‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 5)Chapitre 37 sur 62 · Daphne Genkwa ; fleurs. — 7'hyméléacées. — Importé · texte numérisé non relu

Daphne Genkwa ; fleurs. — 7'hyméléacées. — Importé

Le yuan hua des Chinois. Les fleurs sont depuis longtemps connues des Chinois comme toxiques et servent de très longue date, en Chine, pour empoisonner le poisson. De saveur âcre et amère, elles sont employées, desséchées où en teinture alcoolique, comme médicament cordial, tonique et fébrifuge.

La plante est du Japon, de Formose et croît, en Chine, au Tche-kiang (où on la trouve, dans les monts Tien-tai, vers 1.000 mètres), au Hou-pe et au Se-tchouen.

439. Loranthus Yadoriki ; branches et feuilles, — Zoranthacées. — Importé.

C’est le sang chi sheng (c’est-à-dire l’ «habitant du mürier ») des Chinois ; et ce Loranthus est, en effet, un parasite du mürier, comme aussi du chêne, de l’orme, du pommier. On le trouve au Japon et, en Chine, au Hou-pe, au Se-tchouen (sur le mont Omei, à 1.200 à 1.700 mètres).

Rameaux et Fe de l’échantillon en collection pravien nent du Kouang-toung.

Comme d’autres espèces du genre, mais celle-ci étant considérée comme la plus efficace, c’est un remède, en Chine, contre diverses maladies des femmes (difficultés d’accouchement, avortement, insuffisance de lait).

440. Aristolochia debilis ; écorces. —— Aristolochiacées. — Annam (Nghan).

Ces écorces d’Aristolochia debilis, ou Aristolochia recureilabra, sont indiquées (sous le nom annamite de moc huong) comme provenant d’Annam; elles y auraient donc été importées, car l’Aristolochia debilis est de Chine (Kiang-si, Hou-pe, Hou-nan) et du Japon, et n’est pas signalé en Indochine dans la « Flore générale. d’Indochine ». En tout cas, ce seraient les fruits et les racines qui seraient utilisés en médecine.

Les fruits seraient efficaces contre toutes les affections pulmonaires.

Les racines seraient le green putchuk, employé contre les morsures de serpents ; ce serait aussi le putchuk indigène (native putchuk), exporté de Ning-po et considéré comme succédané du véritable putchuk du Bengale, qui est la racine du Saussurea Lappa (voir n° 417).

441. Aristolochia Kaempferi ; fruits. — Aristolochiacées. —- Importé.

L’Aristolochia Kaempferi, appelé ma tou ling, comme d’autres espèces du genre, par les Chinois, est du Japon et de Chine (Chan-toung, Kiang-sou) ; ses fruits ont les mêmes propriétés que ceux de l’espèce précédente.

442. Aristolochia sp. ; racines. — Aristolochiacées. — Importé.

Echantillon étiqueté te san et de détermination douteuse. Ces racines seraient employées contre les maux de ventre.

443. Asarum Sieboldi ; racines. — Aristolochiacées. — Tonkin.

Racines importées, si la détermination est exacte, car l’Asarum Sieboldi est de Chine, de Mandchourie, de Corée et du Japon.

Les racines fortement odorantes, surtout quand elles sont fraiches, de diverses espèces d’Asarum sont usitées comme émétiques, diurétiques, purgatives, sternutatoires (lorsqu'elles sont réduites en poudre) et prescrites contre les rhumatismes et les congestions cérébrales.

C’est le Asi hsin des Chinois. On les appelle quelquefois gingembre sauvage du Japon.

444. Asarum sp. ; rhizomes et racines. — Aristolochiacées. — Tonkin.

Fragments de rhizomes garnis de racines, d’odeur forte et piquante, étiquetés te san (comme le n° 442) et rapportés, mais sans doute à tort, à l’Asarum geophilum, qui est une espèce du Kouang-toung. En provenance de Tuyen-quang.

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