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ÉTUDE DESCRIPTIVE

SECONDE PARTIE k

FAMILLE XLV. — MÉLIACÉES

TRIBU I. — MÉLIÉES

Melia Azedarach Lin. n° 1171.

Synonyme : Azedarach deleteria Moench.

Noms vulgaires : Lilas des Indes, Margousier, Faux-Sycomore, Arbre saint, Arbre à chapelets, Cinnamomo, Ortega, Aariabapou au Malabar (Descourtilz). Laurier grec (Wiesner). Pasilla, Lilaila (Ant. Urban). Lotier blanc (Boquillon). Sycomoro batardo, Melia, Amargoseira, Conteira (Portug., Coutinho). Lilier à feuilles de Frêne, Kirikohomba (Ceylan). Lilas du pays (Guad. et Martin.); Kakera-kikera et Mimboo (Malaisie) ; Koekara-kaekeri (Sunda, Duss) ; Voandelaka (Malgache, Dandouau); Cinnamomo (Esp., Wilkomm). Cay Sandau, Xuyen luyen, Xun lien (Cochinchine, Loureiro). Tira (Tahiti) ; Lilas de Chine (Tahiti, fr.); Sau-dan (Annam, de Cordemoy) Xoan-hà, la variété rougeâtre ; Xoan-trang, la variété blanchâtre (Bulletin de l’'Indochine). Salugueiro da India, Lyrio do India, Jasmin do soldado (Brésil, Peckolt)}. Lien-moc

(Tonkin) ; Bois de lilas (Musée Colonial de Marseille) ; Bastard Cedar, Persian Lilac, Albero di Paternostri (Saint-Domingue), Albero della pazienza, Siccomoro, Sicomoro, Zaccheo (Vargioni). Xoan ou Souan, dont deux variétés, Xoan tia, rougeâtre, et Xoan trang, blanc; Maha Neem (Ind.). Zenzalaht (Egypte), Pride of India, China-berry, China tree, Bead tree, Paternosterbaum (Hough). Fico d’Egitto, Meliac, "Agriaz, Arbol de Paraiso, Margosa (terme gén.) Lillock (Ant. Angl.); Nim (Inde); Paraiso (Argentine, Rolland); Cyronenne (Fr. du midi), Bombalo ià n puto (Afr. Port.). Chaun mou, Houlieu, Xim lien, Yu-mou {Annam) ; Faux-Camphrier (Cochin.) ; Seun dau, Shien lien, Sen-yoo-si (Japon); Lila, Piocha, Paraiso morado (Mexique); Aleli (Vénézuéla, Grisard). So Do (Coch. Ch.), Lilas (Réu., Niederlein). Grand Lilas (Réunion : Cordemoy). Glatter Hédtaeh (AI). Malevemboumaram (Tamoul ; Gaebelé). — Tjakri-tjikri (Batavia : Greshoff; voir aussi 1997 C.).

Provenance : Inde centrale, région de l'Himalaya, et cultivé dans tous les pays chauds.

Caractères généraux. — Bois d'un poids moyen et d'une dureté moyenne, ressemblant à l’acajou ; de couleur rougeâtreclair ou brun foncé, avec des raies plus claires et des stries noires, ou même fauves. Surface un peu luisante. Nuance de la coupe transversale beaucoup plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,755 (Argentine, 0,939). D'après Mathey, 0,550 à 0,590 pour une provenance européenne, et 0,572 à 0, 589 pour une provenance exotique. reté, entre lé Tilleul et le Cerisier.

Gieb à sec, nulle ; humecté, odeur très légère, mais spéciale. Sans saveur, quoique, d’après le Bulletin de l'Indochine, saveur amère.

Caractères de l'écorce. — D'après Hough, écorce gris rougeâtre, tombant avec l’âge en plaques fibreuses longitudinales. D'après Peckolt, écorce brun cannelle, inodore, d'une saveur amère et astringente. Verte, lisse, d'après Descourtilz. D'après le Catalogue de l'Argentine, épaisse de 3 à 5 mm. environ,

BOIS UTILES DE LA GUYANE FRANÇAISE D avec des rides assez saillantes et de couleur marron noirâtre. Lorsque l'écorce est jeune, elle est plutôt lisse, avec des rides réticulées ; dans chaque maille se trouve une petite lenticelle. Plus tard, elle se gerce légèrement et tombe en plaques. Elle se divise en deux couches : une intérieure, qui est stratifiée, et jaune ou brune; et une extérieure, brune ou rouge. Au-dessous est une couche de liber mince comme du papier. Surface de la bûche lisse.

Structure du bois. — L’aubier, bien distinct du cœur, est rougeâtre. D'après Hough, il n’aurait qu'une à deux couches, de couleur jaune clair ; blanc, au contraire, d’après le Catal. de l'Argentine ; jaune blanchâtre, d'après Wiesner.

Moelle. — 2 à 3 mm. de diamètre ; arrondie, brune.

La structure du bois ressemble à celle des Cedrela (voir Clef au n° 1198, et fig. 15, pl. vi).

Section transversale. — Couches très bien délimitées par une zone de bois plus dense, qui contraste avec un anneau de vaisseaux. Hough cite un échantillon des États-Unis qui présente une couche de 5 em. 4 d'épaisseur et qui, en neuf ans, a atteint le nombre de 16 couches. Le cas est remarquable au point de vue de la croissance anormale, puisque, en un an, le diamètre de l'arbre a augmenté de 10 cm. 8 environ et que cet arbre a produit plus d’une couche par an sous un climat tempéré. La section de Hough nous fournit, en outre, un exemple où la structure, peu développée dans les pays chauds, prend un caractère bien différent, en apparence, lorsque l'arbre est introduit dans un pays plus favorable à sa croissance. Moeller constate que, dans cette espèce, 1l n'y a pas de vaisseaux dans la zone d'automne, tandis que, dans la section de Hough, on les voit à l'œil nu à une distance de deux mètres. Or il est probable que la tige dont s'est servi Moeller n'avait pas encore sa couche d'automne. Notre figure 15 ne montre qu'une partie d'une couche.

Vaisseaux visibles, souvent très apparents, d'un diamètre de 0 mm. 18 de diamètre en moyenne, diminuant sensiblement vers l'extérieur de la couche, A l'intérieur, se trouve un anneau de grands vaisseaux, en dehors desquels les petits

sont disposés en festons qui deviennent de plus en plus apparents vers le bord extérieur. Les vaisseaux sont peu nombreux, À à 13 par mm. q.; plus clairs que les fibres ligneuses, les vaisseaux de l’anneau contiennent parfois une résine rouge.

Rayons bien visibles, moyens, uniformes et plutôt réguliers, écartés les uns des autres d'une distance égale au diamètre d'un gros vaisseau, soit 7 par mm. environ. Denses, blanchâtres ou rougeûtres.

Parenchyme a entourant les vaisseaux en les unissant aux festons.

Section radiale. — Nuance un peu plus foncée que celle de la section tangentielle. Surface un peu luisante. Couches bien délimitées par l'anneau de vaisseaux, qui est bien apparent à

cause de la grandeur et de la couleur noirâtre de ces vaisseaux. Rayons en raies brunâtres, assez apparents.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les couches sont encore plus apparentes à cause des longues franges qui sont souvent en zigzag. Les rayons, étant d'une couleur rougeàtre, produisent parfois un effet moiré, mais pasdans tous les échantillons.

Emplois. — Ce bois me semble être d’une utilité générale pour tous les cas où une longue durée n’est pas nécessaire : il se travaille très facilement.

Il résiste aux insectes à cause de son amertume ; il pourrait servir comme bois de chauffage à l'étranger (Bulletin de l'Indochine).

D'après Pittier, il n'a pas d'utilité à Costa Rica ; peut servir pour instruments, d’après le Catal. de l'Argentine.

À la Caroline, pour les roues batteuses des manufactures d'indigo, à cause de sa faible quantité de tannin d'après Grisard. |

Bois de chauffage aux Antilles. Les marchands chinois le font passer pour Bois de camphre après l’avoir imbibé d’essence de camphre.

Bois très bon pour la construction, l’ébénisterie et le charronnage à la Réunion, d'après Cordemoy.

Éch. types: Les sections de Hough, n° 405, partie V, et celle de Noerdlinger. Musée de Lyon, série II (Égypte), n° 285 (Nouvelle-Calédonie), n° 450. Musée Colonial de Marseille, n° 65 de la Réunion.

Références : Icones lignorum, pl. 48, fig. 2. Moeller, pl. 5, fig. 60. Pittier, p. 123. Grisard, 1893, 1, p. 124, et tirage à part, p. 299. Boquillon, partie IIT, description de l’écorce et du jeune bois, p. 68. Liste Argentine, p. 21. Bull. de l’Indoch., 1902, p. 830. Peckolt, 1901, p. 319. Aublet, p. 393.

TRIBU II — TRICHILIÉES

Guarea trichilioides Lin., n° 1178.

Synonyme : G. Aubletu À. Juss.; Trichilia Guara Aubl.

Aublet, p. 393 : Bois bale.

Dumonteil, p. 156 (Est-ce bien cette espèce?) : Bois bâle. Densité, 0,365 ; force, 95; élasticité, 147; flexibilité, 4-09 ; p. 163. Classe 6, qui est de très faible valeur.

De Lanessan, p. 143 : Bon pour planches.

Sagot, Catal. XII, p. 203 ; Bois-balle.

Grisard, 1892, IT, p. 39 : Bois à balles, Pistolet, Bois pistolet, Bois rouge de Saint-Domingue (Ant. et Guyane) ; Jito, Gito (Brésil); Guanco blanco, Mestigo (Colombie) ; Yamao, Gouare (Cuba) ; Musk-wood (Jamaïque); Camboata, Pao de Sabao (Argentine); Trompillo, Trompito (Vénézuéla). Bois ordinairement rouge ou rougeûtre, d'élaslicilé assez grande, se travaillant facilement, inattaquable par les insectes; de conservation médiocre, Bon pour travaux d'intérieur. Densité, 0,500.

Grisard cite par ailleurs les noms Trompillo et Trompito comme noms vulgaires de Lælia hirtella (voir 503); et Sagot donne le nom Trompito au Cecropia (voir 6645).

Rodriguès, 1893, p. 7#: Carrapeta, Bilreiro, Marinheiro (Brésil). Écorce amère et résineuse.

TRIBU II. — SWIETENIÉES

Carapa quianensis Aubl., n° 1192 A.

Synonyme : C. latifolia Willd.; Guarea Caoba C.DC. (qui n'est pas dans l’Index). Ce n'est pas le Carapa quineensis

Sw.

6 a (Vers PAT

Peckolt a admis pour cette espèce trois variétés : Andiroba branca, de densité, 0,548 ; A. ferrea, 0,719, et A. vermelha, 0,769.

Dumonteil et Bell, d'autre part, en citent deux, quoique Spence, collecteur de Bell, ne voie pas la différence.

En ce qui me concerne, Je pencherai pour l’avis de Spence, car, si J'ai trouvé quelques petites dissemblances, c'est que l’aubier de la deuxième variété était plus nettement délimité du cœur que celui de la première. Au contraire, l'échantillon n° 4 du Brésil présente des différences plus accentuées; à comparer entre la figure 4, pl. V et la fig. 26, pl. VII. Peut-être est-ce une question des conditions de croissance. Le bois de Martin-Lavigne présente quelques différences avec ceux de Bell et le n° 0466 de l’Imp. Institute ; l'écorce décrite par Guibourt, p. 538, diffère encore davantage.

Vulgairement, cependant, 1l faut le remarquer, il ÿ aurait bien une distinction qui correspondrait à une variété de montagne et à une variété de plaine, car les noms coloniaux indigènes ne sont pas toujours les mêmes pour les deux.

Noms vulgaires de la variété de montagne : Carapa (Gahibis) ; Y-andiroba (Garipons); le Granatum littoreum de Rumphius (Aublet). Carapas, Karapa (Galib.), non Carapat qui est une racine (Préfontaine). Caraipa (v. 700), Crapo, Andiroba carapa (Guy. fr.); Highland Crabwood, Caraba (Guy. Angl. d'après Bell). Krapaboom (Debrot). Arbre à l’huile de la Guyane Fr. (Martin-Lavigne). Carapa rouge {Catal. des Colonies fr.). Yandiroba, Andirova, Nandirova (Brésil, d’après Rodriguès). N est pas le Bois de Crabe, ni Crave (voir 6200E), ni Crababalli, ni Caribaballi (6609 B), ni Carib-wood, ni le Crapaud de Dumonteil, qui le cite à part (voir partie HI): n1 le Krapholz de l’Icones lignorum.

Noms vulgaires de la variété de plaine : White Crabwood (Bell). Andiroba branca, Caraipa (Brésil, d’après Miers). Lowland Crabwood, White Caraba (Laslett). Carapa blanc (Dumonteil). Caoba (Costa-Rica, Pittier). Bois caille (Cat. Expos. 1867).

Provenance : Amérique trop., Antilles, Guyane.

Les échantillons de Bell ont été déterminés, d’après les feuilles et les fruits, par le D' Freeman.

Caractères généraux. — Bois d'un poids moyen et d’une dureté moyenne, ressemblant à l’acajou à meubles dans les qualités supérieures, et à l'acajou à planches (1198 A) dans les sortes inférieures. Peckolt indique une couleur brun jaunâtre, mais peut-être parle-t-1l de la variété Andiroba amarella, Aublet et Miers l’'indiquent blanchâtre, qui concorde peut-être avec la variété A. branca de Peckolt. En tout cas, pour notre variété n° 2, nous ne pouvons décrire ainsi ni le cœur, m1 l’aubier.

Surface brillante, satinée, fonçant très fortement à l'air; grain gros. Nuance de la coupe transversale plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,540 à 0,739; dureté, celle du Faux-platane. Odeur faible, parfois nulle; saveur lésèerement astringente. La solution aqueuse est incolore, et la solution alcoolique est d'un brun très clair.

Il se fend facilement ; les morceaux restent droits et lisses.

Dumonteil, p. 154: Carapa blanc. Densité, 0,659 ; force, 171; élasticité, 177; flexibilité, 2,15 ; p. 160. Classe 3 qui est celle du Pin ; p. 162, Classe 4, celle des bois à meubles. Son Bois Crapaud a une densité de 1,120.

Caractères de l'écorce. — De couleur brun foncé ou rouge ; lisse, comme celle du Faux-platane ; épaisse de 3 à 5 mm. environ, dure, tenace, presque ligneuse. L'intérieur de l'écorce est aussi brun foncé et la couche de liber sous-jacente est rouge. Surface de la büche lisse.

D'après Guibourt, l'écorce est épaisse, grise et rugueuse, rouge foncé à l'intérieur ; cassure assez nette, présentant des couches concentriques, alternativement claires et plus foncées : de saveur amère.

D'après Peckolt, couleur brun grisätre, intérieurement rouge foncé ; saveur amère.

D'après Boquillon, la surface de l'écorce est rugueuse, cendrée. L'écorce est épaisse de 8 à 10 mm., à épiderme gris

blanchâtre, sous lequel elle est de couleur rouge, qui devient plus claire vers l’intérieur ; cassure grenue, légèrement lamelleuse à l'extérieur ; près du liber se trouve une série de fibres

aplaties.

Ecorce épaisse, grisâtre, d'après Aublet.

Structure du bois. — L'aubier est épais de 2 à 6 cm. environ,

d’une couleur écrue, bien délimité du cœur dans la variété I (rouge) et moins nettement dans la variété IT (blanche).

Moelle. — Diamètre de 0 mm. à environ, rouge, molle, de grosses cellules.

La structure est celle des Acajous et des Cedrela. Voir la clef, au n° 1198, la figure #4, pl. VIT, de l'échantillon 0466, et la figure 26, pl. V, de la variété IT (rouge) de l'échantillon 2671 de Bell.

Section transversale. — Couches parfois bien délimitées. Mais est-ce une ligne de parenchyme (visible à la loupe), qui forme la limite ?

Vaisseaux très variables, visibles comme des piqüres, soit à l'œil nu, soit au moins à la loupe. Ils ont de 0 mm. 2 à 0 mm. 33 de diamètre, suivant l’âge ; mais entre les limites de chaque couche il y a peu de variations. Fortement isolés, ayant une tendance à se placer en lignes obliques, sans anneau de vaisseaux. Ils sont simples et quelquefois groupés par 2 ou 3. La matière qu'ils renferment est foncée.

Rayons visibles à la loupe, écartés les uns des autres à une distance égale à celle du diamètre d’un gros vaisseau.

Parenchyme a entourant les vaisseaux et s'étendant parfois en petites ailes tangentielles ; et Ph formant les lignes nombreuses qui, en apparence, limitent les couches.

Section radiale. — Nuance plüus foncée que celle de la section tangentielle, à cause de la couleur foncée des rayons, qui sont, dans certains cas, très apparents, et dans d’autres, visibles seulement par réflexion. Vaisseaux apparents, souvent serrés côte à côte ; leur contenu est noir. Les rayons donnent souvent à la coupe un effet moiré.

Section tangenlielle. — Comme la radiale, mais beaucoup moins poreuse, car la coupe ne traverse qu'un vaisseau par

groupe. Les limites des couches sont indiquées par des lignes et des lacets foncés. Rayons minuscules, donnant aussi à cette section, grâce à leur nombre, un effet moiré qui n’est ici visible qu’à la loupe, lorsque le bois est humecté.

Emplois. — Bon pour l’architecture navale, pour la charpente et pour les mâts, à cause de sa résistance ; peut être obtenu jusqu’à 20 à 23 m. sur 1 m. à 1 m. 30 d’équarrissage (MeTurk). D'après Thomas, bon pour bordages. Construction, menuiserie, d'après Silva.

L'écorce est bonne pour le tannage des peaux, d'après Grisard.

Bon bois très commode à travailler et propre à remplacer les acajous de qualité moyenne.

Éch. types : Variété I (rouge): 15,2671 Bell; 0466 Imper. Inst.; 2320, Laslett ; la section de Noerdlinger ; 4, Bur. des Rens. Brésil. Variété IT (blanche) : 16,2671 Bell,

Icones : Martin-Lavigne {est-ce cette espèce ?), fig. 23 et 24.

Stone et Fr., fig. 14; Stone, T. of C., pl. II, fig. 24. Icones lignorum, pl. #5, fig. 8. ;

Références : Spence ms. Bell, pp. 14 et 15; Miers, ms.; Silva, ms. ; Grisard, 1892, II, p. 532; Peckolt, 1901,-p. 353; Thomas, p. 157; Dumonteil, 1823, loc. cit.; Duchesne, p. 205; Boquillon, partie II, p. 71 ; Préfontaine, p. 163 ; Aublet, Suppl., p. 32.

Koolishiri (Bell), n° 1192 B.

Espèce indéterminée, mais c'est une Méliacée voisine des Carapa.

Caractères généraux. — Bois dur et lourd, ayant quelques points de similitude avec l’acajou ; d’une couleur brun rougeâtre à rose foncé, devenant un peu plus sombre à l'air. Nuance de la coupe transversale légèrement plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,849; dureté, celle du Houx ou du Citronnier :

Caractères de l'écorce. — KEcorce épaisse de 6 à 9 mm.,

sans odeur; saveur astringente.

lisse ou ridée, très dure et ligneuse, marquée, sur la surface intérieure, de sillons fusiformes. La section transversale devient

LR

cramoisie lorsqu'elle est humectée: pleine de sclérites blancs. Surface de la bûche profondément striée ou sillonnée.

Moelle., — Diamètre de 3 mm. environ, molle, rouge.

Structure du bois. — L’aubier a 12 mm. d'épaisseur environ et est plus clair que le cœur.

La structure est celle des Carapa 1192 A (Voir Clef au n° 1198), à part les différences suivantes :

Couches bien délimitées ; la ligne de parenchyme à peine visible forme la limite.

Les rayons sont tellement serrés que les intervalles entre eux sont à peine égaux à la largeur de ces rayons (caractère assez rare).

Le parenchyme est comme celui du Carapa, mais ne s'étend pas en forme d'ailes. |

Section radiale. — Vaisseaux vides, rougeûtres. Rayons à peine apparents.

Emplois. — Bon pour meubles. Peut être facilement obtenu jusqu à 7 m. sur 15 à 22 cm. d'équarrissage (Bell). Se travaille facilement et pourrait peut-être remplacer les sortes d’acajous claires et inférieures.

Éch. type : 54,2710 Bell.

Référence ‘Stonetet Fr.,:p-5»:

Killikowa (Bell); Kerekowa (Paul ?), n° 1192 C.

Espèce indéterminée, mais voisine des Carapa.

Caractères généraux. — Bois d’un poids moyen et d’une dureté moyenne ; d'une couleur brun rougeâtre, fonçant légèrement à l'air. Grain plutôt à rebours, avec des pores plus foncés. Surface brillante, chatoyante, soyeuse. Nuance de la coupe transversale plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,711. Dureté, celle du Cerisier. Sans odeur ni saveur. |

Caractères de l'écorce. — Écorce épaisse de 4 à 5 mm. environ, légèrement gercée, fibreuse, d'une couleur rouge foncé. Les fibres brillent sur la section transversale. La sur-

face de la büche vue à la loupe est finement striée et micacée, à cause des perles de gomme.

Structure du bois. — Dans une büche de 23 cm. de diamètre, l’aubier n’est pas différent du cœur.

La structure est celle des Cedrela (voir Clef, n° 1198), à part les différences suivantes :

Section transversale. — Couches bien délimitées ; une mince ligne de parenchyme en forme la limite.

Vaisseaux Juste visibles comme des piqüres. Leur diamètre diminue légèrement vers l'extérieur de la couche, quoique, en apparence, 1l semble augmenter.

Rayons visibles à l'œil nu lorsque le bois est humecté.

Section radiale. —— Vaisseaux petits, mais bien apparents ; foncés. Rayons étroits, bruns, très apparents sur le fond brillant.

Section tangentielle. — Les rayons produisent un elfet moiré ; hauteur de 2 mm. environ.

Emplois. — Bon pour meubles ; peut être obtenu facile-

ment jusqu’à 12 m. sur 20 à 35 cm. d'équarrissage (Bell). Commode à travailler, peut remplacer l’érable ; charpente, menuiserie à couvert.

Éch. type : 51,2707 Bell.

Référence : Stone et Fr., p. 52.

TRIBU IV. — CÉDRÉLÉES

Les Acajous et Cèdres, n° 1198.

Le vrai Acajou à meubles, Swietenia Mahagoni Lin., nest pas indigène de la Guyane. Les divers bois qui portent ces noms sont de trois catégories : 1° certaines Méliacées, presque toujours rougeûtres ; 2° certaines Lauracées, qui ont des couleurs variées, blanc, brun, noirâtre, et même verdâtre, cette dernière couleur étant très répandue parmi les Vecfandra (voir n° 6200 et suivants); 3° des bois appartenant à plusieurs

familles et qui ont l'apparence de l’acajou ou l'odeur des

cèdres, tels que l'Acajou Bätard (Curatella, 33), l'Acajou à pommes (Anacardium, 1509), le Cèdre bagasse (Protium, 1156 B), et le Cèdre blanc (Tecoma, 5467).

Malheureusement nous n'avons guère de renseignements précis que sur le Cedrela odorata, ou Acajou femelle.

L'Acajou veiné de Cayenne, de Varenne-Fenille, est très lourd, de densité 1,100. Il appartient probablement à une Légumineuse inconnue. J'ai vu un échantillon au Musée Colonial de Marseille étiqueté « Acajou » au n° 24 de la Guyane, qui pourrait être ce bois. Peut-être aussi est-ce le Wild Acajou d'Icones lignorum (voir partie IT).

Clef pour les espèces qui ressemblent aux Cedrela.

1 La coupe transversale présente, au bord intérieur de chaque couche, un anneau de vaisseaux plus ou moins serrés. À comparer avec la fig. 3, pl. V.

1.1. Les vaisseaux en dehors de l’anneau, unis par le parenchyme, sont en festons très apparents.

Melia Azedarach, 1171, fig. 15, pl. VE.

1.2. Les vaisseaux sont ailés par le parenchyme, mais ils ne sont pas unis. Cedrela odorata, 1198 A ; et peut-être C. quianensis, 1198 B.

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