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Rayons écartés les uns des autres d’une distance

égale à celle du diamètre d’un gros vaisseau. 2.2.1. Sans saveur. La surface en coupe radiale est chatoyante et soyeuse. Les rayons sont visibles à l'œil nu lorsqu'ils sont humectés. AXillikowa, 1192 C.

.2. Saveur astringente. Surface seulement légèrement brillante. Les rayons ne sont visibles qu’à la loupe. Carapa quianensis, 1192 A.

[Ne pie)

Cedrela odorata Lin., n° 1198 A (non Schlecht, Blanco, Grisebach, Ruiz., Cham., Pav., Vell.).

Bois UTILES DE LA GUYANE FRANCAISE 15

En plus de la confusion que présente la systématique, et que nous ont indiquée les réserves faites ci-dessus, il y a toute une série de bois de Cedrela qui sont tellement semblables qu'il est presque impossible de les séparer, même lorsqu'ils sont côte à côte. Ceci est surtout vrai des C. fissilis et brasiliensis, qui ont une synonymie énormément embrouillée.

Les échantillons qui vont être décrits sont déterminés avec quelque incertitude ; Je crois néanmoins qu'ils appartiennent bien à cette espèce.

Dumonteil cite un Acajou blanc de densité 0,424, et un Acajou bâtard de 0,349, dans la même liste. Je pense que le dernier est trop léger pour cette espèce et devrait être rapporté au C. quianensis. J'ai eu quelques hésitations à propos des noms cités par Duss, mais je les admets, car il parait qu'il n’y a qu'une seule espèce de Cedrela aux Antilles françaises.

Noms vulgaires : Acajou femelle ; Acajou à planches, Bois d'Acajou à planches, Cèdre acajou (Barbad.); Barbadoes bastard Cedar (Angl.): Cedro (Am. mérid. Esp., d’après Stevenson). Havannah ou Havana cedar (Royle). Cuba, Mexican ou Honduras Cedar ({Laslett). Zuckerkistenholz (Wiesner). Jamaica ou West Indian Cedar (Smith). Pfefferholz (Nemnich). Cedro aromatico, Acajou amer, Cèdre (Brésil, da Gama). Cedrel, Cèdre odorant, Bois de Cedra (Beauverie). Cedro di Cuba, Cedro di Spagna (Fogli). Gedro mogani (Pereira, est-ce cette espèce ?). Cedro dulce (Venez. ; Snow). Cedro hembra (Urban). Caju senti (Niederlein). Cailcedra, Calcedra, Calceida (souvent appliqués à Xhaya senegalensis), Cèdre de la Barbade ou de la Martinique (Duchesne). Acajou senti, Acajou du pays (Guad.: Duss). Cedro macho (Mexique ; Grisard). Calentas, Cedro del pais (Philip.; Valdez). Acajou cedrela, Bucabally (Démarary: Brousseau). Cèdre acajou, Faux acajou (Martin-Lavigne).

- Provenance : Am. trop.; Ant. ; Mexique ; Guyanes.

Caractères généraux. — Bois léger et mou, d'une couleur brun rougeâtre, ou rouge brique clair, où brunâtre ; uniforme. Surface légèrement brillante ; fonçant légèrement à Flair;

grain plutôt gros. Il est bien connu comme bois pour boîte à cigares. Nuance de la coupe transversale un peu plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,439 à 0,631. Le chiffre cité par de Lanessan (0,365) me parait trop faible, et même celui de Valdez (0,400) ; et le chiffre de Boulger (0,272) l’est encore bien plus, puisque c'est à peu près la densité du hège! (Est-ce une erreur d'impression ?) Dureté, celle de l’Aune ou du Quassia. Odorant à sec, mais légèrement. D'après Duss, odeur très agréable, surtout quand 1l est sec. D’après Valdez, celle du Genévrier. Le Règne Végétal exprime une opinion contraire : Lorsqu'on le frotte, 1l répand une odeur fétide et nauséabonde. Peut-être veut-on alors parler de l'écorce ?

Saveur astringente plutôt qu'amère ; elle se développe lentement au goût. Solution aqueuse rose clair avec un précipité abondant.

Le bois brûle assez bien, sans odeur spéciale, en pétillant beaucoup. Il est très cassant et se fend facilement.

D'après Valdez, 1l se casse avec de courtes fibres.

Caractère de l'écorce. — D'après Berkhout, fortement odorante.

Structure du bois. — L’aubier est étroit, blanc rougetre,

d'après Boulger.

Moelle. — Diamètre de 1 mm. 2, arrondie, rouge. Quelques cellules sont parfois remplies d’une matière foncée.

Section transversale. — Couches très apparentes et bien délimitées.

Vaisseaux bien visibles, à cause de leur grandeur, lorsque la surface est polie avec du papier verré, mais ils le sont peu lorsque la coupe est rabotée ; diämètre de 0 mm. 2; disposés en un anneau concentrique, bien distinct, de grands vaisseaux non serrés, les petits, qui sont en dehors de cet anneau, étant fortement isolés, mais toujours avec une tendance à se disposer concentriquement ; peu nombreux, 1 à 6 par mm. q. Leur contenu est rarement visible à sec. |

Les rayons sont visibles à la loupe, fins, uniformes, réguliers, écartés les uns des autres à une distance un eu moindre

que celle du diamètre d'un gros vaisseau, soit 4 à 7 par mm. ; de couleur rouge brique.

Parenchyme abondant. Pa entoure les vaisseaux et est visible à peine ; à l'extérieur de la couche, il s'étend tangentiellement en forme d'ailes ou d'ares vagues ; Ph est très apparent, en lignes concentriques continues, beaucoup plus larges que les rayons et très écartées les unes des autres, souvent de ! cm. Peut-être sont-elles les limites des couches.

Section radiale. — Vaisseaux très apparents, légèrement plus foncés que les fibres ligneuses, vides pour la plupart, avec des cloisons qui, ordinairement, sont plus courtes que le diamètre de ces vaisseaux ; dans ces vaisseaux, çà et là, se trouvent des perles de résine. Les rayons, grâce à leur nombre et à leur couleur, produisent un effet brillant et moiré, mais ne sont visibles que lorsque le bois est humecté. Le parenchyme D est à peine apparent à l'œil nu. La surface de la coupe est souvent brillante et nacrée.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais la surface, tout étant brillante, n’est pas nacrée. Les limites des couches sont plus apparentes à cause des franges de l'anneau de vaisseaux. Rayons minuscules, bruns ou rouges, visibles à la loupe. |

Emplois. — Bon pour boîtes à cigares et articles du même genre. Peut être obtenu jusqu'à 6 à 13 m. sur 30 à 60 cm. d'équarrissage (Laslett). Cet auteur donne le résultat de ses essais au point de vue de la résistance de ce bois.

D'après le « Guide de Kew », bois très bon pour la charpente d'intérieur, coffres, garde-meubles, tiroirs, car il éloigne les insectes: pour les bardeaux, qui résistent de longues années.

Bon pour crayons, dit Duchesne, mais je trouve que le grain est bien trop gros pour cet usage.

D'après Duss, l'extrait du bois est fébrifuge ; le bois donne une résine aromatique.

Éch. types : 2275, Laslett ; 0882, Hughes ;

: n° 13 de la Guyane, Musée Colonial de Marseille.

Annales du Musée colonial de Marseille. — 3° série, 5° vol. 1917, 2

Icones : Moeller, VI, fig. 62 (fibres seulement). Martin-Lavigne, fig. 26 et 27. Icones lignorum, pl. LXXIIT, fig. 8; Wit Cederhout boom ; mais est-ce bien cette espèce?

Références : Aublet, p. 246 ; Varenne-Fenille, p. 147; Dumonteil, II, partie 2, p. 156 ; Duss, p. 129: Boulger, p. 186 ; Le Règne Végétal, partie médicale, I, p. 297; Valdez, ms.; Préfontaine, p. 139 ; de Lanessan, p. 143; Kew Guide, p. 62; Laslett, p. 269 ; Beauverie, p. 259 ; Duchesne, p. 205; Martin-Lavigne, p. 90: Grisard, 1893, I, p. 29 ; Berkhout, p. 25.

Cedrela guianensis A. Juss, n° 1198 B.

Je n'ai pas encore trouvé un échantillon bien déterminé de cette espèce; tous ceux que j'ai pu examiner ne mont pas semblé différents du C. odorata.

Comme l'odeur du bois de Préfontaine parait plus pénétrante que celle de l'espèce précédente, Je cite ici l'espèce de Préfontaine. Dumonteil cite deux bois différents qui pourraient bien se rapporter au même arbre. La Commission de Brest, en donnant la description de l’Acajou ou Cèdre rouge, indique qu'il est de la même couleur que celle de l’Acajou femelle, ou Cèdre de Demarary. Le Cèdre rouge est peut-être le C. quianensis ; et le Cèdre de Demarary, le C. odorata.

Préfontaine, p. 139 : Acajou à planches, Ooubouheri des femmes Caraibes, Iacaicachi des hommes; Cèdre, à Saint-Domingue. Odeur suave, qui est communiquée au linge, s’il est renfermé dans une armoire faite de ce bois.

Aublet, p. 246 : Acafou, pour maisons, barriques et pirogues.

Dumonteil, p. 158; Acajou bâtard. Densité, 0,349 ; force, 80 ; élasticité, 141 ; flexibilité, 4,13, p. 163. Classe 6 de faible valeur. Est-ce bien cette espèce ?

Commission de Brest, p. 166 : Acajou ou Cèdre rouge. Densité, 0,385 à 0,466; force, 250 à 420; ce qui revient à 0,49, si le Chène égale I, p. 174. Moitié moins fort que le Chêne, de deux cinquièmes plus léger, beaucoup moins élastique ; ordinairement de la couleur du Cèdre ou de l’Acajou femelle ; se travaille très bien et très bon pour la menuiserie. Tous les cabrions se sont cassés net sans le moindre avertissement, et la section de rupture était comme coupée ; le pied était probablement «en retour ».

Autres essais sur les bois de Dumonteil, p. 190 : Pour des échantillons conservés à couvert : force, 320 à 495, 0,49 à 0,55 si le Chêne égale 1; élasticité, 1 à 27. Conservés à découvert : force, 320 à 500; élasticité, 15 à 25 ; p.197. Classe 2b.

Sagot, p. 914 : Acajou de la Guyane; léger, rouge, se sciant parfaitement ; l’arbre est monté sur des arcabas. Le même, Catalogue, XII, p. 205 : Acajou, bois blanc devenant rouge en se desséchant ; il résiste aux termites. Le même encore, p. 924 : Acajou, Cedrela, Bucabally.

Bassières, p. 102 : Acajou; bon pour meubles et boites à cigares. Densité, 0,577.

Pour d’autres références, voir l'espèce précédente.

Acajou blanc, n° 1198 C.

Dumonteil, p. 158 : Densité, 0,424; force, 111 ; élasticité, 134; flexibilité, 3,91. |

Du Tertre cite un autre Acajou blanc qui devient très dur en se desséchant.

FAMILLE XLVII. — OLACACÉES

TRIBU I. — OLACÉES

Ximenia americana Lin., n° 1208.

Synonymes : X. mulliflora Jacq.; Heymassoli spinosa Aubl.

Aublet, p. 324 : Heymassoli (Galibis); écorce brune, ridée, gercée ; bois blanchätre.

Grisard, 1893, I, p. 135 : Alvarillo del campo (Amér. Sud), False Santal-wood (Angl,), Muhinge (Angola), Caytao (Annam), Ameixa (Brésil), et le fruit Alvarillo da terra; Gangi (Congo), Yana (Cuba)s Oranger des falaises, Prunier épineux (Guadel.), Albaricoque, Albarillo ou Abriboquilla de campo (Argentine), Sea-side Plum (Trinité), Umpeque (Zambèze) ; bois jaunâtre, dur, de très faible dimension, serré et odorant. L’écorce est bonne pour tannage.

Niederlein, p. 5 : Oranger montagne.

TRIBU III — ICACINÉES

Poraqueiba guianensis Aubl., n° 1240.

Synonyme : P. surinamensis Miers.

Aublet, p. 123 : Poraquébé (Galibis) ; écorce cendrée ; bois roussâtre, dur, compact, Rodriguès, 1893, p. 50 : Umary amarello (Brésil).

FAMILLE -XINVIIL = UILICACEES

Ilex Macoucoua Pers., n° 1265.

Synonyme : Macoucoua quianensis Aubl.

Aublet, p. 88 : Macoucou (Galibis) ; écorce épaisse, dure, cassante et blanchätre extérieurement ; employée par les Galibis pour cuire leurs

poteries.

Sagot, XIIT, p. 283 : Un petit arbre.

FAMILLE TL: CELASTRAGEES

N° 1309. Goupi, Coupi, Acioa, Saourari, Pekea et Kabucall.

Tous ces noms se rapportent à trois genres ; Je commence par éclaircir la synonymie systématique.

1° Dans le genre Caryocar, n° 664 :

C. butyrosum Willd. Syn. : Pekea butirosa Aubl. ; Pekea lentinos Aubl.

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