PAR M. L. MARGAILLAN ET MLLE CORRIERAS
Les coprahs indochinois soumis à notre examen appartenaient à quatre variétés, dont deux provenaient de Cochinchine et deux d’Annam.
Les coprahs de Cochinchine avaient été adressés en 1923 au Musée Colonial de Marseille par M. G. Devraigne, chef des Services agricoles de la colonie, et provenaient de la province de Bien-hoa. Nous les avons reçus sous les noms respectifs de «gros cocos » et «petits cocos », qui rappellent les dimensions, en effet différentes, de leurs fruits.
Les coprahs d’Annam, parvenus la même année au Musée Colonial de Marseille, et expédiés par les soins des Services agricoles du Protectorat, ont été récoltés dans les plantations de Bong-Son, province de Binh-dinh.
De ces deux variétés d’Annam, l’une est connue sous le
nom de «variété verte », et l’autre sous celui de «variété feu ».
«Les indigènes, écrit (en litt.) M. le Résident supérieur en Annam, cultivent indistinctement pour leur huile l’une et l’autre de ces deux variétés, sans sembler avoir plus de prédilection pour l’une que pour l’autre.
Les palmiers ne diffèrent, comme caractères, que par la teinte des folioles des jeunes pousses, qui sont vertes dans le cocotier vert et rougeâtres dans la variété feu. Les fruits diffèrent par cette même teinte, verte dans le premier, rougeàtre dans le deuxième. Ceux du cocotier variété verte atteignent généralement de plus grosses dimensions. »
Et, en effet. en ce qui concerne ce dernier caractère, un fruit de cocotier feu, reçu au Musée Colonial de Marseille, et qui est ovoide et à péricarpe rouge brique, a 20 centimètres sur 18 centimètres, tandis qu'un fruit de la variété verte, qui est vaguement globuleux, quoique avec un sommet Jargement conique, à 25 centimètres sur 22.
Les coprahs d’Annam sont parvenus en caisses et ceux de Saigon en sacs. Tous sont arrivés en parfait état de conservaton et ont été presque aussitôt étudiés.
IÏs ont été brossés, broyés et épuisés à la «benzine de pétrole » (bouillant à 839 C.), dans des extracteurs métalliques étamés, et dans des conditions identiques.
Le dissolvant a été finalement chassé en atmosphère de gaz carbonique, puis dans le vide.
Pour chaque cas, un essai comparatif nous a permis de nous assurer de l'identité de la matière grasse ainsi obtenue avec celle que l’on extrait par le tétrachlorure de carbone ou l’éther de pétrole au Soxhlet, ou à l’aide d’éther-oxyde d’éthyle dans le tube de verre.
Les tourteaux ont été analysés conformément aux méthodes officielles, en distinguant toutefois, dans l’extractif non azoté, les matières susceptibles de donner des sucres réducteurs par hydrolyse acide (amylacés et saccharifiables) et celles qui ne donnent pas de corps réducteurs (par exemple [es mannites).
Les résultats obtenus ainsi par l'analyse de ces quatre sortes de coprahs peuvent être ainsi résumés :
Coco feu Coco vert Petit coco Gros coco TOO CR RER REC OS EUR A OUOA JON (TE NE CR SR UE 2,2 — 2,4 — 1,4 — TA Matières :2rasSes er de 61 NON 72 TON Matières protéiques ......... See 07 D 6 5, 7 — Matières cellulosiques . ...... CL TER: 7 2623 6,1 Matières extractives non azo-
tées :
SACCHATINADIes FREE nee TOME Z: le = SA Ares (DA AI) RER enr, DAME TON ON RAD RENE r9 TEE
Ce tableau montre l’analogie des cocos verts et cocos feu, d’une part, et des petits cocos et gros cocos, d'autre part : et il montre aussi les différences sensibles que présentent, au point de vue de leur composition, les coprahs de Bien-hoa et les coprahs de Bong-Son. Les premiers sont, en particulier, nettement plus riches en matières grasses que les seconds (70 à 72 p. 100, au lieu de 61 à 63 p. 100) ; ils sont, par contre, plus pauvres en matières protéiques (5,7 à 6 p. 100, au lieu de SFA: D).
On voit, par là, l'intérêt, trop ignoré, que peut présenter, au point de vue commercial, et en raison des différences de rendement, la distinction des diverses variétés de coprahs, indépendamment du mode de dessiccation.
Nous avons encore étudié les beurres extraits de ces coprabs.
Par refroidissement lent, les quatre huiles ont commencé à cristalliser en très belles houppes, celles des coprahs de Bong-Son à 2205, et celles des coprahs de Bien-hoa à 220 : mais, tandis que la cristallisation des premières s’est poursuivie jusqu'à la fin de façon en apparence homogène, la solidification, pour les huiles des petits et gros cocos, a pris, à la fin, un aspect butyreux très marqué.
La teinte de l'huile est très claire pour le «coco feu », très légèrement foncée pour le «coco vert », plus nettement pour le « petit coco », et plus encore pour le « gros coco ».
CO
Et ceci n’est pas dû à un hasard d'extraction, car trois opérations successives ont donné invariablement les mêmes résultats.
Cependant, malgré ce que pourraient peut-être laisser attendre ces précédentes observations, les indices de toutes ces huiles ne présentent pas de grandes différences. L'indice de Ferrier, en particulier, est remarquablement constant, ainsi que l'avait déjà bien signalé P. Rivals pour d’autres variétés de coprahs.
Voici, en effet, les caractéristiques de ces quatre huiles :
Coco Coco Petit Gros
feu vert coco coco Indice de saponification ............ 252 258 248 250 idicé diode AVusS)E RE RSR re 8,5 DES 7,9 8,3 Indicerde HELENE ER EP CEE DONS MOD ET EE, Poids moléculaire moyen des acides DTASMINSOIUDICS EE SEE 204 2057205 EP 007 Titre des acides gras insolubles ...... SR RÉ MR NE ECTS is 23 Indice de Reichert-Meissl ..........: je: 7 7 7
Les coprahs des deux provenances diffèrent donc bien par le rendement en matières grasses et par l'aspect de leurs huiles, mais les caractéristiques de ces huiles sont sensiblement identiques.
Huile de babassu,
par M. L. MaARGAILLAN ET MLLE G. MoiTESSIER
Le babassu est un palmier brésilien, du genre Orbignia, et, sans doute, l’Orbignia speciosa.
Les graines étudiées, et qui provenaient du Brésil, étaient parfaitement saines et avaient été, au préalable, nettoyées une à une.
Ces graines présentaient une forme allongée dérivant d’une pyramide triangulaire très effilée, limitée par deux faces planes et une face courbe très convexe, avec une base presque sphérique. Le dièdre fermé par les faces planes est de plus de
1209, s’ouvrant parfois au point de ne plus donner qu'une face plane unique.
Le tégument ferme une pellicule brun rouge très adhérente ; l’amande que ce tégument recouvre est d’un beau blanc opalin.
Ces graines sont longues de 4 à 5 centimètres, avec un diamètre maximum de 1 cm. 3.
Le volume moyen est de 3 eme., et le poids moyen 2 gr. 98.
La densité apparente (poids du litre en kg.) est de 0,56.
La densité réelle est de 0,99.
L'analyse chimique de ces graines a donné :
ETUI RES TES RE CRE AA PR Ar air PIECE Cendres 1209 0 den O:) "etre. DATA Matières pro teiquest ee rer Tex 8 % PAIE PES NAS SES Re IE rte ere de GOMERT Matières cellulosiqués:.2.:....:.0 STD RSS Matières amylacéess. 10. 12... RUE rie HTC NTAMÉTOSEUCTER SE NL Res an o 5
La matière grasse extraite au sulfure de carbone, ou au tétrachlorure, ou à l’éther est parfaitement limpide et se prend rapidement, au-dessous de 15°, en une belle masse cristalline, d’un blanc opalin, qui présente les. caractères suivants :
Kndieendes rérraction anale. NEA TE 1,4539 RO RÉ RIUSIO NE AS Me ne + AU UE ee 250 à 260 Bonedersoldifie ation ne EN ÉNEN Te, 1903 à 1708 InticesdeSaponihieations. NN Tr Le 278 US, SO CRE PER NUE SAN 1159 AGiMTé enTaciqueroléiquer sa CAE. de DÉS GES d EPA IS) Eten ER RER RUE 20,3 udieogdénEehnerts.ee Len RE UR) enr 83,2 Miredesacideserasinsoluples nv 0 eh eu 29 KadicemdeMenrienenn en RE nc MS er 21,6 Poids moléculaire moyen des acides gras insolubles .. 231 Hrdicesde saturation alcalnent tra re” 242 InticesdetRerchert-Meissi en en 6,9 Acides solubles (en acide butyrique) .......:.... D, 68%