‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 5)Chapitre 41 sur 62 · PANTIN · texte numérisé non relu

PANTIN

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plante «répandue dans les contrées désertiques des deux côtés de l'équateur, mais surtout fréquente sur une étroite ceinture s'étendant, au sud du Sahara, depuis la Sénégambie jusqu’au Kordofan ». Nous ne voyons pas cette espèce dans les dernières collections de M. Boëry, mais nous avions oublié de la’

mentionner parmi les plantes recueillies antérieurement à Kiffa.

Malvacées.

Abutilon glaucum Webp.

Sans indication.

Nous avons donné dans notre précédente note sur les plantes de Mauritanie (loc. cit.) la synonymie et la distribution géo-

graphique de cette Malvacée.

Tiliacées.

Grewia flavescens Juss.

«Imjij. Buisson de 3 à 4 mètres de hauteur ; juillet et août.

«Après les premières tornades, les chameaux mangent très volontiers les jeunes pousses. »

L’«Index Kewensis » considère cette espèce comme synonyme du Grewia pilosa Lam., qu’on retrouve en diverses régions subdésertiques de l'Afrique tropicale, et qui est aussi de l’Inde, s’il y a synonymie encore avec le G. carpinifolia Roxb.

Chevalier cite la plante en Mauritanie (Tichoten : Edderoum), au Sénégal (Thiès) et au Soudan français (Yatenga, Ouéhigouya).

Euphorbiacées.

Euphorbia scordifolia Jacq.

« Molbéine. Plante des dunes fixes, très abondante au nord d’Oualata, à la limite du Bâten et de l’Aoukar.

14 H. JUMELLÉ

«N'est pas touchée par les chameaux, mais est mangée par les moutons en hiver. »

Distr. géogr. : Zone subdésertique du Nord-Africain tropical.

Chrozophora brocchiana Vis.

«Eramach. Plante des terrains argilo-sablonneux. Février

«Mangée par les chameaux et les moutons. »

Chrozophora senegalensis Juss.

Sans indication.

Distr. géogr. : Partie occidentale de la zone subdésertique du Nord-Africain tropical.

Crucifères.

Farsetia ramosissima Hochst.

«Akchit. Plante des dunes, restant verte d’août à octobre.

«Assez bon pâturage à chameaux, aussi bien vert qué sec.»

Distr. géogr. : Cà et là, dans la zone subdésertique du Nord- Africain tropical : Mauritanie (Arouït, d’après A. Chevalier ; Kiffa), Soudan français (environs de Tombouctou, d’après Chevalier et Hagerup), Nubie d’après Oliver.

Capparidacées.

Mærua rigida R. Br.

«<Atil. Arbre de 2 à 5 mètres de hauteur, avec un tronc de 10 à 15 centimètres de diamètre, à excellent boïs à grain serré.

Pousse indistinctement dans les bas-fonds, entre les dunes, dans les oued et dans les terrains d’alluvions argilo-sablonneuses. «Fleurit en janvier et février et est en fruits en mars et avril. à

«Les chameaux sont très friands de ces fruits, qui sont mangés aussi par les indigènes miséreux. »

Distr. géogr : Sénégal, Mauritanie et sables de Mossamedes, dans l’Angola.

Boscia senegalensis Lam.

«Eizen (et non ezmai). Buisson poussant uniquement dans les terrains argilo-sablonneux, principalement sur les plateaux Oréseux.

«Feuilles un peu mangées par les chameaux. »

Nous avons donné (loc. cit.), la distribution géographique de cette espèce, que nous avons dit appartenir à presque toute la zone subdésertique du Nord-Africain tropical. Il faut remarquer que l’aire d'extension ainsi indiquée n’est exacte que si l’on admet, comme nous l’admettons ici, avec Oliver, qu'il y a synonymie entre ce B. senegalensis et le B. octandra Hochst. Or cette synonymie a été contestée par Radilkofer (1) et par Pestalozzi (2).

Pour Pestalozzi, qui rapporte plus particulièrement au B. octandra toutes les plantes de Afrique centrale, du Kordofan, de Nubie et de l’'Erythrée qui ont été décrites par Schweinfurth et d’autres botanistes sous le nom de B. senegalensis, ce Boscia octandra Hochst est en Ethiopie le représentant du B. senegalensis de la Sénégambie, dont il différerait par quelques caractères de morphologie externe et d’anatomie.

Du point de vue morphologique externe, le seul d’où nous nous placerons ici, le B. octandra est caractérisé :

19 Par la pubescence de ses feuilles, qui seraient toujours absolument glabres, y compris le pétiole (3), dans le B. sene- -galensis ;

(1) L. Rapzkorer : Ueber einige Capparis-Arten. (Sitzungsberichte der mathematish-physikalischen Classe der K. B. Akademie der Wissenschaten zu München ; 1884, fasc. I et IIT, et 1887, fasc. III.)

(2) Prsrazozzi : Die Gattung Boscia. (Bulletin de l’Herbier Botssier, 1898, app. III.)

(3) GurzLzemin, PerRorTET et Ricaarp, dans leur Floræ Senegambiae Tentamen, disent bien aussi que le limbe du B. senegalensis est glabre, mais, moins absolus que Pesracozzi, ils décrivent le pétiole comme

- subtomenteux. :

Par l’absence, sur le bord du limbe, d’une nervure marginales aillante que présenterait seule l'espèce du Sénégal ; |

Enfin par son androcée toujours à 8 étamines, alors qu’il y en a 12 à 20 chez le B. senegalensis.

Après avoir ainsi bien séparé, semble-t-il, les deux espèces, Pestalozzi considère le B. octandra comme absolument limité à l'Afrique orientale. Ceci déjà, en tout cas, serait inexact, car Chevalier, dans son Exploration botanique de l'Afrique Occidentale Française, en 1920, mentionne bien principalement en beaucoup de. localités de Mauritanie à sol sablonno-argileux, ainsi que dans la région de Tombouctou, à Djindjin et à Sansanding, au Soudan français, le Boscia senegalensis, mais il signale aussi au Sénégal (lougans de Tivaouane, Thies) et au Soudan français (Ouacoro) le B. octandra.

En fait, les différences sur lesquelles s'appuie Pestalozzi pour séparer les deux espèces sont, pour nous, des variations d’une espèce unique. Parmi les assez nombreux échantillons du Sénégal et du Soudan, que nous avons pu examiner dans l’Herbier du Muséum d'Histoire Naturelle de Paris, certains sont à feuilles vraiment glabres, mais d’autres sont à limbe revêtu d’une courte pubescence qui le rend légèrement velouté au toucher. D’autre part, nos spécimens de l’Assaba et de l’Affollé et ceux de la région d’Oualata sont à feuilles pubescentes, comme doivent l'être, d’après Pestalozzi, les seules feuilles du B. octandra, mais l’androcée n’a nullement la constance de composition que Pestalozzi attribue à ce Boscia, car il y 6 à 12 étamines, souvent 7 à 9, dans les plantes de l’Assaba et 9 à 12, jamais plus, dans les plantes d’'Oualata. Quant à la nervure marginale, nous n’avons vu, à cet égard, aucune différence nette entre des feuilles appartenant à des Boscia de l'Afrique orientale et des feuilles de plantes du Soudan Fran- Çais.

Boscia senegalensis et Boscia octandra ne sont, pour nous, qu'une seule et même espèce un peu polymorphe.

Zygophyllacées.

Tribulus terrestris Lin.

« Timeglouss. Plante des terrains argilo-sablonneux ; en juillet et août.

«Quand le fruit, dur et à trois pointes, est sec, 1l s’appelle tedress.

« Bonne plante pour les chameaux. »

Distr. géogr. : Déjà donnée (Loc. cit.).

Fagonia Bruguieri DC.

«Plante des terrains argilo-sablonneux ; de décembre à fin février. »

Dans le Bâten, jusqu’à Tichitt.

Distr. géogr. : Sahara, Mauritanie, déserts d'Egypte, d’Arabie, d'Asie Mineure, de Perse et d'Afghanistan.

Légumineuses.

Acacia Verek Guill. et Perr.

« Aourouar. Le «gommier », producteur de la gomme arabique.

«Un peu partout dans l'Ouest du Cercle, au sud du parallèle d’Oualata. »

Distr. géogr. : Déjà donnée (loc. cit.).

Pterocarpus lucens Guill. et Perr.

« Habara. Buisson de 3 à 4 mêtres de hauteur, fleurissant peu après les premières tornades, vers le milieu de juillet ; puis viennent les feuilles, qui, jeunes, sont mangées par les chameaux, et la plante reste verte en juillet et août. »

Distr. géogr. : Guillemin et Perrottet, qui ont décrit l’espèce, la disaient confinée dans le pays de Galam, où elle fleurit en septembre, mais Chevalier la signale en divers points du Soudan Français (Quiébélé, où elle est très commune sur les

plateaux ferrugineux, dans la brousse, TacadJji, Mossi), et Oliver la cite en Abyssinie, et même au Mozambique, à Senna.

Zornia diphylla Pers.

« Koueïbdet el fakroun, c’est-à-dire «le petit foie de la tortue ». En juillet, août et septembre dans les terrains argileux où poussent l’adriss, l’habara et lil]. Sur le Thar Néma.

«Excellent pâturage à chameaux. »

Distr. géogr. : Assez largement distribuée en Afrique, au Sénégal, au Soudan Français, à la Côte d'Ivoire, au Dahomey, descendant jusqu’à l’Angola et se retrouvant, en Afrique orientale, au Mozambique.

Psoralea plicata Del.

«Tatrart. Plante des terrains argilo-sablonneux. Bou M'haye, en février.

«Mangée par les chameaux. »

Nous devons à l’obligeance de M. Diels, directeur du Muséum de Berlin, la détermination de cette espèce, qui n’était représentée dans notre collection que par un échantillon sans fleurs, avec seulement quelques feuilles et quelques petits fruits. M. Diels a bien voulu comparer ce spécimen avec ceux de l’Herbier Schweinfurth.

Distr. géogr. : Hagerup dit de cette espèce, dont 1l n’a trouvé autour de Tombouctou que quelques rares exemplaires, que c’est une plante saharienne typique qu’on connaît depuis le Cap jusqu’au Sahara du Nord et en Egypte et qui est également répandue à travers l’Arabie et les Indes. Cependant Battandier et Trabut, tout en la citant, ne l’indiquent nullement comme commune au Sahara. D’autre part, Tbrahim Ramis la signale en Egypte dans le désert, mais surtout sur le bord, et Oliver ne mentionne, comme habitat, que les rives du Tchad et, en Nubie, les rives du Nil. Boissier, dans sa «Flora Orientalis », ne parle d’aucune ‘autre contrée que l'Egypte et ne fait aucune allusion à l’Arabie. Baker, dans la «Flora of Bristish India », ne cite que les plaines du Pun-

jab. Enfin nous ne trouvons aucune mention de l'espèce dans le « Flora capensis ».

Tephrosia anthylloides Hochst.

Sans indication.

C’est le Tephrosia A pollinea de Guillemin et Perrottet, qui n’est pas l’espèce de de Candolle.

Distr. géogr. : Sénégal, Mauritanie (Kiffâ), Soudan Frençais, Soudan Anglo-Egyptien.

Tephrosia leptostachya DC.

« Mazmaz. Plante des terrains argilo-sablonneux, dans les fonds d’oueds et dans les creux, entre les dunes, dans le Labiar ; octobre à février.

« Les chameaux la mangent très volontiers. »

Distr. géogr. : Déjà donnée (loc. cit.).

Cucurbitacées.

Citrullus vulgaris Schrad.

«Ilif. Le fruit de la pastèque sauvage, appelé lahdej, est, en septembre et octobre, une bonne nourriture pour les chameaux, qui en sont très friands.

«Un peu partout dans les régions de sables. »

Vraisemblablement originaire de l’Afrique tropicale, la pastèque est répandue dans tous les pays chauds, cultivée ou subspontanée. .

Très peu exigeante en eau, elle est cultivée en grand en Mauritanie, Où on la sème en Juillet, c’est-à-dire au début de la saison des pluies, en terrain sablonneux impropre à toute autre culture, et on récolte un mois à un mois et demi après. On utilise les fruits et les graines, et ces dernières sont directement consommées ou servent pour l’extraction de l’huile dite huile de béref.

L'huile de béref, qui représente 52 p. 100 de la graine décortiquée, est une huile demi-siccative, complètement neutre

au goût, ayant pour point de solidification — 69 et pour point de liquéfaction + 29,5.

Cucumis Melo Lin. var. agrestis Ndn.

« Tagesrarit. Vient aussi bien dans les terrains sablonneux que dans les sols argileux ; septembre et octobre.

«Excellent pâturage à chameaux.

« Le fruit est utilisé dans le tannage des peaux, pour faire tomber les poils. »

Naudin, en 1859, a admis pour la variété agrestis deux groupes :

19 Le groupe des pubescens. Willd., turbinatus et maderaspatanus Roxb., qui correspond aux melons sauvages de Inde ;

20 Le groupe du petit melon de Figari, ou melon sauvage d'Afrique, qui serait le groupe des melons sauvages africains.

D’après les spécimens que nous avons vus dans l’Herbier du Muséum de Paris, le melon sauvage de la région d’Oualata, avec ses feuilles plus longues que larges, profondément lobées et à lobes très arrondis, fortement cordées, se rapprocherait surtout du groupe des pubescens. Il se rapproche même tout particulièrement d’une variété Cossionianus (affine du pubescens) qui n’est connue que par un pied trouvé dans des cultures au Pont-Juvénal, près de Montpellier, en 1860.

Des Cucumis Melo tout à fait analogues à. ceux d’Oualata avaient déjà été récoltés par le lieutenant Boëry dans la région de Kiffa.

Ajoutons que nous avons retrouvé dans l’Herbier du Jardin Botanique de Marseille une plante également semblable qui fut récoltée par Coste (ancien Chef du Service des Plantations de la Ville de Marseille) aussitôt après la guerre, sur le Champ de Courses de Marseille, où avait été établi, pendant la durée des hostilités, un camp de troupes coloniales anglaises.

pénis 5 ans

Lythracées.

Lawsonia alba Lamk.

«Le henné est cultivé dans la palmeraie de Néma. Les femmes pilent les feuilles et en font une pâte qui sert à teindre leurs ongles, leurs doigts et la queue des chevaux gris. »

Borraginacées.

Lithospermum callosum Vahl.

«Einchal. Se trouve uniquement dans les creux, entre les dunes, dans le Labiar et surtout l’Aoukar.

«Excellent pâturage à chameaux. Reste verte assez longtemps, d'octobre à février. »

Distr. géogr. : Déjà donnée (loc. cit.).

Heliotropium undulatum Vahl.

«Hebalyé. Pousse un peu partout dans les terrains sablonneux, après l’hivernage.

« Bon pâturage à chameaux, qui s’en nourrissent en septembre et octobre. »

Distr. géogr. : Déjà donnée (loc. cit.).

Asclépiadacées.

Glossonema nubicum Done.

« Echumkad. Dans les terrains rocailleux, au nord d’Oualata.

« Aucun intérêt comme pâturage pour les chameaux et les moutons. »

Distr. géogr. : Soudan Français, Lagos, Nigérie, Kordofan.

Caralluma tombuctuensis N. E. Br.

« Tadenoua. Uniquement plante de rochers.

« Poison extrêmement violent. Les Maures en expriment le

suc sur les cadavres des animaux tués par les fauves, et, quand ceux-cireviennent à ces cadavres le lendemain, ils sont presque foudroyés par le tedenoua. »

C’est le Boucerosia tombuctuensis de Chevalier.

Distr. géogr. : L'espèce n’était connue jusqu'ici que dans les environs de Tombouctou, où Chevalier dit qu’elle croît sur les dunes surtout au pied des arbres et sur les collines rocheuses ; en cette région, elle est en fleurs et porte des fruits (peut-être ceux de l’année précédente) en août et septembre.

Pédaliacées.

Sesamum alatum Thonn.

« Sag lemhor, c’est-à-dire «jambe du mhor » (qui est une espèce de gazelle.

«Juillet, août et septembre dans les régions de sable, au sud du parallèle d’Oualata.

«Les chameaux mangent très volontiers cette plante, qui cependant ne suffit pas à constituer un pâturage. »

Distr. géogr. : Déjà donnée (loc. cit.).

Orobanchacées.

Cistanche lutea Hoffmge. et Link.

« Zanoun. Plante uniquement des dunes, dans l’Aoukar, où elle fleurit de décembre à mars.

« Parasite sur tijet, eouarach et sbat.

«Les Jeunes pousses qui se sont développées sur eouarach et sba sont mangées par les Maures, après cuisson sous la cendre. »

Le Cistanche lutea Hoffmgg. et Link est le Phelipæa lutea Desf.

Distr. géogr. : Espagne, Algérie, Sénégal, Mauritanie, Soudan Français, Egypte, Arabie.

En Egypte, cette orobanche serait surtout parasite sur les Chénopodiacées, et il en serait sans doute souvent de même

ailleurs, car, en Mauritanie, Chevalier la cite comme poussant sur les plantes herbacées de la plage maritime. Ce parasitisme nest cependant pas exclusif, car Chevalier dit encore que, au Soudan Français, à Goundam, elle vit sur le Salvadora persica.

Nous ignorons quelles sont les plantes-hôtes correspondant aux noms indigènes donnés par M. Boëry.

Acanthacées.

Blepharis linariæfolia Pers.

«Zfily. Terrains sablonneux, au sud du parallèle d’Oualata ; septembre et octobre.

«Très bon pâturage à chameaux, aussi bien sec que vert. Très bon pâturage aussi à chameaux, moutons. »

Distr. géogr. : Déjà donnée (Loc. cit.).

Verbénacées,.

Bouchea marrubiifolia Schauer.

« Aktetteft. Plante peu répandue, poussant dans les dunes, après l’hivernage, au nord du parailèle d’Oualata.

«Excellent pâturage à chameaux. »

Cette espèce n’a, croyons-nous, été signalée jusqu'ici que dans la partie orientale (Soudan Anglo-Egyptien) de la ztne subdésertique du Nord-Africain tropical, et aussi en Arabie (quoique Boissier ne la cite pas) et dans le Sindh. N'ayant pas à notre disposition de type de comparaison, nous avons prié M. Diels de bien vouloir vérifier dans l’Herbier du Muséum de Berlin notre détermination spécifique, qui s’est trouvée confirmée. La plante du Soudan Anglo-Egyptien revient donc beaucoup plus loin qu’on ne le supposait vers l'Ouest de la zone subdésertique, tout en semblant devenir rare.

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