PÉNINSULE MALAISE
La Péninsule malaise comprend :
19 Les Straits Settlements, ou Etablissement des Détroits, qui, le long du détroit de Malacca, forment une colonie relevant directement de la Couronne ;
20 Quatre Etats Fédérés Malais, qui sont des Protectorats occupant une grande partie de la péninsule, sur une surface de 73.500 kilomètres carrés environ :
39 Quatre Etats Protégés.
ou après comparaison entre toutes les statistiques, nous ont semblé se rapprocher le plus de la réalité. Aïnsi le total que nous donnons pour 1916 est un peu supérieur à celui que donnent les revues annuelles des courtiers anglais, mais les récoltes indiquées par ces revues pour les Indes Néerlandaises nous paraissent beaucoup trop faibles.
Les Straits Settlements comprennent :
L'ile de Singapore (525 kmdq.) ;
L'ile de Penang (272 kmq.) :
La Province de Wellesley (688 kmq.), qui fait partie de l'Etablissement anglais de Penang ;
Les Dindings, composés de l’île de Pangkor et de la partie de la côte voisine ;
Malacea.
Les Etats Fédérés Malais, d’un peu moins d’un mil n d'habitants (Malais, Chinois, Indiens, Européens et Américains), comprennent :
Dans l'Est : Pahang (36.465 kmq.) :
Dans l'Ouest : Perak (22.185 kmdq.) ;
Selangor (8.160 kmdq.) :
Negri-Sembilan (6.630 kmq.).
Les Etats Protégés sont :
Au Sud : Le Sultanat de Johore (23.000 kmq.), de 200.000 habitants environ, surtout Chinois.
Dans l’Est:: Kelantan (12.750 kmdq.), de 300.000 habitants, transféré, ainsi que les Etats suivants, du Siam à l’Angleterre en 1910 ; |
Trengganu (15.300 kmq.), de 50.000 habitants ;
Dans l'Ouest : Kédah (7.650 kmq.), de 200.000 habitants.
C'est dès 1877 que les premiers hévéas furent apportés de Kew aux Jardins botaniques de Singapore et de Pérak ; quelques-uns de ces plants commencèrent à rapporter en 1881 et se propagèrent si bien qu'en 1898 le seul Jardin Botanique de Singapore possédait près d’un millier de grands arbres. Mais, en dehors de ces essais officiels, c’est en 1897 seulement qu'un colon, M. W. Bailey, plantait environ 80 hectares dans l'Etat de Selangor, et c’est donc à cette date que commencent les vraies entreprises culturales de caoutchouc dans la péninsule. Depuis lors, en même temps que la culture se développait, les conditions économiques de la péninsule se sont progressivement et rapidement améliorées. Les anciennes forêts se sont transformées en plantations de caoutchoutiers, les voies ferrées de la partie occidentale, où se trouvent presque
toutes ces plantations, se sont étendues (1), et la population, grâce à l’arrivée de milliers de coolies, tamils, chinois et Javanais, a considérablement augmenté.
En 1910, la surface couverte par les hévéas était de 158.878 hectares, dont :
Dans les Etats Fédérés Malais ........ 98.310 hectares — Straits Settlements .. .. :...: DOME 1 1Etats Protégés.- 271. Ma. 22.600 —
Les 98.310 hectares des Etats Fédérés étaient composés de :
Selangor (190 plantations) ........... 45.230 hectares Perak plantations): tn". 33.990 — Negri Sembilan (78 plantations) ...... 17.940 — Pahang (12 plantations).............. 4:560:: - —
Les 37.968 hectares des Straits Settlements correspondaient à 109 plantations, dont :
RAD EE TC AR NT UIRE Es D valu diere 5.600 hectares ACER PA LR AUS RER ER ANSE 22.000 — RES URSS SEM RP NAT PER E MAR EE 1.200 — ARE IERLONR ANS SAS ler ère 9.168 —
Enfin, les 22.600 hectares des Etats Protégés se composaient de :
Johore (44 plantations) .............. 17.400 hectares Kelantan et Kedah (4% plantations) ... 5.200 —
(1) La grande voie ferrée dès maintenant en exploitation parcourt du Nord au Sud presque toute la partie occidentale de la péninsule, puisque, plus ou moins parallèlement à la côte, elle va d’Alor Star à Singapore. D’Alor Star une ligne est en projet vers Bangkok. La voie actuelle traverse donc l'Etat de Kedah, la province de Wellesley, les Etats de Perak, de Selangor, de Negri Sembilan, de Johore et l’île de Singapore. De petits tronçons aboutissent à Penang, à Port-Weld, à Teluk Anson, à Klang et Port Swettenham, à Port-Dickson, à Malacca Town. Vers l’intérieur, un embranchement mène de Gemas à Kuala-Lipis, dans l'Etat de Pahang. Cette voie sera continuée, à travers Kelantan, jusqu'à Riverside, où elle rejoindra la petite ligne actuelle de Riverside à Tampat, sur la côte Ouest. Un peu avant Tampat, à Pasir Mas, une ligne sera construite dans la direction de Bangkok.
En 1912, la surface totale s'élevait à 248.640 hectares, et les ouvriers employés à l’exploitation étaient au nombre de 255.912, dont 145.848 Tamils, 63.210 Chinois, 23.580 Javanais, 19.425 Malais, 5.848 travailleurs d’autres races.
En 1915, sur une surface approximative de 200.000 hectares de caoutchoutiers pour les seuls Etats Fédérés, on comptait dans l'Etat de Selangor 102.130 hectares, et dans l'Etat de Perak (dont les exportations étaient de 16.663 tonnes de caoutchouc brut) 66.400 hectares, dont une très faible partie seulement avec cultures intercalaires.
Comme exportation totale de la Péninsule malaise en caoutchouc brut pour 1915, nous avons imdiqué plus haut 72.800 tonnes (d’après la feuille annuelle de MM. Figgis et C9 de Londres). Le Times de décembre 1916 admet 79.415 tonnes.
Dans les Etats Fédérés, le caoutchouc représente aujourd’hui (1) plus de 40 p. 100 de toutes les exportations. De 1890 à 1915. le commerce extérieur de ces Etats s’est élevé de 5.714.187 livres sterling à 26.106.773 livres, et cette énorme augmentation est bien due essentiellement au caoutchoue, car l'importance des deux autres principaux articles d’exportation, l’étain et le coprah, a peu varié ou tendrait même plutôt à diminuer (2). Telle est l'influence qu’a exercée sur la prospérité du pays l'introduction de l’hévéa (3).
Parmi les Compagnies établies dans la Péninsule, et qui sont particulièrement nombreuses dans les Etats de Selangor et de Perak, quelques-unes portent des noms aujourd’hui bien connus,
La «Pataling Rubber » a été fondée en 1905 dansle Selangor.
(1) D’après des renseignements récents, la valeur des exportations de ces Etats aurait été de 468.300.000 francs pour 1915. Dans les Etats Protégés, d’autre part, la valeur des exportations aurait été, toujours pour le seul caoutchouc, de 113 millions de francs, dont 90 millions pour le Sultanat de Johore et 17 millions pour Kedah.
(2) Les exportations d’étain représentent cependant toujours une valeur d’environ 200 millions de francs.
(3) Ajoutons encore que le port de Singapore a exporté pendant les sept premiers mois de 1914, 1915 et 1916, respectivement 16.821, 22.877 et 52.414 tonnes.
La « Vallambrosa », dans le même Etat, district de Klang, date de 1904. Cette Société eut l’avantage d'acheter des terrains à un prix très bas, ce qui lui permit de distribuer des dividendes particulièrement élevés.
L’ « Anglo-Malay », constituée en octobre 1905, au capital de 150.000 livres sterling, a établi aussi des propriétés dans le Selangor.
La « Highlands and Lowlands Para Rubber », toujours dans le même Etat, a été créée en juillet 1906, au capital de 310.000 livres sterling.
Dans le Selangor encore se trouvent les plantations de « Selangor Rubber », de « The Glenshiel Rubber », ete. En 1916, la « Glenshiel Rubber » possèdait 907 hectares, dont 537 plantés et 490 en rapport : la production était estimée à 163 tonnes.
Dans l’Etat de Perak, d'importantes Compagnies avaient en 1916 la même situation prospère. On estimait pour 1916 la production à :
1.065 tonnes pour la « Straits Rubber », 906 tonnes pour les « Penang Rubber Estates » (qui ont également des plantations à Wellesley, dans les Straits), 317 tonnes pour les « Rubana Rubber Estates », 407 tonnes pour les « Tali Aver Rubber Estates », 158 tonnes pour la « Bagan Serai », 154 tonnes pour la « Batak Rabit Rubber », 145 tonnes pour la « Kurau Rubber », 28 tonnes pour la « Merchiston Rubber ».
Les surfaces totales de ces plantations étaient de :
4.361 hectares pour la « Straits Rubber », avec 3.190 hectares en culture :
1.960 hectares pour la «Rubana Rubber », avec 1.200 hectares en culture ;
1.900 hectares pour la « Tali Ayer Rubber », avec 1.520 hectares en culture.
555 hectares pour la « Bagan Serai », avec 468 hectares en culture :
714 hectares pour la « Batak Rabit », avec 500 hectares en culture ;
900 hectares pour la «Glenshiel Rubber », avec 537 hectares en culture ;
410 hectares pour la « Kurau Rubber », avec 369 hectares en culture ;
488 hectares pour la « Merchiston », avec 336 hectares en culture.
Dans le Sud du Sultanat de Johore, la « Mount Austin Rubber », qui distribuait en 1915 un dividende de 34 p. 100, a 4.280 hectares entièrement plantés, et, après avoir exporté, en 1915, 460 tonnes, en espérait pour 1916 plus de 600. Le maximum prévu pour l'avenir est de 2.215 tonnes.
On peut citer, comme dividendes pour 100, pour certaines de ces Sociétés, de 1909 à 1912 :
ANNÉE Capital autorisé 1909 | 1910 1911 de fondatien en francs
Selangor 1899 ).00( 31981278 Pataling 1903 . 325 [250 Bukit Rajah 1903 11.750.000! 150 1150 Vallambrosa 1904 1. : 175 |130 Bat Cavess reset 1904 :50.0( 150 1140 Anglo-Malay .000! 50 | 75 Linggi 2. .O0C 237,9 Cire Rubbers 2-2 s 39 |200 Kuala Selangor 30 Higlands and Lowlands.| 1906 17.750. 50 Damansara )6 12. : Re Perak Rubber H20° 30 Seafield Rubber HAL 12E | 40 Glenshiel Rubber 15
Ainsi, au total, en ces quatre années, la « Selangor Rubber » a donné, comme dividende, 1.187 p. 100 ; la « Pataling », 975; la « Linggi », 740 ; et la « Vallambrosa », 655.
En 1915, les dividendes ont été de :
Pourila cPataling: 0er ES RATE eee 225705 = NUCSCANEOT DE RE PNR ERNEST 162 526% — CS PLANS BEN ee ne LU EN A ee 14065 — CNVATIAMDPOSA DER 0e 2 PR are 100 0
En cette année 1915, rares ont été les Compagnies qui ont
DANS LE MOYEN-ORIENT Or
distribué des dividendes de moins de 10 p. 100 ; certaines Sociétés ont donné 160 p. 100 et davantage, et 100 p. 100 n’a pas été une exception.
D'ailleurs, la consommation et la production augmentant, le coût de production diminue progressivement. Telle plantation où le prix de revient du kilogramme était encore de 4 fr. 90 en 1913 l’obtenait, en 1915, à 3 francs. D’après les rapports des Compagnies malaises pour cette année 1915, le coût moyen du kilogramme f. 0. b. était de 2 fr. 75, se répartissant approximativement en :
HécolEeret HAnUtAG ETES LE eme 1 fr. 30 Charges générales d'administration ........... 0 fr. 60 DÉTECTE O M EEE EE de nur Cereal r10 Na cie O fr. 40 EANÉRS ES Un MR ne PS ANT AE de MAS à OFF 45
Le prix de revient du caoutchouc amazonien étant de 7 francs environ, tout l’avantage est donc dès maintenant, et largement, aux sortes de plantation, pour lesquelles le prix de vente de 9 fr. 50 à 10 francs est très rémunérateur, alors qu'il l’est peu pour le « Para » de cueillette brésilien.
Actuellement, dans les Straits, la valeur d’un hévéa, aux différents âges, est la suivante en francs (1) :
Age Incisé Non incisé Arbres par hectare 3 mois 1 fr. 40 F2 6 — 1 fr. 70 575 9 — Fa$r 319 1 an DiIT:.25 319 2 ans Sfr:-79 379 3 — tr 25 EP: 69 375 4 — 6 fr. 60 TETT< 55 370 9 — 13 fr. 60 379 " 5 — 13 fr. 60 312 6 — 47 fr: 35 279 7 — ALrÉT.: 29 250 8 — 24 fr. 85 225 9 — 30 fr. 10 200 10: — SRIr 89 200
(1) Nous convertissons en francs les chiffres indiqués en dollars par lIndia Rubber World, et en admettant qu’il s’agit du dollar américain (5 francs), et non du dollar de Singapore, qui vaut seulement 3 francs.
Vers la fin de 1908, le capital autorisé était, pour 68 Compagnies, de 1.300 francs par hectare environ ; en 1910, il était de 1.960 francs. Dans les bonnes plantations en plein rapport, le rendement est de 450 à 510 kilogrammes par hectare. En 1915, la propriété « Sealield » récoltait même une moyenne de 773 kilogrammes à l’hectare, sur une surface de 50 hectares plantés en 1904 et dont les arbres étaient, par conséquent, âgés de 10 à 11 ans. Pour l’ensemble de la plantation, le rendement moyen était de 496 kilogrammes. En 1911, le prix de revient de la plantation jusqu’à la première récolte était évalué à 1.050 francs l'hectare pour une plantation de 1.500 hectares.
Les hévéas ont donc bien réellement trouvé en Péninsule malaise une de leurs grandes contrées de prédilection. Le sol latéritique n’est certes pas toujours de premier ordre : riche en fer, il est pauvre en potasse et en chaux. Mais le grand avantage du pays semble (1) son humidité constante à une température modérément élevée ; les pluies sont peut-être moins abondantes qu’en certaines autres parties du globe, mais elles sont continues. Et ces conditions ne favorisent pas seulement la croissance des arbres, qui peuvent quelquefois atteindre plus de 30 mètres à 14 ans, et, en tout cas, au bout de trois ans peuvent déjà donner une petite récolte, mais, en outre, permettent l'exploitation pendant toute l’année. Une période de sécheresse arrêterait l'écoulement du latex ; de trop fortes pluies rendraient l’incision difficile, ou même impossible.
L'habileté des travailleurs tamils, chinois et javanais occupés au travail des saignées est un des autres facteurs de succes.
Et c’est grâce à toutes ces influences réunies que la Péninsule, qui n’exportait pas encore de caoutchouc il y à vingt ans, en produisait, en 1916, 102.000 tonnes.
(1) À noter cependant qu’une petite saison sèche n’est peut-être pas aussi défavorable à l’hévéa qu’on a souvent tendance à le croire.
Tout comme la Péninsule malaise, les premiers hévéas apportés à Ceylan le furent par les soms du Jardin de Kew, et ils furent plantés en 1876, au Jardin d'Henaratgoda. Vers 1887, quelque dix ans plus tard, les planteurs de la basse région du Sud-Ouest commencèrent à mettre quelques arbres autour de leurs champs de thé ou le long des routes, et en 1890 il y avait 80 à 120 hectares de caoutchoutiers, qui, d’ailleurs, étaient en grande partie des Castilloa et des Manthot. Mais, vers 1898, les prix du thé ayant baissé, les propriétaires furent amenés à songer à de nouvelles cultures, et ce fut alors que leur attention se porta sérieusement sur les hévéas. Ceux-ci furent d’abord cultivés en mélange avec les arbres à thé, puis les théiers furent supprimés et les caoutchoutiers restèrent seuls. L’hévéa a aussi, dans d’autres plantations, remplacé le cacaoyer. Enfin, il y a eu des plantations directes d'hévéas.
De 1898 à 1906, 20.000 hectares environ furent plantés, puis de 1906 à 1916, 76.000 ; et nous avons admis plus haut, . pour 1916, 100.000 hectares environ.
Les exportations de 1916 ont été de 23.500 tonnes.
Les plantations, dans le Sud-Ouest de Ceylan comme en Péninsule malaise, sont établies sur des sols latéritiques, formés d’une argile sablonneuse rouge et rougeâtre. Les arbres peuvent à la rigueur pousser jusqu’à 800 mètres, mais c'est entre le niveau de la mer et 300 mètres qu'on obtient Îles résultats les meilleurs et les plus sûrs. Il y à d’ailleurs à tenir grand compte, en plus de l'altitude, de la plus où moins grande exposition au vent.
Les districts septentrionaux de l'ile, trop secs, ne conviennent pas au caoutchoutier, même avec irrigation.
En 1908, le capital autorisé pour 71 Compagnies de Ceylan et de l'Inde était de 2.312 francs par hectare : en 1910, ce capital était de 4.355 francs.
De 1910 à 1912, quelques-unes des Sociétés de Ceylan ont distribué les dividendes suivants, pour 100 :
ANNÉE : 6 de fondation 1910 1911 1912
| Ceylon Tea Plantations 1886: L°" 40 50 | Eastern Produce and Estates 1888 20 22518022 . Bandarapola Ceylon 1892 2 30 45
Yatiyantota Tea 1896 25 20 | Mahawale Rubber and Tea 1897 JE 25 25
Pantiya Tea and Rubber .. .... 1900 30 39 General Ceylon Rubber and Estates 1904 2€ £ RP | Ceylon Rubber 190% 22,5 | Panawatte Tea and Rubber 1905 2e 25 32,9 Pelmadulla Rubber 1905 22 30 | Rosehaugh Tea and Rubber 1907 2 36 | Saint-George Rubber. 1908 22° : 40 Dickella Rubber 1909 30
En 1911, d’après M. Wright, les frais d'exploitation d’un hectare, jusqu'à la sixième année, variaient de 1.000 à 1.500 francs. |
Les travailleurs sont des Cinghalais, qui sont les meilleurs ouvriers, et les Tamils venus de la côte de Coromandel. De bons saigneurs parviennent à gagner 20 roupies (de 1 fr. 65 environ) par mois. Les surveillants européens gagnent mensuellement de 250 à 300 roupies dans les petites plantations, 500 roupies, plus 2 p. 100 de commission, dans les plantations moyennes, qui sont d'environ 250 hectares, et de 600 à 1.000 roupies, plus le pourcentage, dans les plus grandes, qui sont de 400 à 800 hectares. Les employés venus comme crepers gagnent souvent 150 roupies la première année, 200 la seconde et 250 la troisième ; il est exceptionnel que leur paie mensuel'e s'élève à 400 roupies.
La crêpe est la forme de caoutchouc la plus souvent préparée ; on prépare cependant aussi des feuilles fumées et des biscuits.
La Grande-Bretagne et les Etats-Unis sont les plus gros acheteurs. En 1914, 62,9 p. 100 de la récolte ont été livrés à
la Grande-Bretagne et 23,19 à l'Amérique du Nord; plus récemment, toutefois, les envois vers les Etats-Unis ont augmenté (39,72 p. 100), pendant que diminuaient (55,12) les expéditions à destination de l'Angleterre.