Dorstenia chinensis ; racines. — Annam
Il est difficile de savoir si ces racines, provenant du Nghe-an et appelées parles Annamites bach chi, doivent bien être rapportées au Dorstenia chinensis de Loureiro, puisque ce nom de Dorstenia chinensis à été appliqué par Loureiro à une plante qui reste inconnue, et dont la dénomination, en tout cas, est certainement erronée.
Le Dorstenia chinensis de Loureiro est le Procris chinensis de Sprengel et a été aussi rapporté au genre Elatostema, mais divers auteurs, notamment Merrill, contestent toutes ces déterminations, et 1l est fort possible que la plante, comme le prétendait dès 1856 Weddell, ne soit même pas une Urticacée. La description de Loureiro est trop écourtée pour qu’on puisse actuellement en dire plus.
432. Polygonum multiflorum ; racines. — Polygonacées. — Importé du Kouang-si.
Le shou wu (ou «tête de corbeau»), ou ho shou wu des Chinois ; le ka thu o des Annamites.
Espèce du Japon et de Chine. En ce dernier pays, on la connait au Kiang-sou, au Hou-pe, au Se-tchouen, au Fokien, au Kouang-si, étc. Elle est également de Formose.
Les racines sont tuberculeuses, brun roux, même intérieurement, très dures et de saveur astringente. Ce sont les «noix de terre du Setchouen». |
La poudre, en Chine, passe pour donner longue vie et vigueur et favoriserait la fécondité ; elle est tonique, vulnéraire et antiscorbutique.
433. Polygonum perfoliatum ; graines. -— Polygonacées. — Cochinchine.
Graines de détermination douteuse et dont l’emploi n’esi pas indiqué. Courchet, dans la « Flore générale d’Indochine », ne mentionne qu’au Tonkin cette espèce qui, d’autre part, est de l’Inde, de Java, de Chine et du Japon. En Chine et au
Japon, toutefois, le Polygonum perfoliatum de Thunberg ne serait pas, d’après Blackwell et Hemsley, celui de Linné, mais en partie le Polygonum senticosum de Franchet.