‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 5)Chapitre 36 sur 62 · Rheum officinale ; racines. — Polygonacées. — Importé · texte numérisé non relu

Rheum officinale ; racines. — Polygonacées. — Importé

Cette espèce productrice de la rhubarbe de Chine est indigène au Hou-pe, au Se-tchouen et au Thibet, où elle croit aux altitudes de 2.000 à plus de 3.000 mètres. Au Hou-pe, elle est cultivée dans le district de Pa-toung. C’est le £a huang des Chinois.

D’après D. Hooper, les propriétés de la rhubarbe sont connues en Chine depuis les temps les plus reculés ; elles l’étaient déjà à l’époque de l’empereur Shennung, le père de l’agriculture et de la médecine chinoises, qui régnait 2 700 ans avant J.-C.

35. Kochia scoparia : graines. — Chénopodiacées. — Importé du Kouang-toung.

Le ti fu tzu des Chinois.

Les graines de l’échantillon sont indiquées comme médicinales, mais sans que l’usage en soit mentionné.

Espèce de l’Europe méridionale et orientale et s’étendant en Asie, par le nord de l’Inde et l’Asie centrale, Jus-

qu’au Japon. En France, elle est cultivée pour faire des

balais et pour la monte des vers à soie, et est devenue spontanée, ça et là, dans le Midi et dans l'Est. En Chine, elle serait sauvage dans le Kiang-sou et le Chan-toung et on la cultive dans la région de Pékin, comme chez nous, pour la fabrication de balais.

436. Celosia cristata ; graines. — Amarantacées. — Importé du Kouang-toung.

Le chi kuan hua des Chinois. La crête-de-coq de nos jardins. Ces graines lenticulaires, noires et brillantes, sont em-

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ployées contre les hémorragies et pour faire des lotions émollientes dans les cas d’ophtalmie.

L'espèce, souvent considérée comme une variété du Celosia argentea, serait subspontanée en Chine, où, d'autre part, on cultive trois variétés, à inflorescences rouges, jaunes et blanches.

437. Phytolacca acinosa ; racines. — Phylolaccacées. —- Importé de Chine.

C’est le shang lu des Chinois ; les importations ont lieu du Kouang-toung et du Fo-kien.

La plante est sauvage ou cultivée dans l’Inde septentrionale, en Chine et au Japon ; on la trouve également à Formose et en Corée. |

La culture en Chine soit de l’espèce type, soit de la variété esculenta est très répandue, car on consomme les feuilles et les jeunes pousses comme légumes, et les racines sont usitées en médecine comme émétique et purgatif.

Van Houtte a qualifié jadis d'excellentes les Jeunes pousses consommées comme légume ; Bois, qui y a goûté, les déclare, au contraire de saveur si forte et si brülante qu’il est impossible de les manger. Mais peut-être y a-t1l lieu, pour concilier ces appréciations contradictoires, de tenir compte de la variété, car il y aurait, en Chine, au moins deux variétés : l’une à racines blanches, dont toutes Îles parties seraient comestibles après cuisson, et l’autre à racines rouges et jaunes, qui serait même vénéneuse.

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