‹ Annales du Muse colonial de Marseille (volume 5)Chapitre 52 sur 62 · PT OR T · texte numérisé non relu

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lement il y en a deux qui naissent au même niveau et le troisième apparait à un niveau légèrement différent. La structure anatomique est assez simple. La tige est

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Fig. 1. — Coupe transversale schématique d’une tige de Stapeliopsis madagascariensis : e, épiderme ; ce, écorce ; f, faisceau libéro-ligneux ; p, périeyele ; , liber ; b, bois ; x, liber périmédullaire : », moelle.

entourée par un épiderme cutinisé el stomatifère, les stomates étant accompagnés de cellules annexes, disposées parallèlement à la fente, comme cela est fréquent chez les Asclépiadacées. Dans notre espèce, il y a, à côté des cellules stomatiques, une ou deux cellules-annexes, dans chacune desquelles on remarque une cloison transversale. Cet épiderme recouvre

un parenchyme chlorophyllien, à grandes cellules ovalaires et dans lequel la limite entre l’écorce et le cylindre central n’est indiquée que par la présence de faisceaux libéro-ligneux, surmontés par quelques fibres cellulosiques d’origine péricyclique. Dans ce parenchyme, on remarque de nombreux laticijères ramifiés, à cavité continue, de diamètre réduit (154), qui sont plus abondants dans la moelle que dans l’écorce.

Le nombre, la position et la grosseur des différents faisceaux libéro-ligneux varient, dans un même individu, suivant le niveau où la section a été pratiquée. En effet des coupes transversales faites en série nous ont permis de constater qu’à ‘la naissance de chaque mamelon deux ou trois faisceaux libéroligneux quittent la stèle pour aller dans ce mamelon et dans l’épine qui le termine, alors que d’autres fois ce sont simplement des ramifications des faisceaux libéro-ligneux caulinaires qui vont dans les mamelons en question, la portion principale de ces faisceaux demeurant dans la stèle. Mais, dans la première éventualité, ce sont alors des faisceaux libéro-ligneux voisins qui viennent, et de chaque côté, prendre peu à peu la place de ceux qui sont passés dans les mamelons. De plus, des faisceaux voisins peuvent se réunir en un faisceau unique plus volumineux, lequel peut ultérieurement se scinder en plusieurs faisceaux séparés et plus petits. Et c’est pourquoi sur certaines sections transversales il n’y a que huit faisceaux, alors que sur d’autres on peut en compter dix, douze, treize et même seize.

Dans tous les cas ces faisceaux libéro-ligneux, s'ils peuvent être assez étendus dans le sens tangentiel par suite des réunions précitées, ne sont jamais très développés dans le sens radial, bien qu’on y observe un début de formations secondaires. De plus les éléments lignifiés y sont peu nombreux et réduits à quelques vaisseaux. Et comme, par ailleurs, 1l n°y a de fibres cellulosiques, ni dans Pécorce, ni dans la moelle, les éléments de soutien sont donc fort peu développés dans cette espèce, ce qui est bien en rapport avec la crassulescence des tiges et leur hauteur toujours faible.

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Ajoutons qu’à la partie interne de ces faisceaux 1l ÿ a quelques ilots de liber périmédullaire, comme dans toutes les Asclépiadacées.

Fig. 2. — Coupe transversale schématique d’une portion de tige de Trichocaulon Decaryt : a, pointe et poil ; d, écorce ; g, faisceau libéroligneux ; k, moelle.

Structure anatomique du Trichocaulon Decaryi.

Une section transversale de la tige du Trichocaulon Decaryt a un aspect tout à fait particulier, par suite de la présence des pointes pilifères, qui forment une sorte de couronne autour de cette tige, sans que d’ailleurs cette couronne soit absolument régulière (fig. 2). En effet, comme les pointes en question ne sont pas disposées en verticilles, une section transversale ne coupe pas exactement par leur grand axe toutes les pointes qu’elle rencontre et certaines de ces dernières sont sectionnées à des distances variables de ce grand axe. C’est pourquoi, dans

la section transversale schématique que nous avons figurée, il y a des pointes bien nettes et complètes et d’autres dont une portion seulement a été intéressée par la section.

Quant à la structure interne de cette tige, elle est très simple, comme celle du Stapeliopsis madagascariensis. On y trouve d’abord un épiderme stomatifère, les stomates se rencontrant jusque sur les poils, où en outre l’épiderme est papilleux. Mais les stomates ne présentent pas de cellules annexes, contrairement à ce qui a lieu dans le Stapeliopsis madagas- CaTiensis.

Un parenchyme à grandes cellules arrondies (plus petites cependant et plutôt elliptiques dans les pointes) forme la masse fondamentale de cette tige ; les chloroplastes y sont surtout abondants dans l’écorce et plus particulièrement dans les pointes.

L’endoderme et l’assise qui le précède renferment, et cela surtout au niveau des faisceaux libéro-ligneux et de la partie basilaire de leurs ramifications, des grains d’amidon, de petite taille, et qui ont au maximum 6457 de diamètre. Mais il y a aussi quelques cellules amylifères dans le liber et dans le liber périmédullaire.

Les faisceaux libéro-ligneux sont nombreux, isolés les uns des autres et surmontés par des fibres cellulosiques péricycliques. Dans chacun d’eux l’assise génératrice a commencé à fonctionner ; en outre il y a du liber périmédullaire. Ces faisceaux donnent naissance à des ramifications, qui vont dans les pointes et dans les poils, ces derniers étant vascularisés presque jusqu’à leur extrémité.

Enfin, de nombreux laticifères ramifiés courent en tous sens dans le parenchyme et jusque dans les pointes. Ces laticifères ont en moyenne 46 u de diamètre ; 1ls sont donc d’un calibre supérieur à ceux du Stapeliopsis madagascartensis.

En résumé, si on retrouve dans nos deux Céropégiées cactilormes les caractéristiques anatomiques des Asclépiadacées,

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en revanche elles ne présentent pas de particularités bien spéciales.

Mais, du point de vue général, les deux Céropégiées cactiformes trouvées par M. Decary viennent enrichir la flore xérophile malgache, déjà si variée, et il est d’autre part intéressant de pouvoir faire connaître à Madagascar des représentants d’un groupe si nombreux en Afrique australe.

ORLÉANS, IMP. H. TESSIER. — 7-1932

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