INDES NÉERLANDAISES
Les Indes Néerlandaises ont exporté, en 1915, 20.100 tonnes de caoutchouc ; et l'exportation de 1916 a dû être approximativement de 30.000 tonnes (15.121 tonnes pendant les six premiers mois).
Ces chiffres s’élèveront rapidement dans l’avenir, les Indes Néerlandaises ayant entrepris beaucoup plus tard que les colonies anglaises de l'Asie méridionale les plantations d’hévéas. Pendant longtemps, la colonie hollandaise a persisté dans la culture du Ficus elastica, et c’est depuis cinq ou six ans seulement, vers 1911 et 1912, que l’ancien caoutchoutier indigène a été définitivement délaissé pour l’espèce amazonienne.
Au 1er janvier 1913, il y avait à Java 332 plantations qui couvraient (en admettant que 1 bouw égale 71 ares), 88.322 hectares, dont : 22.933 hectares d’hévéas seuls : 52.655 hectares d’hévéas mélangés : 5.281 hectares de Ficus seuls ; 1.443 hectares de Ficus mélangés : 66 hectares de Castilloa seuls ; 2.174 hectares de Castilloa mélangés ; 1.858 hectares de Manihot seuls : 1.908 hectares de Manihot mélangés.
Dans les autres îles hollandaises, il y avait 91.082 hectares, dont : 67.890 hectares d’hévéas seuls ; 21.902 hectares d’hévéas mélangés ; 1.166 hectares de Ficus seuls ; 7 hectares de Ficus mélangés : 112 hectares de Manihot seuls: 4 hectares de Manihot mélangés.
Donc les Ficus, les Castilloa et les Manihot disparaissent rapidement, remplacés par les hévéas.
Au commencement de 1913, le capital nominal des plantations des Indes Néerlandaises était de 278.719.900 florins, soit 585.379.790 francs, dont environ :
"A: Java :
Papi ane. 2 186.908.400 fr.
A HOLAAAAISETE CET. on. 37.281.300 fr.
He DelES EL ITANEAls ss... . 13.470.000 fr.
ROMANS: Re... . 2.730.000 fr.
:A'Sumatra :
CADAUS ARMES DE... 150.612.840 fr.
D MANS ELA. Rte ne «à 98.273.700 fr.
-Délgesietirançais. 1... 17.598.000 fr.
PLATE AR A D ro eis re à 630.000 fr.
ERA SUICIDE RS re MTS LS ep ee Fe 882.000 fr.
À Bornéo :
Capitaux anglais...... PO M dune de 29.146.320 fr. rss DO AUAAIS SRE 2. 4.200.000 fr.
A Riow :
Cp anse er TUE ER res ; AT SU ÉT ac rDelseS eLIPANGRIS =. |... 2.100.000 fr.
Re Ro CET PRE DOS 2 2.100.000 fr.
Les capitaux anglais, qui, pour l’ensemble des plantations du Moyen-Orient, représentent les neuf dixièmes environ des deux milliards et demi placés dans cette culture, sont donc. même pour les Indes Néerlandaises, les plus importants, puisque les capitaux nominaux sont respectivement de :
ROUTE MITUE EP SNER MP EPE Et PONT 376.046.790 fr. — 15 HA 600 2 1 Co CE PMR POS TRES 139.755.000 fr. — , belges.et.français. 5... 63.168.000 fr.
— CANIN: CARS ON OU PF ER 3.360.000 fr.
— CHENE AE Se EE een ne 882.000 fr.
— AIÉTICAIME I HR AR TESTER. 5, 2.100.000 fr.
Avant 1908, le capital autorisé pour les Compagnies des Indes Néerlandaises était de 592 francs par hectare ; en 1910, il était de 885 francs.
Java. — Les premiers hévéas envoyés à Java vers 1876 ne réussirent pas, mais d’autres pieds venus de Perak en 1882 furent plantés dans de meilleures conditions, et c'est là, en partie, l’origine des arbres actuels. Après 1907 seulement, les planteurs hollandais semblèrent commencer à comprendre la
valeur de l’espèce amazonienne, et encore n'est-ce qu'après 1910 que les plantations ont été faites de façon courante, en même temps que, comme nous l’avons déjà dit, on se détournait peu à peu du Ficus elastica. |
Les plantations d'hévéas s'étendent, dans l’île, de l'Ouest à l'Est, mais sont beaucoup plus nombreuses sur la côte Sud que dans le Nord, parce que la pluviosité y est plus forte et plus régulière.
Les principaux districts caoutchoutiers sont ceux de Buitenzorg et de Krawang dans la province de Batavia, Rangkasbidoeng et Menes dans le Bantam, Tjandjoer, jusqu’à Bandoeng et Bangar, dans le Préanger, Langen, Tjipari et Kiliminger dans le Banjoenas, Djember, Kalisat et Banjoe- -wani dans le Besoeki. Le caoutchouc est encore cultivé en différents points des provinces de Kediri et de Soeraba]a. Entre Batavia et Soerabaja les essais n’ont pas donné les résultats espérés.
Alors qu'il y avait 63.000 hectares plantés en 1910, la surface s’est élevée à 92.000 en 1912 ; et cet accroissement, qui a été la conséquence du boom de 1909-1910, a surtout porté sur les districts orientaux des provinces de Besôeki, de Pasoeran et de Keridi. À la fin de 1916, 45 Sociétés étaient inscrites à Londres, avec un capitaltotal de 155 millions de francs; la surface plantée étant de 40.000 hectares, la moyenne de l’hectare était donc de 5.875 francs.
Au point de vue de la main-d'œuvre, on pourrait croire que, avec la population indigène d'au moins 30 millions d’âmes -que compte Java (dont la surface, y compris Madoura, est de 127.500 kmq. environ), il n’y a aucune difficulté. Tel n'est cependant le cas, en raison des grandes superficies couvertes par les diverses cultures, puisqu'on estime qu'il y a dans l’île :
RAZIÉTESS ET 2 Re RS PES EC 4.800.000 hectares Camps de SUCRÉ ENS 340.000 — Champs ide tabac res EPS RES 480.000 — Chanps.de (hé: CT en Det ee: 100.000 —, COCD PES EE ARR RS EE à | 80.000 — Plantations de café et de cacao .... &%00.000 —
AMILTES CUATES SE RC ER MT 2 200.000 —
Il faut par conséquent des travailleurs pour plus de 2 mil- Hons et demi d'hectares, et le nombre de ces travailleurs doit être d'autant plus grand que les machines sont peu employées.
Il y a, en outre, chaque année, une forte émigration d’ouvriers vers Sumatra et la Péninsule malaise.
Dans l'Est de Java, les coolies viennent de l'ile Madoura, qui est voisine de la province de Soerabaja.
Il n'y a pas, croyons-nous, de contrat de travail à Java, mais les planteurs donnent aux coolies qui restent longtemps sur leur domaine une augmentation de salaire et certains privilèges.
Le travail des plantations d’hévéas est, en général, peu recherché, car il a lieu dans des contrées basses, peu saines et où la vie est chère. La paie des coolies varie dans chaque district, et souvent même de plantation à plantation.
Pour le travail ordinaire, la paie moyenne était en 1913 de 40 cents de florin pour les hommes, 30 cents pour les femmes et 13 pour les enfants. Les saigneurs sont naturellement un peu plus payés ; les hommes touchent 45 cents et les femmes, 35.
En cette année 1913, le coût de production f. 0. b. était de 3 fr. 20 environ le kilogramme. En 1916, divers rapports anglais indiquaient 2 francs ; il est difficile de prévoir un prix plus faible.
Les plantations ne comprennent guère plus aujourd’hui de 250 arbres à l’hectare.
Les propriétés anglaises sont à peu près régies de Ta même manière qu'en Péninsule malaise et à Ceylan. Chaque plantation a son régisseur et tout un personnel, sous le contrôle d’un agent inspecteur qui est en rapport immédiat avec les directeurs de la métropole. Le traitement du régisseur est de 500 à 750 livres sterling par an; et, en général, au lieu de recevoir un pourcentage sur les bénéfices, ce régisseurtouche un cent de florin par livre de caoutchouc récolté et un florin par picul de café, ce qui est le « pieul money ». Dans Îles bonnes années, les régisseurs doublent plus que leur traitement. Les ouvriers javanais sont payés au prix de 8 pence (0 fr. SU)
par jour pour les hommes, et 6 pence (0 fr. 60) pour les femmes ; ce qui concorde bien avec les tarifs déjà indiqués plus haut en cents de florin.
Batavia et Soerabaja sont les principaux ports javanais d'embarquement du caoutchouc. Les ports de l’Est attirent de plus en plus les Américains. Alors que, en 1913, il était exporté de Java, en caoutchouc de Para, 1.006 tonnes pour les Pays-Bas, 1.000 tonnes pour la Grande-Bretagne et 339 tonnes seulement pour les autres pays, les Etats-Unis, en 1915, ont acheté à Java 3.600.000 kilogrammes de caoutchouc brut, la Grande-Bretagne, 2.182.662 kilogrammes et la Hollande, 1.307.000 kilogrammes. La commodité et les facilités offertes par le canal de Panama, ainsi que les frets à meilleur marché et le tonnage plus fréquent font craindre à la Grande- Bretagne que l'Amérique du Nord n’enlève ainsi le commerce de Londres et de Liverpool.
Sumatra. — Plus grande que Java, l'ile de Sumatra (427.000 kmq.) est beaucoup moins peuplée, puisqu'on n’y compte guère que #4 millions d'habitants.
La culture des caoutchoutiers n’y a pris de véritable impor- ‘ tance que depuis l’époque du boom, et les efforts des planteurs se sont particulièrement portés sur la partie septentrionale de la Résidence de la Côte Orientale. A la fin de 1912, il y avait dans cette Résidence 160 de ces plantations, qui couvraient de 90.000 à 100.000 hectares ; et le capital engagé était d'environ 250 millions de francs dont, en chiffres ronds :
ANOICÉERTEN TA Are RENE TE 125 millions HO HAde DAC ER MR RQ ELLE MERS NE 89 — Belgique.et:France.2 #8 nr RE er 9 — Allemagne: er int ie DD 2 © — AMÉPIQUE ES M 22 PMR PT EU REP AE UTA RAR SREE 22 — Chine et Détroits "25.20% CT PATES 3 —
Les Compagnies anglaises sont aujourd’hui au nombre de 40, qui ont 44.000 hectares plantés en hévéas. La « Langkat Sumatra Rubber », fondée en 1908, a dis-
tribué des dividendes de 15 p. 100 en 1910, 25 en 1911, 30 en 1912. 3
La « Lankat Rubber », fondée en 1910, a donné 10 p. 100 en 1911 et 22,5 p. 100 en 1912.
La « Sumatra Caoutchouc Plantagen » a été constituée en 1907 au capital de 2.100.000 francs. Formée à La Haye et soumise à la loi hollandaise, elle détient trois domaines d’une superficie totale de 10.000 hectares. La Société des Plantations de Tapanoeli, dont les propriétés, dans le district de ce nom, sont de 4.000 hectares, en est une filiale.
Les concessions sont données par le Sultan, après approbation du Gouvernement hollandais, et ordinairement pour 75 ans, avec droit au renouvellement pour 50 ans. Le bail annuel est souvent de 2 fr. 80 par hectare ; cependant, les plus récentes concessions ont été accordées au prix de 6 fr. 25.
De très bons sols pour la culture sont ceux sur lesquels on a cultivé du tabac ou du riz sec. Quelques planteurs fument avec des scories. On plante souvent en mélange avec le Coffea robusta, ce qui peut alors retarder un peu l’époque de la première récolte (six ans au lieu de cinq).
En 1914, Sur des surfaces de 200 à 600 hectares, et à raison de 300 arbres par hectare, on obtenait annuellement, dans de très bonnes plantations : <.
DUR Ar DV MOUE 2: AIS, D Ne a ur, 1 livre —. OR NE AE ASS TL, 2 — ee OR AR EE A LE 3 — — FE OL PER DIS NS Tr Re RES TPE 4 —
Et dans des plantations seulement bonnes :
COR ADRESSE A 5 ANCIENNE, ci care /2 livre
Eee QE PE TE PET ROUE PAPAS 1 livre
| | ST QD D SJ | |
Sur une plantation d’arbres de 8 ans, on a obtenu jusqu à 7 livres par an.
Pour sa main-d'œuvre, Sumatra-Est dépend de la Chine et de Java. Les indigènes, qui appartiennent surtout aux tribus
montagneuses éparses des Bataks, les survivants d’une des premières races du pays, ne sont guère agriculteurs et ne sont bons que pour le défrichement de la jungle : ils sont du reste peu nombreux. Les planteurs engagent donc des Javanais et des Chinois. Il y a peu de Tamils, si nombreux dans les Etats Fédérés et les Straits, car, tandis que le Gouvernement anglais des Straits s'efforce de recruter pour ses possessions des Javanaiset des Bandjais du sud de Bornéo, il interdit rigoureusement l’émigration des Tamils vers les Indes Néerlandaises. Ceux de ces Tamils qui réussissent à émigrer sont recrutés par des moyens qui sont interdits dans les Straits.
Au 1e juillet 1912, il y avait sur la côte orientale de Sumatra 186.556 coolies, dont 169.676 étaient liés par des contrats de trois ans, et 16.880 sans contrat.
Des coolies engagés sous contrat, 110.541 étaient Javanais, 54.783 Chinois, 3.747 Tamils; et 605 appartenaient à d’autres nationalités.
Les Javanais arrivent souvent dans un état physique déplorable. Le prix de leur recrutement varie selon les circonstances : 1l était en ces derniers temps de 125 florins en moyenne, soit 262 francs. Cette somme comprend l’avance faite au coole recruté, le prix du passage de Java à Del, les frais de contrôle du Gouvernement (examen médical et autres formalités), le paiement des bureaux de recrutement et de leur personnel, etc.
Les gages des travailleurs, sur la plantation, sont ordinairement de 42 cents de florin (0 fr. 85) pour les hommes, et 32 cents (0 fr. 75) pour les femmes.
Les frais de production, par kilogramme de caoutchout sec, étaient les suivants en 1914 :
Entretien de la plantation ...............:. O fr. 14 RÉCOLTÉES RE ARMES Er ES Se 0 ‘Îr 95 ORAN ES SNS Le DA RE LE us 0:Er°08 Transport du latex à la manufacture …....... O-fr. 01 Outillage et personnel à cette manufacture .... 0 fr. 23 Eirais d'EXDÉMHONS LATE EU RER TES 0 fr::46
Soit un total de 1 fr. 18.
Pour le calcul des frais d’entretien de la plantation, on admet qu'un hectare coûte 69 francs et donne de 350 à 450 kilogrammes.
Dans les prix de manufacture rentrent : le salaire du contremaitre, les salaires des coolies, le prix des substances chimiques, l'entretien du bâtiment et du matériel, l'éclairage et le chauffage, les faux-frais et les assurances.
Les frais d'expédition se composent du salaire du personnel, du prix du magasin, de l’assurance du bâtiment, du transport à la gare, de l’embarquement et de l'assurance maritime.
Mais, en plus de tous les frais précédents, 1l faut encore faire entrer en compte les charges générales (salaire des Européens, hôpital, assurances, téléphones, etc.), qui peuvent être de 0 fr. 65 par kilogramme, puis l’income-tax, la perte (2 p. 100) sur la dessiccation, le fret et les frais de vente.
Il ne faut pas non plus oublier le eoût de la plantation jusqu'au moment de la récolte, soit encore 3.150 francs par hectare (1) ‘plus le prix du terrain.
Et, en définitive, à raison de 450 kilogrammes par hectare, le prix de revient du kilogramme serait à Sumatra de 2 fr. 30.
Dans certaines Compagnies, le directeur reçoit 1.260 francs par mois, avec augmentation ensuite de 105 francs par mois, jusqu’à ce qu'il atteigne, dans la cinquième année, 1.680 francs. Il touche, en outre, une indemnité de logement de 65 francs par mois et 5 p. 100 sur les bénéfices nets.
Les exportations totales de Sumatra en caoutchouc de Para ont été :
RM EEN RR UOTE NÉ ET EN Ne. tu 670 tonnes LT ER COQ PER SEE AE RE PE ES 1.381 — DRE PT Len MRC be et 2,982 — 1 NCA ATP TERRE M REP OR ARE nur te OPA 4.790 — 1025: PR RES REP PRE PER VS Le PERTE 9.295 » —
Elles étaient estimées à 12.000 tonnes pour 1916.
(1) Ce chiffre (600 florins par acre), donné dans une communication du Congrès de Batavia de 1914, paraît élevé, car il semble qu'on admette plus souvent, comme frais totaux, jusqu’à la première récolte, en Malaisie, une somme deux fois moindre, soit 1.500 francs environ,
En 1915, il était envoyé :
POV AE PAYS DAS ERA A MER re 384 tonnes = AHaGrande-Bretapne;: Le ur 759 — etes Aires Days SE or SM EEE 1.839 —
La même année, Sumatra n’exportait que :
Caoutchouc de Rigus : LA PAM RARES RE 440 tonnes AATITES SOTÉES 22 AT RTS ir RS Pere 6 —
Bornéo Hollandais. — La culture des caoutchoutiers dans le Bornéo Hollandais est à peu près entre les mains de quatre grandes Sociétés.
Dans le sud-est de l’île, les « Hayoep Rubber Estates », au capital de 4.788.000 francs, ont planté 535 hectares d’hévéas et 746 hectares de Ficus elastica, et ont récolté, en 1915, 157.407 kilogrammes de caoutchouc. Le dividende moyen a été de 10 p. 100, et on espérait, pour 1916, une récolte de 205 tonnes.
Dans la même région, les «South East Borneo Rubber Plantations », au capital de 1 million de francs, ont planté 344 hectares.
Sur la côte Ouest, la « Kapoewas Rubber C2 », au capital de 2 millions de francs, a planté 528 hectares, et les « Sahang Rubber Estates », au capital de 1.115.000 francs, possèdent 470 hectares.
BoRNÉO BRITANNIQUE
Le Bornéo Britannique comprend : 10 le Nord-Bornéo Britannique (79.400 kilomètres carrés et 160.000 habitants), protégé par l'Angleterre ; 20 les deux Sultanats de Brunei (7.500 kilomètres carrés et 25.000 habitants) et de Sarawak (132.000 kilomètres carrés et 500.000 habitants), placés sous le protectorat britannique depuis 1888.
Déjà, en 1896, dans le Nord-Bornéo Britannique, quelques hévéas avaient été plantés dans la plantation de Sekong : et,
en 1898, il y avait 1 acre et demi dans la plantation de Pitas.
Mais, en 1915, d’après un article d’un supplément du Times paru en décembre 1916, et auquel nous empruntons ces renseignements sur le Bornéo Britannique, 18 Sociétés (British Bornéo Para, Langkon, Kimanis, Sablas, New London Borneo, Sapong, North-Borneo Trading C°, Marudu Rubber, etc.) s’occupaient de cette culture, avec un capital social de 56 millions de francs. La surface plantée était de 11.930 hectares, si l’on ne tient pas compte des plantations de moins de 40 hectares qui éléveraient le total à plus de 12.000 hectares. La surface en pleine exploitation était de 3.920 hectares ; et 570.000 arbres étaient, en outre, déjà saignés sur les plantations dont l’exploitation n’était pas encore complète. Certaines propriétés, dont les arbres les plus âgés ont 10 ans, ont déjà donné une moyenne de 450 kilogrammes par hectare.
La main-d'œuvre est de recrutement assez facile. A Ja fin de 1915, le nombre des travailleurs qui étaient employés dans les plantations caoutchoutières était de 9.636, dont 4.065 Chinois, 3.521 Javanais et 2.050 ouvriers d’autres races, surtout indigènes.
Les concessions de terres ont été faites aux Compagnies pour 999 ans, sans redevance ni clause restrictive quelconque ; et le Gouvernement du Nord-Borneo Britannique s’est engagé pour 40 ans à ne pas imposer de droits d'exportation.
Les exportations de caoutchouc ont été de :
| ER ON RARE EE SE Dee Fe RSS PAS 613 tonnes LOST AU RP DRE MUR Va SR ARDENNE 1.050 —
Les grandes propriétés ont été établies au voisinage de Id voie ferrée qui, sur la côte Ouest, va du port de Jesselton à Melalap, dans l’intérieur, et à Weston, dans la baie de Brunei ; il y a, d'autre part, un service maritime côtier, puis des services hebdomadaires vers Singapore, et un service bimensuel vérs Hong-Kong. Toutes ces conditions favorisent singulièrement l’extension commerciale du Nord-Bornéo Britannique.
Dans le Protectorat de Brunei, trois Compagnies s'occupent actuellement du caoutchouc : les « Brunei Estates », les Li-
verpool (Brunei) Para Estates », et la « Brunei Rubber and Land C0 ».
Sur le territoire de Sarawak, les « Sarawak Rubber Estates » ont un capital de 5 millions de franes et ont planté 1.414 hectares, qui ont donné 190.356 kilogrammes de caoutchouc en 1915. On espère 257.000 kilogrammes en 1916. II y a encore au Sarawak une autre Compagnie, établie à Lawas.