Café d'Arabie en grains, de Chau-toi. — Cochinchine
265. — Coffea liberica ; café de Libéria en cerises. — Cochinchine.
266. — Coffea liberica ; café de Libéria en cerises. — Tonkin.
Il y a quelques plantations de caféiers de Libéria en Cochinchine (surtout province de Gia-dinh), au Cambodge (province de Kampot) et au Tonkin.
270. — Thea sinensis ; thé sauvage du Tonkin. —7'ernstrémiacées.
D’après Eberhardt, le Thea sinensis est réellement indigène au Tonkin, car c’est véritablement à l’état sauvage qu'on trouve, en pleine forêt, dans la chaîne du Tam-dao, province de Vinh-yen, ainsi que dans les cercles militaires de Ha-giang et de Bao-lac, des théiers à grandes feuilles qui peuvent atteindre 8 à 10 mètres de hauteur, avec un diamètre parfois de 40 centimètres.
Au dire du lieutenant-colonel Louvel, qui commandait en 1904 le Troisième Territoire militaire, à Ha-giang, l’arbre à thé sauvage de cette région, qui donne le thé dit de Banxang, aurait été signalé, 11 y a un siècle environ, par un Chinois de passage, aux habitants du pays, qui ignoraient les propriétés de ses feuilles. Aujourd’hui, les indigènes de Banxang font trois récoltes par an et vendent à des marchands venus de Chine ou d’Ha-giang l’excédent de la consommation locale. La préparation est relativement soignée. Ce sont seulement les jeunes feuilles qui sont cueillies. On les chauffe dans une grande marmite, à température peu élevée ; quand elles paraissent suffisamment sèches, on les retire, puis elles sont roulées entre les mains. Elles sont ensuite exposées un
jour au soleil et finalement soumises à un second séchage dans les mêmes marmites que précédemment.
A noter qu’on trouve souvent dans les collections, sous le nom de «thé sauvage d’Indochine», des feuilles qui ne sont pas des feuilles de théier.
Louvel : Le Thé de Ban-xang. Bull. écon. de l’Indochine, 1904, p. 1021. — Eberhardt : Le Thea sinensis à l’état spontané. Id., juin 1907).
271. — Thea sinensis ; feuilles de thé pour la consommation indigène. — Annam.
Pour la consommation indigène, la préparation des feuilles de thé est très rudimentaire en Indochine. Les classes pauvres consomment couramment la simple infusion, ou même la décoction de feuilles fraiches, ou encore l’infusion de vieilles feuilles tombées à terre.
Lorsqu'il y a préparation, elle consiste ordinairement à étendre les feuilles fraiches dans un coin, où elles sont recouvertes de nattes pendant six jours, puis à les sécher au soleil ; ou bien on sèche au feu et au soleil comme il a été indiqué plus haut pour le thé de Ban-xang.
La culture de l’arbre par les indigènes est également très peu soignée.