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Gaine foliaire sans languette oppo

SITIDEHLOIEL PERTE LEP RENTREE Neodypsis.

2. Gaine foliaire se prolongeant en une longue languette oppositipétiole . ....... Vonitra. B. — 18 à 21 étamines ; drupe à noyau épais ; SUP MALES ÉERMINAUX PRE A-eecee n Beccariophoenix. II. — Albumen non ruminé.

ARS Et AnMNES Here - REP RE Dypsis.

B. — 6 étamines fertiles.

a) Spathe supérieure se fendant latéralement, jusqu’au voisinage seulement du

SOMME 6 EN NL ANSE ERR ER CRE Chrysalidocarpus. b) Spathe supérieure s’ouvrant au sommet, et restant tubDuleuse EC PEER EEE Neophloga.

Les Vonitra, ainsi bien délimités, sont des Palmiers de plusieurs mètres de hauteur, ordinairement à rejets, et souvent aussi ramifi 5, avec parfois plusieurs bifurcations successives.

Les feuilles sont régulièrement penniséquées, à longs segments ensiformes, rédupliqués. Leur gaine tubuleuse se prolonve, à l'opposé du pétiole, et au delà de la base de ce pétiole, en une longue languette dont les bords sont voisins des bords pétiolaires. Le rachis est muni d’une carène sur la face supérieure.

L’inflorescence est munie de deux longues spathes, dont l'inférieure s'ouvre au sommet, tandis que la supérieure se fend latéralement jusqu’au voisinage seulement de ce sommet, qui se termine par un acumen. L’axe du spadice est nu sur une assez grande longueur, puis est ou deux trois fois ramifié. Les rameaux de premier ordre sont aplatis, parfois avec un fort bourrelet crevassé à la base de la face supérieure : ils sont espacés le long de l’axe et portent soit directement les épis floraux, soit des rameaux de second ordre relativement courts, qui se terminent par deux épis dont l’un est la continuation et l’autre une ramification de ce rameau secondaire. Parfois, vers le sommet du spadice, les épis sont insérés directement sur l’axe principal.

Les épis floraux, très longs, se terminent presque tous à la

hrs

LES VONITRA, PALMIERS DE MADAGASCAR ÿ|

même hauteur ; ils sont d'aspect flexueux, par suite des dépressions dans lesquelles sont logés, aux aisselles de larges bractées courtes et en forme de nids de pigeon, les glomérules triflores.

Les boutons des fleurs mâles sont presque arrondis ou légèrement ovoides, les pétales dépassant peu ou ne dépassant pas les sépales. La fleur mâle est à trois sépales carénés et éperonnés, souvent un peu échancrés au sommet, à trois pétales concaves ; les six étamines fertiles sont à anthères basifixes et à loges subglobuleuses un peu écartées à la base ; le rudiment d’ovaire est allongé, grêle, trisulqué, avec un petit élärgissement stigmatique terminal.

Les boutons femelles sont à peu près de même forme que les mâles. La fleur femelle est à sépales orbiculaires, concaves, souvent légèrement échancrés au sommet, et à pétales orbiculaires également concaves ; l’ovaire est globuleux ou légèrement obovoïde, un peu asymétrique.

Les fruits frais sont presque globuleux ; les fruits desséchés sont légèrement obovoïdes, très arrondis au sommet, à stigmates tout à fait basilaires ; l’endocarpe est fibreux. La graine est à albumen très profondément ruminé.

Les quatre espèces actuellement connues peuvent être ainsi distinguées

I. — Pétiole pubescent ou parsemé de touffes de poils, large de 18 à 25 millimètres.

A. — Pétiole tout d’abord un peu concave en dessus, mais ensuite,

vers le rachis, plan, ou même légèrement convexe.

a) Tronc grêle (10 à 20 centimètres de diamètre) ; pétiole revêtu, sur sa face inférieure, d’une pubescence rousse sou- MEN EMAD ON ATOS M V. Thouarsiana.

b) Tronc robuste (35 centimètres de diamètre) ; pétiole parsemé seulement sur le dos de petites touffes de poils formant MOUCNELULRES RS NE een à ro V. crinita.

B. — Pétiole concave en dessus sur toute sa longueur, parsemé, sur le dos, de mouchetures ROUSSAUTE SAP EE NAN V.. loucoubensis.

II. — Pétiole glabre, large de 40 millimètres, concave en dessus sur toute sa longueur. Tronc ro- Dust CRE ARE PORT Re LU M TOO V. utulis.

Vonitra Thouarsiana Becc.

Dictyosperma fibrosum Wright ; Madagascar Piassava, in Kew Bull., 1891.

Dypsis Thouarsiana Baïllon ; in Bull. Soc. Linn. Paris, no A7e

Vonitra Thouarsiana Beccari ; Palmarum madagascariensium Synopsis, in Ængler's Beiblatt zu den Bot. Jahrbüchern, XXXVIII, fase. 3 (1906). —- /d., Palme del Madagascar (1912), p. 7, fig. 3, pl. — H. Jumelle et Perrier de la Bâthie, Palmiers de Li ce in Ann. du Mus. Col. de Marseille, p », fig. 2et3 112)

Vonitra Mon Rocca Palme del Madagascar, 1912, le 8, fig. 4 (3 et 4).

Le tronc de ce Palmier est plutôt grêle, à rejets, de 4 à 8 mètres de hauteur et de 10 à 20 centimètres de diamètre, cénéralement ramifié.

Les pieds stériles se présentent souvent sous une forme naine, mais ceux qui fleurissent ont toujours un tronc d’au moins 3 à 4 mètres de hauteur.

La gaine, le pétiole et le rachis, surtout sur la face inférieure, sont couverts de poils écailleux ramifiés, de couleur rouille.

La gaine, longue de 25 à 30 centimètres, est tubuleuse et se continue au delà du pétiole, et à l'opposé de ce pétiole, en une longue languette de 40 à 50 centimètres de longueur, dont les bords sont voisins des bords pétiolaires.

Cette gaine et surtout la languette se fendent de très bonne heure, suivant la ligne médiane ventrale, puis se dissocient rapidement en longs filaments bruns qui sont autant

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Fig. 1. — Inflorescence de Vonitra Thouarsiana.

de faisceaux libéro-ligneux entourés d’une zone scléreuse. C’est le «piassava » ou «crin végétal ».

Le pétiole, obtusément anguleux et vaguement caréné en dessous, est tout d’abord un peu concave sur sa face supérieure, mais devient très vite à peu près plan jusqu’au niveau du premier segment : 1l a environ 45 centimètres de longueur sur 18 millimètres de largeur.

Le rachis présente supérieurement une carène dont le sommet est d’abord aplati, ou même un peu excavé, mais devient ensuite anguleux dans la région médiane du limbe. Les segments, rigides et ensiformes, sont nombreux, à peu près équidistants, alternes, longs et étroits, de 50 à 60 centimètres de longueur, vers le milieu du rachis, sur 2 à 3 centimèêtres de largeur ; ils sont à fortes nervures, dont une médiane et deux latérales : puis il y en a deux autres plus faibles entre la médiane et ces deux latérales, et enfin de nombreuses autres nervures intermédiaires parallèles, beaucoup plus fines, forment une striation régulière, bien visible même sur la face supérieure.

Les inflorescences, très longues, sont deux ou trois fois ramifiées. À la base de l’axe principal est une première spathe de 40 à 60 centimètres, qui se fend au sommet ; à 40 centimètres au-dessus de son insertion est une seconde spathe, longue de 90 centimètres, qui est fendue jusqu’au voisinage du sommet, où elle se termine par un acumen de 5 centimètres de longueur, la largeur de la spathe, vers le sommet, et lorsqu'elle est ouverte, étant de 5 à 8 centimètres. Plus haut, dans la partie de l’axe qui dépasse la première spathe, sont deux petites bractées écailleuses. Le pédoncule, de 80 à 90 centimètres de longueur, est aplati. Dans la partie florifère, l’axe est anguleux ; les rameaux de premier ordre, espacés le long de cet axe, et ceux de second ordre, ordinairement courts, sont les uns et les autres aplatis, les rameaux de second ordre pouvant cependant aussi être anguleux. Dans la partie inférieure de l’inflorescence sont trois ramifications successives ; et ce sont les rameaux de second ordre

qui se bifurquent en deux longs épis floraux. Dans la partie supérieure, il y a deux ramifications seulement, les rameaux de premier ordre portant directement les épis floraux isolés. Presque tous ces épis, très nombreux, se terminent à la même hauteur : ils sont grêles (2 millimètres), anguleux, à glomérules insérés dans les petites dépressions qui donnent à l’axe son apparence légèrement flexueuse : la bractée axillante est indistincte.

Dans les glomérules triflores, la fleur femelle, médiane, se développe avant les fleurs mâles, qui sont encore très petites quand celle-ci est déjà grosse.

Les boutons mâles, un peu ovoïdes, sont longs de 1 mm. 5, les pétales ne dépassant pas aussi longuement les sépales que dans les Veodypsis. Les boutons femelles sont à peu près de même forme, de 2 mm. 5 de longueur.

La fleur mâle est à sépales arrondis, très concaves, tronqués au sommet, qui est souvent un peu fendu, légèrement anguleux sur le dos, nettement éperonnés à la base ; les pétales sont ovales, non fendus au sommet ; les six étamines sont à anthères basifixes, avec loges subglobuleuses, écartées à la base : le rudiment d’ovaire est allongé, grêle, trisulqué, un peu élargi au sommet.

La fleur femelle est à sépales orbiculaires, concaves, avec, presque “toujours, une fente médiane au sommet, lisses sur le dos, légèrement anguleux suivant la ligne médiane dorsale ; les pétales sont de même forme, mais dépassent ces sépales et ne sont pas fendus au sommet : l’ovaire est globuleux ou légèrement obovoïde, un peu asymétrique.

Les fruits secs sont légèrement obovoïdes (16 à 20 milli-

mètres sur 14 à 15 millimètres), très arrondis au sommet, rétrécis vers la base, à stigmates tout à fait basilaires ; l'endocarpe est fibreux. Les fruits frais sont plus arrondis (22 millimètres sur 20 millimètres), à péricarpe de 3 milimètres d'épaisseur. La graine est légèrement obovoiïde (15 millimètres sur 11 millimètres), à albumen ruminé jusqu’au centre.

Ce Palmier, qu’on trouve dans la forêt littorale, aux envi-

Vonitra Thouarsiana.

rons de Vatomandry, puis sur le mont Vatovavy, ainsi que dans la forêt d’Analamazaotra, est le vonitra ambohitra, ou «vonitra des collines », des indigènes. Son bois est rougeàtre. Gaine et languette oppositipétiole fournissent, en se dissociant, un piassave, constitué, ainsi que nous l’avons dit, par leurs faisceaux lhibéro-ligneux.

Est : Mont Vatovavy, près de Mananjary, sur les gneiss, à 200 mètres d’altitude (Perrier de la Bâthie, oct. 1911, 12 053). — Forêt d’'Analamazaotra, à 800 mètres (/d., déc. 1914, 12.001). — Forêt littorale orientale, environs de Vatomandry Md nov:41921; 14097):

Vonitra crinita Jum. et Perr.

Vonitra crinita Jumelle et Perrier de la Bâthie ; Palmiers de Madagascar, in Ann. du Mus. Col. de Marseille, 1915, p. 9, HiorTÆ

Le tronc de ce Palmier du Sambirano, qui est à rejets, est rarement simple, et plus ordinairement deux ou trois fois ramifié à 3 mètres environ au-dessus du sol, puis parfois de nouveau subdivisé plus haut. Il est annelé, grisâtre, un peu renflé à la base, de 10 mètres au plus de hauteur, avec un diamètre de 25 centimètres environ. Chaque ramification porte à son extrémité 12 à 15 grandes feuilles dressées.

La gaine, fortement comprimée latéralement, et, par suite, à contour elliptique, peut être longue de 1 mètre, avec une très longue languette oppositipétiole : le dos en est fortement sillonné, avec des poils roux qui persistent dans Îles sillons. Le pétiole, de même longueur à peu près que la gaine, est également parsemé de courtes touffes de poils roux sur la face inférieure ; il est très obtusément anguleux et vaguement caréné en dessous, tout d’abord en gouttière en dessus, mais très rapidement presque plan, ou même légèrement convexe.

Le rachis, de 2 m. 50 à 3 mètres, est un peu convexe inférieurement, mais présente sur la face supérieure une carène qui est tout d’abord basse et à sommet aplati, puis devient anguleuse et tranchante dans la région médiane du limbe. Les segments, isolés et rédupliqués, sont d’abord espacés, puis plus rapprochés, alternes dans la partie inférieure et médiane du limbe, plus ou moins opposés vers l'extrémité supérieure ; ils ont 60 centimètres environ de longueur sur 2 à 3 centimètres de largeur dans la partie médiane. Ils portent ordinairement sept fortes nervures, avec des nervures intermédiaires plus fines, visibles surtout sur la face inféricure, à laquelle elles donnent un aspect finement strié.

Les inflorescences, nombreuses, sont roides et dressées. Le pédoncule est long (1 mètre) et fort, comprimé et, par suite, de section elliptique ; la partie florifère, dont l’axe est anguleux, est deux ou trois fois ramifiée.

A la base du spadice est une première longue spathe fendue au sommet ; 10 centimètres plus haut, une seconde spathe constitue une enveloppe complète, caduque, se fendant latéralement ; plus haut encore sont deux ou trois petites écailles. Les rameaux de premier ordre sont très aplatis, un peu arqués à la base, avec un fort bourrelet crevassé à la base de la face supérieure ; les rameaux de second ordre sont anguleux, courts, terminés par deux épis floraux. Plus souvent toutefois les épis floraux, même dès la base, sont isolés sur les rameaux de premier ordre. Toutes ces ramifications sont d'aspect un peu flexueux. Les épis floraux ont, quand ils sont secs, 0 à 55 centimètres de longueur, sur 2 mm. 5 à 3 millimètres d'épaisseur.

Les glomérules triflores sont logés dans les dépressions des épis floraux, sans bractée axillante visible ; la fleur femelle médiane est sensiblement au même état de développement que les deux fleurs mâles latérales, quoique plutôt en retard. Les boutons mâles, de 2 mm. 5 de longueur, sont presque globuleux, les pétales dépassant peu les sépales. Les boutons femelles, de 2 millimètres, sont également globuleux.

La fleur mâle est à trois sépales repliés, striés, tronqués au sommet, l’extérieur étant plus fortement concave que les deux autres et avec carène et éperon aussi plus prononcés ; les trois pétales sont ovales, faiblement concaves, striés ; les six étamines, bisériées, sont de même forme que dans lespèce précédente ; l’ovaire rudimentaire est allongé et étroit comme dans le genre.

La fléur femelle est à sépale extérieur concave et un peu en forme de capuchon, un peu anguleux sur le dos ; les deux autres sépales sont orbiculaires ; l’ovaire est un peu ovoiïde.

Le fruit, presque globuleux ou légèrement ovoide, a 20 à 21 millimètres sur 17 millimètres et est un peu plus gros que celui du V. Thouarsiana : son endocarpe est fibreux. La graine, de 15 à 16 millimètres sur 12 à 13, est à albumen très profondément ruminé.

Noûs avons déjà signalé autrefois que cette espèce pourrait fournir comme la précédente une sorte de piassava, mais qui est de qualité inconnue, et, en tout cas, n’a jamais été exporté. Un pied fournirait, au minimum, 3 kilogrammes de produit.

Sambirano : Bords des ruisseaux, vers 1 200 mètres d’altitude. (Perrier de la Bâthie, 10.052.)

Vonitra loucoubensis Jum.

Vonitra loucoubensis Jumelle ; Les Palmiers à crin végétal de Madagascar, in Revue de Botanique appliquée, 30 avril

Le tronc de ce Palmier de Nossi-Bé semble rester simple. M. Perrier de la Bâthie dit bien avoir vu à Lokobé de petits vonitra ramifiés, et qui appartenaient peut-être à cette espèce, mais il n’a jamais observé de V. loucoubensis adulte dont le tronc fût rameux.

Ce tronc, en tout cas, qui a de 8 à 10 mètres de hauteur

et dépasse rarement 15 centimètres de diamètre, est grisàtre, anneié dans le haut.

L'espèce se distingue bien de la précédente par la forme de la base du pétiole et du dos de la gaine, qui, au niveau de la languette oppositipétiole, s’élargissent vers les bords, au lieu d’être comprimés et, par conséquent, sont à contour en arc.

La gaine est à duvet roux ; la languette et la face inférieure du pétiole sont parsemées de maculatures rousseâtres. La languette, rouge brun, mince, se dissocie en filaments relativement peu nombreux. Le pétiole, concave, a 40 centimètres environ de longueur sur 2 em. 5 de largeur. La carène du rachis est plus obtuse vers le milieu du limbe que dans le V. crinita. Les segments, à 5 à 7 fortes nervures, ont 60 à 72 centimètres de longueur sur 3 à 4 centimètres de largeur.

Les spadices sont axillaires. La spathe supérieure, qui se détache circulairement à la base, est longue de 1 mètre et a 15 à 14 centimètres de largeur dans sa région médiane, quand elle est ouverte. Le pédoncule du spadice a 40 centimètres de longueur et 5 centimètres de diamètre à la base. La partie florifère est une ou deux fois ramifiée et à rameaux très rapprochés, les inférieurs seuls étant des rameaux aplatis de premier ordre qui portent des épis floraux, les rameaux supérieurs correspondant directement à ces épis. Tous ces épis sont roides, non pendants, et peuvent atteindre 50 centimètres de longueur. Les boutons mâles et femelles sont à peu près de même grosseur dans chaque glomérule.

Les graines que nous avons vues étaient en très mauvais état, désagrégées et noires, mais la rumination restait visible.

Nossi-Bé, bois de Lokobé. (Perrier de la Bâthie, 12.028.)

Vonitra utilis Jum.

Vonitra utilis Jumelle; Les Palmiers à crin végétal de Madagascar, in C. R. Acad. des Sciences, 11 juin 1917.

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