‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 4)Chapitre 46 sur 63 · QS · texte numérisé non relu

QS

vel subnullis triangulis vel leviter rotundatis : intus (coram lobis episepalis) 5 ligulis cucullatis apice fissis lobos subæquantibus. basi (1 mm. 3-1 mm. 5) cum corona coalitis, apice (1 mm.- 1 mm. 4) liberis. Gynostegio 1 mm. 3 alto, À mm. 4-1 mm. 5 lato, jere sessuli. Antheræ appendiculis late ovatis-triangulis, apice truncatis vel late rotundatis. Pollinus prriformibus (0 mm. 385- O mm. 420 altis, O mm. 157-0 mm. 175 latis) ; translatoribus (O mm. 140-0 mm. 157 longis) obliquis ; retinaculo elongato (O mm. 245-0 mm. 280 alto, O mm. 105-0 mm. 113 lato). Stigmate O mm. 6 alto, apice umbonato et bilobo.

Le C. analamazaotrense est une liane grêle trouvée par M. Perrier de la Bâthie, en février 1921, dans la forêt d’Analamazaotra, vers 800 mètres d'altitude.

Les inflorescences sont, autant qu'il nous a semblé d’après nos échantillons, des cymes bipares plusieurs fois ramifiées et assez lâches, de 1 cm. 5 à 2 em. 1 de longueur. Elles sont portées par des rameaux spéciaux, plus grêles que les rameaux ordinaires et dont les feuilles sont très peu développées.

La couronne, urcéolée-tubulée, dépasse le gynostège de 1 mm. à { mm. 6. Son diamètre est de 2 mm. 4 dans la région basilaire, puis diminue régulièrement et n’est plus que de Î mm. 2 au sommet. Cette couronne est entière et régulière sur Î mm., puis paraît formée de dix lobes jJuxtaposés, cinq épisépales plus longs et plus larges de © mm. 5 à 2 mm. et cinq plus courts épipétales de 0 mm. 7 à 1 mm. 2. En réalité, dans le tiers moyen, les dix lobes correspondent uniquement à des plissements de la paroi coronaire saillants extérieurement, les intervalles entre ces plissements étant réduits et peu visibles. Et ce n’est que dans le tiers supérieur qu'il y à véritablement cinq lobes épisépales libres, triangulaires, à sommet un peu aigu, de 0 mm. 8 à 1 mm. de hauteur et entre lesquels se trouvent de petits lobules épipétales, triangulaires, ou un peu arrondis, qui n’ont que O0 mm. { à 0 mm. 2 et qui peuvent même être encore plus réduits. La couronne est donc entière sur les deux tiers environ de sa hauteur et n’est lobée

que dans son tiers supérieur. D’autre part, les lobes et pseudolobes épisépales sont doublés par des ligules qui arrivent à la même hauteur ou qui sont un peu plus courtes. Ces ligules ont, par suite du rapprochement de leurs bords, la forme d’un capuchon triangulaire presque fermé et supporté par un court pédicelle de 0 mm. 3 à 0 mm. 5 de hauteur. Elles ont une hauteur totale de 2 mm. 3 à 2 mm. 9 (y compris le pédicelle), ne sont libres que dans leur région supérieure et sont d’autre part fendues au sommet. Ajoutons encore que, dans la partie du capuchon ligulaire qui est soudée à la couronne, seule la partie médiane est soudée à cette couronne ; les bords sont libres et ces bords sont à base arrondie.

Les anthères présentent une gibbosité dorsale et fe pentagone gynostégial a la même disposition que dans l’espèce précédente. Les appendices staminaux ont 0 rm. 507 à 0 mm. 577 de hauteur sur 0 mm. 525 à 0 mm. 560 de largeur.

Le stigmate affecte la forme d’un plateau surmonté d’une petite pointe médiane dont le sommet est nettement bilobé. Sur la fleur, c’est seulement ce sommet du stigmate qui est visible, le reste étant caché par les membranes stigmatiques rabattues.

L’unique fruit que nous possédons est un follicule à paroi un peu épaisse, coriace, de 8 em. 5 de longueur.

Cynanchum pachycladon nov. sp.

Seandens ; ramis crassis, pubescentibus, junioribus tomentosis. Folus cordiformibus, 5 cm. 5-7 cm. 1 longis, 3 cm. 8-6 cm. latis, apice cuspidatis, auriculis rotundatis 5 mm.-11 mm. altis, manifeste petiolatis (petiolo 2 cm. 2-3 cm. 5 longo), pubescen- Libus. Cymis umbelliformibus, plurifloris (8-13), petiolo brevioribus, À cm. 2-1 cm. 9 longis, breviter (4 mm.-7 mm.) pedunculahis, pedicellis brevibus (6 mm.-8 mm.) quoque, utrisque pubescentibus. Sepalis ovatis-elongatis, subacutis, 1 mun. 8-2 mm. 5 altis, O mm. 8-1 mm. 2 latis, multiglandulosis, extus marginibasque pubescentibus. Petalis decumbentibus, oblongis obtusis,

4 mm. 5-4 mm. 8 altis, basi (1 mm. 4-1 mom. 5) coalitis, À mom. 7- 2 mm. latis. Corona tubulosa, vel rarius cyathiformi, 3 mm. 5- 3 mm. 7 alta, gynostegium superante, basi (1 mm.) integra, deinde (1 mm.) 10-plicata, denique 10-lobata ; 5 lobis episepalis triangulis À mm. 5 allis, 5 lobis epipetalis minoribus O num. 5 altis apice leviter emarginatis ; intus 5 ligulis episepalis linguiformibus stipitalis, tubo coronario brevioribus, À mm. 8 altis, cum corona fere omnino coalitis, intus quoque basi sinunm 10 lobulis triangulis rotundatis. Gynostegio 1 mm. 8 allo, stipitato. Antheræ appendiculis suborbicularibus (0 mm. 420- O mm. 490 altis, O min. 612-0 m. 647 lalis), stigma incumbentibus. Polliniis globosis (0 mm. 262-0 mm. 280 altis, O mm. 175- O mm. 192 latis) : translatoribus brevibus (0 mm. 105 longis, O mm. 070-0 mm. 087 latis) ; retinaculo ovato (0 mm. 227 alto, O mm. 175 lato). Stigmate O mm. 6 allo, apice umbonalo obscure bulobo.

Le C. pachycladon est une liane récoltée par M. Perrier de la Bâthie, en octobre 1924, dans les bois gréseux du bassin du Fiherenana, vers 200 mètres d'altitude.

Les rameaux de cette plante sont remarquables par leur épaisseur (pl. XVI), d’où le nom que nous avons donné à cette espèce. En effet, les extrémités de ces rameaux ont déjà 2 mm. de diamètre, et, à quelques centimètres au-dessous de cette extrémité, ils ont 4 à 5 mm. de diamètre. Cette espèce contraste ainsi nettement avec l’aspect de liane grêle qu'ont souvent ces Cynanchum, et est, en tout cas, un des caractères qui frappent le plus dès l’abord. D'autre part, les rameaux jeunes sont fortement tomenteux et les rameaux un peu plus âgés, quoique ligneux et épais, sont encore abondamment pubescents. D'ailleurs ces deux caractères de pilosité et de crassulescence sont vraisemblablement des caractères d’adaptation à la sécheresse, la plante ayant été récoltée dans les régions désertiques du Sud-Ouest.

Les inflorescences, latérales ou subterminales, extraaxillaires, naissent assez souvent par paires au même niveau

que les feuilles, mais suivant un diamètre perpendiculaire. Le bouton floral (4 mm. de hauteur sur 2 mm. 5 de largeur) est conique légèrement obtus. Les pétales y sont couvrant à droite.

La couronne (1), qui dépasse le gynostège de { mm. 7 environ, ressemble un peu à celle du C. analamazaotrense, en ce sens qu'’au-dessus d’une portion basilaire régulièrement arrondie de 1 mm. de hauteur la paroi coronaire présente dix plissements. Seulement ici ces dix plissements se continuent tous par des lobes véritables. La couronne se compose donc de dix pièces assez hautement concrescentes, qui sont indiquées dans la partie soudée par des plissements saillants extérieurement et de 1 mm. de hauteur. Les plissements les plus larges (0 mm. 7 à O0 m. 8 de largeur à la base) et surmontés par les lobes les plus longs (partie libre des lobes : { mm. 5 à { mm. 7) sont oppositisépales et triangulaires. Les plissements les moins larges (0 mm. 3 à 0 mm. 2) et surmontés par les lobes les plus courts (0 mm. 5 à 0 mm. 7) sont oppositipétales, étroits et à bords parallèles ; la partie supérieure en est un peu retournée en dehors et leur sommet est légèrement échancré.

D'autre part, ce que l’on ne soupçonne pas en regardant la couronne de l'extérieur, et ce dont on ne peut se rendre compte qu'en ouvrant la couronne, c’est qu'il existe des ligu-

les épisépales (2). Ces dernières sont presque entièrement sou-.

dées à la paroi coronaire et leur sommet reste un peu en-dessous de la base des lobes. Elles comprennent un pied grêle (de 0 mm. 8 de hauteur), partant de la base de la couronne et surmonté par une partie linguiforme (de 1 mm. de hauteur) un peu épaisse. Enfin, toujours à l’intérieur de la couronne et à la base des dépressions internes, se trouvent dix petits lobules triangulaires arrondis et libres sauf dans leur région d'insertion.

(1) La couronne est parfois très nettement en forme de coupe par suite d’un évasement régulier de la paroi. Il nous semble cependant que le tube est plus fréquent que la coupe.

(2) Lorsque la couronne est en forme de coupe, on aperçoit bien cependant les ligules épisépales.

sen dd

Le gynostège est nettement stipité. Le pied (0 mm. 8 de hauteur) est bien distinct et nettement plus étroit (0 mm. 7 de diamètre) que la masse formée par les anthères (1 mm. 5 de diamètre).

Les follicules — bien représentés dans la planche XVI — sont de grandes dimensions (12 à 13 cm. de longueur) et également assez larges. Ils sont plus rétrécis vers le sommet que vers la base qui est tronquée. Les graines, largement ovales, à base arrondie et à sommet tronqué, ont 9 mm. de longueur sur 5 mm. à 7 mm. de largeur. Elles portent une aigrette soyeuse de 4 em. 2 à 6 cm. de longueur.

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