‹ Annales du Muse colonial de MarseilleChapitre 108 sur 363 · FONDÉES EN 1893 PAR EDOUARD HECKEL · texte numérisé non relu

FONDÉES EN 1893 PAR EDOUARD HECKEL

DIRIGÉES PAR

Ë M. HENr: JUMELLE

Professeur à la Faculté des Sciences Directeur du Musée Colonial de Marseille.

Moyen-Orient, par M. HENRI JUMELLE.

“2 Contribution à l'Etude chimique des Noix de Sanga-Sanga,ou Aicinodendron ÿ africanum, par M. PIERAERTS, Conservateur au Musée du Congo Belge.

30 Les Variétés du Palmier à Huile, par M. HENRI JUMELLE.

- 4 Quelques données sur l'état actuel de la Culture cotonnière, par M. HENRI

Vin t-cinquième année, 3° série, 5° volume (1917) =

+ 2e FASCICULE ei x Notes statistiques sur les Plantations étrangères de Caoutchouc dans le

MARSEILLE PARIS MUSÉE COLONIAL LIBRAIRIE CHALLAMEL 0, RUE NOAILLES, 5 17, Rue Jacos, 17

Notes statistiques sur les Plantations étrangères de Caoutchouc

dans le Moyen-Orient

Il est convenu aujourd’hui d'appeler « Moyen-Orient » (le « Middle East » des Anglais) toute la région sud-asiatique et malaise qui comprend l’Inde, Ceylan, la Péninsule malaise, la Péninsule indochinoise et l’Insulinde.

L”’ « Extrême-Orient » correspond à la Chine et au Japon.

Or, c’est précisément dans le Moyen-Orient que s’est développée depuis moins de vingt ans, et avec une prodigieuse rapidité, la culture de l’hévéa brésilien (1).

L'apparition du caoutchouc de plantation sur les marchés européens et américains ne date- que du commencement de ce siècle ; c’est donc en une quinzaine d’années que les plantations de caoutchoutiers ont pris une extension telle que non seulement, en ce court temps, les récoltes totales annuelles ont quadruplé, mais encore sont de plus en plus constituées par les sortes cultivées, devant lesquelles les caoutchoucs sauvages perdent chaque jour de leur importance.

On en jugera par le tableau suivant, où la production est indiquée en tonnes,

(1) En dehors du Moyen-Orient, on ne peut citer en Asie, comme plan tations de caoutchoutiers, que celles de lîle chinoise de Haïnan, où l’hévéa a été introduit en 1910 par deux Sociétés locales, 15.000 arbres environ auraient été plantés, et 1.800 kilogrammes environ de caoul chouc ont été envoyés à Singapore dans le second semestre de 1915.

Le produit était bon, mais mal préparé.

RATES CAOMLCDANEERANTAREE Autres caoutchoues | CAOU TCHOUCS | TOTAUS du Brésil sauvages de plantation

| TOON PE ALEE 26.800 27.000 4 53.804 1902: 25m 29,000 23.500 $ 8 52.508 | 190 EURE 30.000 32.000 43 62.043 1906 48 36.000 29,000 510 65.510 | TOUTE Er SERA 38.000 30.000 1.000 69.000 | 1O0S TES 39.000 24.500 1.800 65.300 JOUE RE 42,000 24.000 3.600 69.600 LOTO RESERE 40.800 21.000 8.200 70.000 1 D RSR Es 37.500 22.500 14.500 |. 74.500 TITRE EEE A 42.400 27.000 28.600 98.000 ROBES MUR 39.500 21.400 47.700 108.600 PO Ron 37.000 18.000 71.500 | 120.500 NOT IS ANSE 37.500 9.000 113.400 159.900 LOGE LEE 2 36.500 10.000 155.500 202.000 (1)

Ainsi, en 1900, la proportion du caoutchouc de plantation dans la récolte mondiale était de 0,007 p. 100, et en 1916 elle était de 73 p. 100.

On voit, en même temps, que la production des caoutchoucs de cueillette brésiliens se maintient à peu près constante, sans tendance sensible à une élévation, et que la production des autres caoutchoucs sauvages d'Amérique, d’A&ie, d'Océanie ou d'Afrique s’est abaissée au tiers environ de ce qu’elle était il y a quinze ans. C’est donc bien le -« Para de plantation » qui devient de plus en plus le maître du marché.

En Asie et Malaisie, les plantations d’hévéas couvrent aujourd'hui approximativement 620.000 hectares ainsirépartis:

Péninsulemmataisennt si A EE Re 268.000 hectares Indes Néérlandaisés "1. LL E 207-0000 CENT SR ET ir At pe 106.000 — Bornéo. Britannique x. 71.144020 12.000 — indé et Bifitame eme Le er 16.000 — Cochimenimes rss eee er Re 17.000 —

(1) Est-il besoin de faire remarquer que tous les chiffres que nous Hons citer dans ce travail ne peuvent jamais être considérés que comme approximatifs ? Il y a toujours quelques écarts entre les nombres que donnent les diverses revues scientifiques ou commerciales. Nous avons adopté ceux qui, d’après les sources auxquelles nous les avons empruntés

En ces quatre dernières années, 1l a été exporté en tonnes:

1913 1914 1915 1916 De la Péninsule malaise. 36.200 49.700 72.800 102.000 De Ceylan et Inde ..... 11.830 14.800 20.600 23.500 Des Indes Néerlandaises. » » 20.100 30.000

De 1908 à 1912, les capitaux chaque année placés dans ces plantations, ont été, en livres sterling :

EE AC Ra LR EP PR SE NNERC EE 2.010.000 STE DRE En ARR TT CS ER ne er et RE ES PA Er 12.008.000 GR TN PE er à ne Se ARS SR EE SRE A 38.841.500 TE 4 POELE ET EU FE 6.619.000 LA PAPE ÉTIENNE D NE ET RS 2.242.000

Soit un total de 61.721.000 livres sterling, c’est-à-dire 4 milliard 543.025 francs.

En 1916, on évaluait que ce total s'élevait à 100 millions de livres, c’est-à-dire 2 milliards et demi.

Laissant de côté momentanément notre colonie de la Cochinchine, sur laquelle nous reviendrons spécialement plus tard avec plus de détails, voyons ce que sont actuellement, dans les autres contrées du Moyen-Orient, l’état et les conditions de culture de ces caoutchoutiers.

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