Saccharum officinarum ; tiges sèches de canne
à sucre. — Graminces.
La canne à sucre est cultivée un peu partout en Indochine, soit pour la consommation directe, les indigènes mâchonnant des fragments de tiges, soit pour la fabrication du sucre : mais ce n’est nulle part une culture aussi importante qu’elle pourrait et devrait l’être. La Cochinchine et le Tonkin ne suffisent pas à leur propre consommation et seul l'Annam est exportateur, vers Hong-kong, de 1.600 à 2.000 tonnes, par an, de sucres bruns indigènes.
Il serait cependant d’autant plus intéressant, pour l’Indochine, de développer la culture et l’industrie sucrière que tous les pays voisins, Chine, Japon, Péninsule malaise, Siam, Inde Britannique, sont des pays importateurs où le sucre indochinois trouverait un facile écoulement.
Les inondations, les maladies de la plante, qui ont, il est vrai, parfois découragé les planteurs, ne constituent pas des difficultés plus insurmontables en Indochine qu’ailleurs ; et, en fait, quelques Sociétés se sont déjà organisées en Cochinchine pour une culture rationnelle de la canne (irrigations, emploi de boutures sélectionnées, choix judicieux des engrais, etc.) complétée par l'installation d'usines à outillace moderne. Ces tentatives seraient à encourager.
Les produits exposés sous les numéros suivants sont presque tous de la cassonade, c’est-à-dire du sucre non ou incomplètement débarrassé de la mélasse, plutôt que du sucre pur.
251 — Saccharum officinarum; cassonade grise. — Cochinchine.
Cette cassonade d’usine est le duong (dang) son des Annamites-
9252 — Cassonade blanche. — Annam.