POSSESSIONS FRANÇAISES D'OCÉANIE
Nous avons déjà dit dans ces Annales (1) qu'il était exporté en 1915 :
De Nouvelle-Calédonie, 1.331.127 kilogrammes de coton non égrené :
Des Etablissements français d’Océanie, 8.485 kilogrammes de coton égrené.
Une grande partie du coton exporté de Nouvelle-Calédonie est récolté aux Nouvelles-Hébrides, qui ont expédié dans notre vieille colonie, en coton brut :
(1) H. Jumelle : « Les Recherches récentes sur les Ressources des Colonies françaises et étrangères » (Annales du Musée Colonial, 1916).
LH ART AUTRUI PETER 197.685 kgr.
RME SA ORRNREEN RER Are 316.324 kgr.
DR RE es Nate à 846.097 kgr.
RÉ RATRT SR S RU EEERES 1.088.703 ker.
DORE RE CRE MR SE ire. 1.638.801 kgr.
1 OT en D CE SV S ER ENTRE 1.751.905 ker.
Il y a donc, de façon continue, léger progrès dans notre production cotonnière des Nouvelles-Hébrides.
Les 1.751.905 kilogrammes de 1916 étaient évalués, au port d'embarquement, 875.930 francs.
Les Etablissements Français d'Océanie, qui expédiaient 8.485 kilogrammes de coton égrené en 1915, en avaient exporté 17.320 kilogrammes en 1914.
ETaTs-UNIs
Malgré leur forte production cotonnière (11 millions 191.820 balles) (1), les Etats-Unis sont tributaires de l’étranger pour les cotons « longue-soie ». Ces cotons à poils d'au moins 28 millimètres ne sont, en effet, récoltés, dansle Nord- Amérique, qu'en quantité relativement faible, et inférieure aux besoins des fabriques de fils, de tricots, de dentelles et surtout de bandes pour automobiles et bicyclettes. A elles seules, les manufactures américaines de pneumatiques et de bandes — qui ont produit en 1917 plus de 56.000 kilogrammes de ces articles — ont utilisé plus de 250.000 balles de «Ionguesoie ». Or la récolte de 1915 en « Sea-[sland » n'a été que de 91.844 balles, dont 57.572 de Géorgie, 28.094 de Floride et 6.178 de la Caroline du Sud ; et, au total, la production des «long-staple » aurait été de 825.000 balles (2). Les Etats-Unis
(1) Nous avons dit plus haut, d’après une autre statistique, 11 millions 068.073 balles.
(2) La quantité de « longue-soie » récoltée en Egypte en 1915 aurait été, au plus, d’un million de balles ; et ce serait approximativement, au total, 2 millions de balles de ces cotons qui auraient été produits, en cette année, dans le monde,
ont done dû importer de l’étranger 420.995 balles, dont 350.796 balles de «longue-soie » d'Egypte ; et ainsi s'explique le désir qu’a la République nord-américaine d'étendre, dans les régions où le climat et le sol sont favorables, certaines variétés égyptiennes, ou des dérivés de ces variétés.
Au nombre de ces régions serait notamment le « Grand Sud-Ouest », c’est-à-dire l’ Arizona, le sud de la Californie et le nord du Mexique. De grands travaux d'irrigation ont été entrepris dans cette contrée pour la mise en valeur du Désert du Colorado, et déjà des résultats satisfaisants ont été obtenus, principalement avec le Durango, qui, provenant de l'Etat mexicain de ce nom, serait une excellente variété à longue soie des hautes terres.
Le Durango s’est admirablemeat acclimaté dans l’Imperial Valley de Californie. Dans cette vallée, où toute la culture (correspondant actuellement à 200.000 hectares) est due à l'irrigation, les cotonniers couvraient en ces derniers temps 40.000 hectares, dont 18.000 sur le territoire des Etats-Unis et 22.000 au Mexique. Or, la récolte de 1916 a été de 40.000 balles de «courte-soie » du type Big-boll et 30.000 balles de «longue-soie » Durango. On avait obtenu 5.986 balles en 1910, 9.700 en 1911, 8.215 en 1912, 22.838 en 1913, 49.835 en 1914 et 28.551 en 1915.
Ces dernières statistiques comprennent, du moins, les cotons récoltés sur le territoire des Etats-Unis et ceux qui, récoltés au Mexique, ont été égrenés en Californie américaine (The India Rubber World, mars 1917).
Si l’on songe qu'on évalue à près de 690.000 hectares la superficie qui peut être irriguée par le Colorado (280.000 dans l’Imperial Valley, 200.000 dans le delta du Colorado et 80.000 au Mexique dans le Sonora, au-dessous de la vallée de Yuma), on voit qu'il y a place encore pour l'accroissement de la culture des « longue-soie ».
Dans l’Arizona, dans la Salt River Valley, il a été également obtenu des cotons qui ont la caractéristique des cotons égyptiens ; et sur sols irrigués, où de la luzerne a été cultivée, Ia moyenne de récolte est élevée. En ces dernières années,
l’Arizona a exporté 2.229 balles en 1912, 7.142 balles en 1914, 1.981 balles seulement (par suite des bas prix de 1914) en 1915, 4.000 balles en 1916.