INDOCHINE
La qualité du coton cambodgien, d’après M. Bremier (2),
(1) H. Jumelle : « Les Recherches récentes sur les Ressources des Colonies françaises et étrangères et des autres Pays chauds » (Annales du Musée Colonial, 1916, 3° fascicule, p. 55).
2) Brenier : « Les Ressources de l’Indochine et leur mise en valeur
après la Guerre » (Bulletin de la Société d'Encouragement pour l'Industrie nationale, Paris, 1916).
serait bien supérieure à celle du coton indien. A la suite d'un essai industriel, M. Paul Ancel, de la maison Ancel-Leitz, écrivait dès 190% que, quoique le coton du Cambodge n° 1 soit d’une qualité inférieure au « Louisiane » comme résistance, et surtout comme longueur de poils, il est possible d'arriver, un peu au détriment de la production il est vrai, à faire le même genre de fils qu'avec ce dernier. Avec des machines appropriées, le travail serait certainement meilleur ; et ce genre de coton indochinoïs se travaille bien mieux aux machines étireuses que le Louisiane, par suite de la finesse des poils.
M. Brenier rappelle que le Japon achète à bas prix tout ce que produit le Cambodge, soit de 3.000 à 5.000 tonnes actuellement ; et, en décembre 1911, le représentant des filateurs du Lancashire déclarait que ces filateurs étaient acheteurs de 500.000 balles de coton du Cambodge, tel que commençait à le produire le Sud de l'Inde, si on pouvait le leur fournir.
La superficie cultivée en cotonniers au Cambodge, qui est uniquement, à l’heure actuelle, celle que permettent les inondations du Mékong, pourrait être étendue par des travaux de colmatage qu'il faudrait obtenir de l’autorité locale.