AUSTRALIE
Certaines régions de l’Australie, notamment dans le Territoire du Nord et au Queensland, sont favorables à la culture du cotonnier ; et, comme pour notre Algérie, 1l fut
(2) Ce système d’assolement triennal est celui qui a été longtemps adopté en Egypte, où on faisait une culture d’été en coton, puis une culture d’hiver en fèves, trèfle et autres, et, pendant la troisième année, une culture d’hiver avec blé, puis sorgho à la crue, avec une coupe de trèfle ensuite. Mais aujourd’hui, beaucoup de propriétaires, désireux d’un plus grand rapport, ont pris l’habitude fâcheuse d’un assolement biennal, d'autant plus épuisant qu’il n’est pas compensé par un apport d'engrais suffisant. Voir à ce sujet un article de M. Dumont sur «L’Agriculture en Egypte », dans la Vie Agricole et Rurale du 25 août 1917.
une époque où le Queensland exporta d’assez notables quantités de coton. En 1871, ces exportations furent de 1.133tonnes de coton égrené. Puis, pour diverses raisons, parmi lesquelles, au premier rang, la cherté de main-d'œuvre, cette industrie fut abandonnée, et, en 1897, l’usine d’égrenage d’Ipswich, qui avait été ouverte en 1890, fut fermée.
Plus récemment, pourtant, le gouverneur a de nouveau poussé à cette culture, en distribuant des graines et en garantissant un prix minimum de vente de 6 d. 1/2. 320 hectares ont été ainsi ensemencés en 1916 au Queensland.
Dans le Territoire du Nord, on ne comptait encore que 6 hectares en 1912-1913 ; mais on espère que la culture S'y étendra, ainsi que dans certaines parties de l'Australie Oceidentale et de la Nouvelle-Galles du Sud.
Au commencement de 1917, quelques échantillons de ces cotons australiens ont été examinés à l'Imperial Institute de Londres. Les uns (du Queensland) provenaient de variétés égyptiennes ; les autres (de l'Australie Occidentale et de la Nouvelle-Galles du Sud) provenaient de variétés américaines. Les cotons égyptiens du Queensland ont semblé plutôt médiocres, mais les cotons américains ont paru de qualité sutfisante.