lignes d’altération ; semble peu intéressant,

Schinus terebinthifolius Raddi. -—- T'érébinthacées. — (PI XVIII). -— Appelé «Poivrier », tout comme le Schinus molle.

Espèce américaine introduite en Nouvelle-Calédonie. Bois homogène, rougeâtre, qui passe pour très bon en menuiserie et serait supérieur à celui du Schinus molle.

Semecarpus atra Vieill. —— T'érébinthacées. — (PI, XIX). — (Acaïou blanc ».

Bois léger, poreux, très blanc tout d'abord, mais ensuite,

ZE KUNO MEZGER

comme dans notre échantillon rapporté, brun grisâätre ou noirâtre, densement strié. Sébert dit qu'il est assez difficile à travailler, mais se creuse facilement et est recherché pour les pirogues.

Peltophorum ferrugineum Benth. — Légumineuses. — (BEEXX):

Espèce asiatique et malaise, introduite en Nouvelle-Calédonie. C’est un des «lim-xet » et le «lim-vang » de Cochinchine.

Le bois, qui est rougeätre, est bon pour la construction, le charronnage et pour l’ébénisterie.

Hæmatoxylum campechianum Lin. —- /égumineuses. — (PI XXI) — «Bois de sang », en raison de la couleur du liquide qui s'écoule du tronc, sous la hache ou sous la scie.

Originaire de l'Amérique Centrale tropicale, l'arbre à bois de Campêche, dont l’utilisation est bien connue, a été introduit en Nouvelle-Calédonie. Son bois, rouge foncé, prend à la longue, au contact de l'air, une teinte violet foncé.

Storckiella Pancheri Bailll — ZLégumineuses. — (PI. XXII ; rameau, fruits et graines). — « Frêne ».

Le bois, d’après l'échantillon que nous possédons (9 centimètres de diamètre), est lourd, blanc rosé ; mais notre spécimen présente de nombreuses lignes d’altération.

Sébert dit que c’est un bois difficilement travaillé et souvent piqué des vers ; nous savons cependant que sa dureté, sa ténacité et son élasticité le font fréquemment employer dans la colonie, pour la fabrication de manches d'outils.

Gassia siamea Lin. — Jégumineuses. — (PI. XXII; folioies).

Espèce asiatique et malaise, introduite.

3ois jaunâtre, peu lourd avec lequel, au Cambodge, on

fait, dit-on, d’excellent charbon, et qui est aussi employé pour colonnes de maison et pour faire des meubles.

Leucæna glauca Benth. — Légumineuses. —— (PI X XIV) — «Acacia ».

Espèce cosmopolite, connue en beaucoup de pays chauds, surtout en Amérique.

L’écorce est grise et très finement crevassée extérieurement, rose intérieurement. L’aubier est dur, jaure, à pores très visibles. Le cœur est brun acajou, à couches alternativement plus et moins foncées, abondamment et firement veiné en section longitudinale, C’est un bois de bonre conservation, très bon en ébénisterie, par exemple pour meubles de bureau de fantaisie.

Poinciana regia Boj. — Légumineuses. — «Flamboyant ».

Originaire de Madagascar, mais introduit en beaucoup de pays chauds.

Le bois est léger, blanc, et se fend facilement. Il est souvent, comme dans notre échantillon (10 centimètres de diamètre), taché de noir verdâtre ou de rouge, par suite d’altération.

Acacia simplicifolia Schinz et Guillaumin. — Légumineuses. — (PI. X XV).

L'écorce est de couleur brun clair; laubier est jaune citron, devenant rose vers l'intérieur ; le cœur est de couleur chocolat.

Acacia spirorbis Labill. — Légumineuses. — (PI XXVT: rameau fleuri et galles). — «Faux gaïac ».

L'écorce est grise, fortement crevassée parallèlement, rouge intérieurement. L'’aubier est d'un beau jaune, légèrement teinté de rose au voisinage de l'écorce. Le cœur, chocolat clair, parcouru en tous sens par des stries et des parties

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moins foncées, est si dur que le coup de hache donne un bruit métallique.

Ce bois peut remplacer celui de gaïac pour les essieux de poulie les vis d'atelier, les mortiers, les ouvrages de tour, etc.

Dans la colonie, 11 sert surtout à faire des clôtures. Quard celles-ci sont vieilles, on peut, à la main, enlever l’aubier par grandes plaques, tandis que le cœur est devenu aussi résistant que du fer et est de teinte chocolat foncé.

Une fois allumé, ce bois donne beaucoup de chaleur et brûle très longtemps ; aussi est-il très recherché comme bois à brûler, ét il devient très difficile d'en trouver de beaux exemplaires.

Les grosses galles très irrégulièrement sphériques que portent souvent les rameaux, et qui atteignent jusqu'à 8 centimètres de diamètre, ont été signalées par Heckel et Schlegdenhauffen en 1887 ; le parasite n’a pas été encore étudié.

Serianthes calycina Benth. — Léoumineuses.

Grandes gousses très plates et très larges.

Le bois est léger, gris rosé, veiné.

Godia floribunda. Brongh. et Gris. — Sarifragacées. — (PI XXVIT). — «Chêne rouge », terme qui est aussi appliqué au Pancheria ternata Brongn. et Gris.

Arbre très abondant dans la région montagneuse de la Baie des Pirogues.

Bois excessivement dur, d’un rouge très foncé.

Sébert dit du Codia montana Labill. que son bois est dur, rougeâtre, à cœur noirâtre, quand il est vieux, à grain fin et serré, qu'il se travaille bien, est bon pour les ouvrages de tour et est très joli quand il est verni.

D’après l’Zrdex Kewensis, le Codia montana Labill. est le Callicoma Billardieri Don., d'Australie. et le vrai Codia montana de Nouvelle-Calédonie serait le Codia montana Forst.

Pancheria Sebertii Guillaumin, — Saxifragacées. — (PI XXVIII). — «Chêne gris ».

Le bois de notre échantillon est encore un bois dur et lourd. rouge, qui doit offrir Fintérêt du bois de Pancheria ternata. Celui-ci, d’après Sébert, est rouge violacé foncé, presque incorruptble, bon pour l’ébénisterie et les ouvrages de tour. imitant l’acajou foncé quand il est verni.

Geissois hirsuta Brongen. et Gris ? — Saxtfragacées, — (PI. XXIX). — «Tamanou de rivière ».

Le bois de notre échantillon (6 centimètres de diamètre} ressemble beaucoup au suivant, mais est plus rougeâtre.

Geissois pruinosa Brongn. et Gris. — Saxifragacées. —- (PI XXX). — «Faux-mac ».

Arbre de très bel aspect, car ses nombreuses fleurs rouges se détachent sur un feuillage vert sombre luisant.

Sébert décrit le bois de cette espèce comme très bon et très beau, rouge. agréablement veiné, se travaillant bien et propre à l’ébénisterie. Le bois de notre échantillon (9 centimètres de diamètre) ne correspond pas exactement à cette description, car 1l est rouge peu foncé, plus clair que celui du G. hirsuta, et n’est pas veimé

Rhizophora mucronata Lamk. — /Ahizophoracées. — «Palétuvier »

Bois rouge, maillé, à grain fin.

Bruguiera eriopetala \V. et Arn. — /?hizophoracées. — (Pl: XXXI). — «Palétuvier »

Sébert décrit le bois du Bruguiera Rumphit (ou Bruguiera Rheedii) comme un beau bois d’ébénisterie, rouge, veiné et maillé ; le bois de notre échantillon, qui provient des marais de la Baie des Pirogues, et qui a 7 centimètres de diamètre, n'a pas ces caractères. car il est très blanc, un peu lavé de jaune pâle par endroits.

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Terminalia Catappa Lin. — Combrétacées.—(Pl. XXXIT).

Espèce originaire de l'Inde, mais introduite dans beaucoup de pays chauds.

Bois lourd, gris foncé brunâtre, jaune par places dans notre échantillon (10 centimètres de diamètre) sur une section longitudinale.

On le dit flexible, et il ne durerait que s il a séjourné pendant quelque temps dans l'eau.

Lumnitzera racemosa \\illd. —- Combrétacées. — {PI XXXIII) — «Palétuvier rouge ».

Espèce largement répartie sous les tropiques, dars la mangrove.

Bois rouge saumon dans nos échantillons (6 centimètres de diamètre), lourd et dur comme tous les bois dits de palétuviers. C’est un bois ordinairement indiqué comme nerveux et de longue durée, pouvant fournir des traverses de chemin de fer et des pieux de pilotis.

Mais, en dépit de leur abondance, les «palétuviers » ne peuvent guère donner lieu à une exploitation sérieuse pour leur bois, car leurs troncs sont courts et tortueux et ne peuvent fournir de belles planches.

Sébert cite en Nouvelle-Calédonie, comme espèce à bois brunâtre très dur, un Lumnitzera edulis Blume, qu'il distingue du Lumnitzera racemosa Willd. par ses fleurs plus petites et blanches, alors que celles du Z. racemosa seraient «rouges ». Nous ne savons de quelle espèce 1l s’agit ; en tout cas, les fleurs de notre Lumnitzera racemosa de la Baie des Pirogues sont blanches.

Spermolepis gummifera Brongn. et Gris. — Nyrtacées. — (PI. XXXIV). — «Chêne-gomme ».

Espèce néo-calédonienne bien connue, dont la tanno-résine, qui provient du bois, a été étudiée autrefois par Heckel et Schlagdenhauffen.

Bois lourd et dur, solide, fibreux, rougeâtre, se travaillant

bien et incorruptible à l’eau, d’après Sébert. Bon bois de charpente, et aussi de menuiserie, quand il est sec. Assez joli quand il est verni.

Melaleuca Leucadendron ain. -- Ayrtacées. — (PI. XXXV). — «Niaouli rouge de montagne » et «Niaouli

blane de plaine ». A partir, en effet, de 200 mètres d’altitude, et près des marais, le bois devient plus foncé et plus dur.

Les propriétés de l’essence de niaouli, ou de cajeput, sont bien connues ; l'écorce, qui s’enlève facilement par plaques se divisant en feuillets minces, reçoit des utilisations diverses.

Le bois de notre échantillon est jaune rougeâtre. C’est un bois de peu de dureté, mais un séjour prolongé dans leau en augmenterait la dureté. Vieillard dit qu'il est dense et de bonne qualité, mais que, comme il est rarement droit, on ne l'utilise guère que pour le charronnage. Il supporterait mal les clous. |

Xanthostemon rubrum Nied. — Myrtacées. — (PI XXXVI). — «Nul ne s'y frotte », allusion à l'extrême dureté du bois, que la hache entame difficilement, surtout quand 1l est vieux et sec.

Frais, il est plus aisément scié et travaillé. Les indigènes lui attribuent une très longue durée. Il peut convenir pour manches d'outils, moyeux de roues, etc.

Le bois de notre échantillon est rougeâtre et fibreux.

Pleurocalyptus Deplanchei Brongn. et Gris. — \yrtacées. — (PI. XXXVII). — «Nul ne s'y frotte frisé ». Ce

qualificatif de «frisé » s'explique sans doute par l'aspect des feuilles.

Le bois de notre échantillon est rouge lie de vin. C’est un bois très dur et très dense, excessivement difficile à travailler. Sébert dit cependant qu'il se tranche bien, et est bon pour les ouvrages de tour.

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18 KUNO MEZGER

Jambosa pseudo-malaccensis Vieilll — Ayrtacées. —- (PI. XX XVIII). — «Pommier canaque», nom donné aussi au Jambosa Brackenridsei Brongn. et Gris.

Quand le fruit est mûr, il est blanc ou rouge et un peu aqueux, mais fort agréable pour son parfum et sa fraicheur.

Le bois de notre échantillon est gris brunâtre, peu lourd, marqué de lignes d’altération.

Syzygium multipetalum Panch. — Myrtacées. — (PL XXXIX), — «Jamelonnier » ou «Jamblonnier », comme le Syzygium jambolanum de l'Inde. Le «Jamelac » de la Péninsule Malaise, introduit en beaucoup de pays chauds, est lEugenia malaccensis.

Les fruits ressemblent, dans l'espèce néo-calédonienne, à des cerises un peu allongées, de teinte violet foncé, et ont une saveur fraiche et un parfum agréable. Il est une variété, ou espèce, dont les fruits, de goût et de parfum identiques, et violets, sont parfaitement ronds. Une goutte du sue de ces fruits fait sur les étoffes une tache indélébile.

Le bois de notre échantillon est rouge grisâtre. Sébert dit qu'il est très beau, étant verni, et que le cœur — sans doute sur les gros troncs — est noir verdâtre.

Syzygium wagapense Vieill. — Myrtacées. — (PI. XL). — «Faux-chêne ».

Le bois de notre échantillon a la couleur rouge violacé qu'indique Sébert, d’après qui toutefois ce bois se fend beaucoup en séchant et se déjette énormément. Débité en planches, il se creuse fortement au milieu. Il ne pourrit pas.

Sébert dit qu'il se fend si facilement, lorsqu'on le conserve en billes, qu'il n’en reste bientôt plus de morceaux utilisables. Pour éviter ce résultat, il y aurait lieu d'essayer l’immersion, ou encore de refendre les billes en quatre quand elles sont encore vertes.

Pemphis acidula Forst. —— Zythracées.

Beau bois lourd et dur, brun rouge bon pour la tabletterie.

Le tronc de notre échantillon a 8 em. 5 de diamètre, épaisseur que l'arbre, qui est petit, ne dépasse guère.

Sonneratia alba Son. — Zythracées. — (PI. XLI). — «Palétuvier ».

Le bois de notre échantillon est rougeâtre.

Homalium Guillainii Briq. — Samydacées. — (PI. XLIT). Le bois de notre échantillon est blanc, à grain fin.

Myodocarpus involucratus Dub. et Vig. —- Ombellifères. — (PL ET):

Le bois de notre échantillon est blanc gerisâtre, assez lourd.

Une autre espèce de notre colonie, le Wyodocarpus fraxintfolius Brongn. et Gris, dont le tronc fraichement coupé et les

craines exhalent une forte odeur de carotte — d’où le nom d’«Arbre-carotte » — à un bois analogue, mais un peu plus

léger dans nos échantillons.

Dyzygotheca elegantissima Vie. et Guill. — Ombelli- HS (PL X LIN):

Le bois de notre échantillon (11 centimètres de diamètre) est gris, mais il est un peu altéré.

Morierina montana Vieill. — Aubiacées. — (PI. XLV). Le bois de notre échantillon (3 em. 5 de diamètre) est blane.

Gardenia Aubriy Vieill. — Rubiacées. — (PI. XLVI). — «Arbre à cire ».

Les bourgeons, les feuilles et certaines parties des rameaux sont enduits d’une résine jaune pâle. L'arbre décèle sa pré-

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sence par l'odeur douce et pénétrante de ses jolies fleurs blanches.

Le bois de notre échantillon est lourd. blanc brunâtre, à orain fin.

Gardenia lucens Panch. et Séh. — Rubiacées. — (PLEXVETT

Le bois de notre échantillon est encore blanc, à grain fin, mais sans la teinte un peu foncée du précédent.

Guettarda hypolasia Baill. — Rubiacées. — (PI. XLVITT). Le bois de notre échantillon est blanc jaunâtre.

Guettarda speciosa Lin. —— Aubiacées. — (PI. XLIX). — «Faux-figuier ».

Le bois de notre échantillon (8 centimètre de diamètre) est blanc, légèrement rosé.

Leucopozon cymbulæ Mabill. var. angustifolius Brongn. et Gris. — Epacridacées. — (PI. L).

Arbre du bord des rivières, à tronc tordu, et dont les racines s’avancent dans l’eau.

Le bois de notre échantillon est lourd, rouge saumon, à grain fin et serait peut-être intéressant en tabletterie.

Chrysophyllum Balansæ Baill. — Sapotacées. — (PI. LT). — «Azou » et « Wakere », noms appliqués aussi à d’autres Chrysophyllum, notamment au C. Wakere Panch. et Sébert (Planchonella Wakere Pierre), qui serait | «Azou noir ».

Les feuilles du C. Balansæ sont ovales, plus atténuées vers la base que vers le sommet, très grandes (38 à 40 centimètres sur 15 centimètres). Les fruits, de 4 centimètres de longueur et de largeur, sont fortement comprimés (vus de face sur la photographie), retrécis vers le pédoncule, élargis vers le sommet. Les graines, de teinte acajou foncé, ovales et

comprimées avec un long hile latéral, sont au nombre de deux par fruit.

Le bois de notre échantillon, peu lourd, est rosé vers la surface, mais d’un gris inégal en section transversale, avec de nombreuses lignes d’altération.

Pycnandra ? Benthamii Baill. ? — Sapotacées. —- (P. LIT). — «Arbre à tabous » et «Bois-pétrole ».

L'’échantillon botanique est de détermination douteuse. Les fruits sont Jeunes et'à graines mal formées et altérées, se pulvérisant sous les doigts.

L'arbre dit «à tabous » est en tout cas, un arbre de tres haute taille. Fraichement coupé, son bois est tendre, mais sa dureté augmente énormément avec le temps et au cours de la dessiccation ; et, après quelques années, il devient aussi dur que de l’ivoire. Et c’est pourquoi les Canaques s’en servaient pour sculpter leurs tabous pendant qu'il était encore tendre. Bien sec, ce bois, d’autre part, brûle très facilement, tout comme une allumette ou du pétrole ; d’où son autre nom.

On dit encore que c'était en frottant ce bois sec et dur contre un bois tendre comme celui du bancoulier, ou celui encore du Ceanothus capsularis Forst., que les indigènes se procuraient du feu.

Le bois de notre échantillon est blanc. L'arbre serait cependant un «ébénier », mais le noircissement serait dû à une maladie. Si, sur le tronc, là où il n’y a pas d’écorce, on voit un trou, on remarque que, tout autour, au moins dans laubier, le bois est noir, On a donc essayé de provoquer cette maladie en blessant l'arbre à la partie la plus élevée du tronc et en pratiquant une petite cavité. On espérait que l’eau de pluie, en séjournant, entrainerait la pourriture en ce point, et qu'il en résulterait un noircissement uniforme du cœur. Ces essais n’ont pas, jusqu'à présent, réussi.

Diospyros macrocarpa Hiern. — Æbénacées. — (PI. LIT). Nous ne possédons pas d’échantillon de bois de cette espèce.

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Nous possédons, par contre, les bois de deux espèces du genre Waba : le Maba ruminata Hiern ; et le Maba yaouhensis Schltr., qui se rapproche du NWaba rufa Labill.

Le bois du WMaba ruminata est très dur et excessivement lourd, blane et à grain fin. Même dans les petites branches, l’aubier présente souvent des points ou des taches noirâtres.

Le bois du Waba yaouhensis (non yahouensis) est très légèrement grisâtre ou rosé.

Symplocos nitidus Brongn. et Gris. — Styracées. — (PE UV).

Le bois de notre échantillon est blanc, teinté légèrement de jaune par places.

Pterochrosia Vieillardi Baillon. — Apocypacées. — (PL LVT). — «Arbre-candélabre ».

C’est le Cerberiopsis candelabra Vieill. dont parle Sébert. Cette dénomination, qui semble avoir été ignorée de Baillon, est celle qui, croyons-nous, devrait être adoptée, puisqu'elle est la première ; et il y a d’autant moins de raison de la modifier que le genre Cerberiopsis, comme d’ailleurs le genre Pterochrosia, se compose de cette unique espèce.

On nous a prétendu que l'arbre mourait après sa première floraison (?).

Le bois de notre échantillon est gris foncé, strié de clair.

Sébert dit du bois du Cerberiopsis candelabra que l'aubier, épais, blanc, à veines apparentes, rappelle le frêne, et que le cœur, qui devient noirâtre, veiné ressemble au noyer. Ce serait un bois facile à travailler, convenant pour la menuiserie et imitant bien le noyer lorsqu'il est verni. Mais il ne se conserve que s’il a été débité aussitôt qu’abattu, et empilé avec soin, dans des conditions permettant la circulation de l'air.

Cordia Myxa. — Borraginacées. — (PI. LVIT). — «Gommier », en raison de la gomme que contiennent les fruits, et

dont les enfants se servent pour coller des objets en papier. Fruits d’un joli rose foncé, ressemblant à des groseilles.

Les bois de notre échantillon, en section longitudinale, est oris, piqueté de brun.

D’après Sébert, le bois du Cordia discolor Cham., gris, à grain serré, dur, et de la teinte du noyer, est excellent pour la menuiserie et pour le charronnage et est recherché à Tahiti pour pieux de clôture, à cause de sa longue durée. Jeanneney dit que les fibres sont entrecroisées.

Duboisia myoporoides KR. Br. —- Solanacées. — CAVERNE

Le bois de notre échantillon (7 centimètres de diamètre) est blanc et léger.

Myoporum crassifolium Forst, —- Myoporacées. —- (PL LIX). — «Faux-santal », nom donné également au

Myoporum tenuifolium Forst.

L'un des plus jolis bois de la colonie, à aubier rose pâle et à cœur vert clair, un peu odorant, surtout lorsqu'il est fraichement coupé. Serait sans doute intéressant en tabletterie.

Vitex trifolia Lin. — Verbénacées. — (PI. LX).

Le bois de notre échantillon est à grain fin, gris un peu verdâtre.

Lantana camara Lin. — Verbénacées. — (PI. LXI). —- «Lantana ».

Espèce américaine bien connue, introduite en Nouvelle- Calédonie, comme en d’autres pays chauds, et si envahissante qu'elle devient un fléau.

Dans nos échantillons, le bois des petits troncs (3 centimètres de diamètre) est gris foncé, et celui d’un tronc plus gros (5 em. 5) est d’un gris plus clair. Bois léger.

Duranta Plumieri Jacq. — Verbénacées. — (PI. LXII).

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—— «Faux-vanilier », en raison de la forte odeur de vanille que dégagent ses abondantes petites fleurs lilas foncé. Encore une espèce américaine, parfois appelée «Troëne d'Amérique ».

Le bois de notre échantillon est blanc jaunâtre ou brunätre. C’est un bois assez dur, mais de mauvaise conservation ; il se fend très régulièrement dans le sens de la longueur.

Oxera sulfurea Dub. — Verbénacées. —— (PI. LXIIT). Nous ne possédons pas le bois de cette espèce, dont le genre est essentiellement néo-calédonien.

Avicennia officinalis Lin. — Verbénacées. —- (PI. LXIV). — «Palétuvier blanc ».

Espèce de la mangrove bien connue, car on sait qu'elle n’est nullement spéciale à la Nouvelle-Calédonie.

Le bois est nettement gris, excessivement dur.

Cryptocarya odorata Guillaumin. —— Lauracées. — (PL LXV) — «Santal citrin » et «Savonnette ».

Arbre magnifique, à écorce gris foncé, presque lisse, avec larges taches blanches, sous laquelle s’accumule un liquide d’odeur agréable qui imprègne le bois et rappelle à la fois l'odeur du santal et celle du citron.

Le bois de nos échantillons est blanc terne, strié de lignes noires d’altération.

Grevillea Gillivrayi Hook. f. — Protéacées. — (PI. LXVT). — «Hêtre blanc » à Païta.

C’est aussi le «Hêtre gris », d’après Sébert.

Fleurs blanc de neige.

Le bois de notre échantillon (13 centimètres de diamètre) est, conformément à la description de Sébert, rouge violacé, finement maillé, rayonné, à grain fin, dur. Très joli et brun rougeâtre lorsqu'il est verni, il convient pour l’ébénisterie.

Grevillea heterochroma Brongn. et Gris. — Protéacées. — (PI. LXVII). — « Brosse à dents », en raison de l’as-

pect des inflorescences.

Le bois de notre échantillon (8 centimètres de diamètre) est bien moins rouge que le précédent ; il est brun sur le bord, rouge seulement au centre, mais est également maillé. La différence tient peut-être aux différences de grosseur des

troncs.

Grevillea rubiginosa Brongn. et Gris. — Protéacées. — (PI. LXVIII). — « Hêtre rouge » à la Baie des Pirogues, où il porterait donc le même nom que le Grevillea Gillivrayr.

Fleurs roses.

Le bois de notre échantillon est dur et maillé comme les précédents, mais de couleur lie de vin.

Stenocarpus triner vis Guill. — Protéacées. — (PI. L'XIX). — «Hêtre noir » à la Baïe des Pirogues.

Certainement l’un des plus beaux bois qu'on puisse trouver. Quand l'arbre a un certain âge, ce bois est marqué de traits dorés sur fond noir. Malheureusement l'espèce est rare. Il est regrettable que l’ébénisterie l’ignore, à moins qu'elle ne Ja délaisse à cause du poids et de la grande dureté de ce bois.

Sébert dit du Stenocarpus laurifolius Brongn. et Gris., qui est encore un «Hêtre noir » et serait également rare, que son bois est dur, noir-rougeâtre, parsemé de mailles nombreuses, plus noires, d’un très bel effet, imitant les mailles du hêtre, sauf la couleur, mais ajoute qu'il est très dur, très difficile à travailler et à polir, les mailles s’écaillant sous l'outil, plus difficile encore à tourner.

Santalum austro-caledonicum Vieill. — Santalacées. — (PI. LXX). — «Santal ».

Cet arbre, déjà remarqué par les premiers navigateurs qui abordèrent dans l'ile, avait attiré jadis l’attention des Chi-

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nois, qui venaient en chercher le bois pour le réexporter dans leur pays. Mais, à mesure que la colonisation européenne se développa, la dévastation de l'espèce augmenta ; et aujourd’hui, on ne trouve plus guère de pieds dans les parties habitées de l'ile.

Une seule maison va chercher le bois de santal dans les îles environnantes, le débite en blocs et l'expédie en Europe, où il est distillé.

La teneur en essence varie beaucoup ; et, quoique les procédés d’abatage et d’emmagasinage soient toujours les mêmes, les distillateurs européens se plaignent des grandes oscillations que présente cette teneur d’une expédition à l’autre.

On raconte à Nouméa que, dans les hautes montagnes du Centre, il y a encore de grandes forêts de santal, mais une enquête sérieuse serait nécessaire pour vérifier ces dires, peut-être fantaisistes.

Le bois de santal néo-calédonien est très dur et d’odeur très vive ; 1l est Jaune. Celui des Nouvelles-Hébrides serait de teinte plus claire.

Aleurites triloba Forst. — Æuphorbiacées. — « Bancoulier ».

Le bois de notre échantillon (8 centimètres) est gris sale, très léger, très mou ; le centre en est occupé par une moelle qui s’est contractée et fragmentée. Pour conserver ce bois, il faut le faire tremper, aussitôt que coupé, pendant quelques jours dans l’eau de mer.

On y trouve souvent des vers blancs auxquels les indigènes trouvent le goût de noisette, et dont ils sont très friands.

Trema Vieillardii Planch. — Urticacées. — (PI. LXXIH).

Ecorce peu crevassée, blanche extérieurement, brun café à l’intérieur. L’aubier est très mince, jaune; le cœur est blanc, rosé, assez léger.

Ficus Proteus Bur. — UÜrticacées. — (PI. LXXII).

Ecorce très mince, gris foncé et parcheminée. Le bois de notre échantillon est jaune rougeâtre, avec de nombreuses lignes d’altération.

Ficus Vieillardiana Bur. — Urticacées. — (PI. L'X XII). Nous ne possédons pas d’échantillon de ce bois.

Sparattosyce dioica. Bur. — Urticacées. — (PI. L'X XIV). Le bois de notre échantillon est grisätre.

Casuarina Cunninghamiana Miq. — Casuarinacées. — (PL LXXV). — «Bois de fer ».

Espèce très répandue en Nouvelle-Calédonie.

Comme tous les bois de Casuarina, qui cependant se fendent bien et facilement, celui de cette espèce est très dur et très lourd. Il est rougeâtre dans notre échantillon. [Test très recherché par les Canaques, qui s’en servaient autrefois pour fabriquer leurs armes, sagaies et casse-tête.

Nous rappelons que c’est cette espèce qui est la plus répandue sur le littoral provençal, à Hyères notamment, où c’est le Casuarina tenuissima des horticulteurs, terme impropre, car le vrai Casuarina tenuissima est le Casuarina tenuisstma Sieb., qui est le Casuarina torulosa Aït. et est tout autre chose.

Casuarina equisetifolia Forst. var. incana J. Poiss. — Casuarinacées. — (PI. LXXVI). — «Bois de fer ».

Le bois de notre échantillon est d’un rouge moins foncé que le précédent ; il est plus nettement rayonné sur la tranche. C’est un bois qui se travaille assez bien, mais, d’après Sébert, ne peut se clouer.

On sait que cette espèce est celle qui est la plus répandue dans les pays chauds, où elle a été largement introduite. C’est le «filao » de nos colonies, aussi bien à la Réunion qu'aux Antilles.

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Casuarina nodiflora Forst ? — Casuarinacées. — (PL LXXVII) — «Tamarin ».

La détermination spécifique est un peu douteuse.

Le bois de notre échantillon, lourd, est beaucoup plus rouge que les précédents, finement strié vers le centre et marqué de petites lignes ondulées vers la périphérie, sur la section longitudinale, très finement et nettement rayonné en section transversale.

Casuarina Poissoniana Schltr. — Casuarinacées. — (PL LXXVIII),. — «Petit bois de fer de montagne ».

De plus petite taille que les autres Casuarina et à branches pendantes.

Le bois de notre échantillon ressemble beaucoup au précédent, mais il est moins nettement rayonné en section transversale et est légèrement moins foncé.

Agathis ovata \Warb. — Conifères. — (PI. LXXIX). — Un des « Kaoris » de Nouvelle-Calédonie.

Bois blanc, léger, tendre, facile à travailler.

Les kaoris sont les arbres qui actuellement sont de beaucoup les plus exploités en Nouvelle-Calédonie. Ils forment la plus grande partie de la forêt qui s'étend de la Baie des Pirogues à la région des Grands Lacs.

Dans la région de la Baie des Pirogues, ces forêts de kaoris sont exploitées industriellement par la Nouvelle Société Forestière. Des billes de 5 à 7 mètres de diamètre n’y sont pas rares. Le personnel javanais ou japonais coupe au dixhuitième kilomètre, près des Grands Lacs, ces énormes troncs, qu'un petit chemin de fer Decauville amène en quelques heures à la Baie des Pirogues, où ils sont travaillés. Un service régulier de vapeurs les transporte ensuite à Sydney.

Il n'y a aucune exportation vers l'Europe, où des essais, probablement effectués dans de mauvaises conditions, ont fait attribuer au bois de kaori certaines mauvaises qualités

que les Australiens, gens pourtant fort difficiles, n'ont pas encore remarquées.

Araucaria Cookii R. Br. — Conifères. — (PI. LXXX).- « Pin colonnaire ».

C’est l'espèce d’Araucaria la plus employée en Nouvelle- Calédonie.

Le bois est blanc, à peine plus foncé que le précédent dans nos échantillons, mou. Ses fibres ne sont pas parallèles à l’axe, mais un peu spiralées, et 1l en résulte ce qui a été dit maintes fois, que le sciage est difficile, et les planches sont raboteuses.

Bien que facile à travailler, dit Sébert, ce bois s’arrache sous la scie ; et, débité en planches, 1l présente une cassure courte et sans éclisses.

Vieillard écrivait en 1862 que, «bien qu'inférieur au sapin du Nord, le bois de l'A. Cookit sert aux mêmes usages et a rendu de grands services à la colonie ».

Podocarpus Novæ-Caledionæ Vieill. -- Contifères. — COEXEX TT):

Le bois de notre échantillon est plus rouge et à grain plus fin que les précédents. Jeanneney le rapproche de celui de l'If. Vieillard dit que, rouge comme le bois de cèdre, il est de très bonne qualité.

Preal

Calophyllum caledonicum Vieïl.

(Clusiacées).

Pres

Hibiscus tiliaceus L.

(Malvacées).

Pre

T'hespesia populnea Ca.

(Malvacées)

Feuille, fleur et fruits,

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