UNE
t AVEC LE BOIS-BOUCHON DE LA GUYANE 13
Ce sont des vaisseaux ponctués, ouverts, à trou terminal non
grillagé, à appendice court ou nul. Les rayons médullaires sont, pour la plupart, rectangulaires, quelques-uns carrés.
Au point de vue de la longueur des fibres, cette cellulose est tout à fait comparable à celle des bois feuillus employés en papeterie, en particulier à celle du tremble.
Le rapport de la longueur de la fibre à son diamètre est :
Cette longueur relative, 48 fois le diamètre, et la longueur absolue, 1 mm. 20, indiquent un pouvoir feutrant, ou capacité d’enchevêtrement, médiocre, passable cependant, à peu près égal à celui de la cellulose de tremble.
La longueur serait donc suffisante, mais la solidité ne l’est pas. Le principal défaut réside dans la minceur de la paroi de la fibre, qui cause le déplorable manque de ténacité signalé. plus haut.
Le fait le plus saillant, et qui caractérise essentiellement le bois-bouchon, est donc d’être formé par des fibres à paroi mince. Sa légèreté ne vient même que de là. Sa porosité est due à la spacieuse cavité des fibres, et non point aux vaisseaux, qui ne sont ni grands, ni nombreux.
La dureté enfin serait très faible dans le bois naturel, si la haute teneur en lignine ne contrebalançait pas le peu d’épaisseur de la paroi. Au point de vue biologique, 1l y a là une efficace compensation : le végétal économise les matériaux en lés employant plus résistants. A notre point de vue très spécial, la combinaison est fort mauvaise : nous sommes obligés d'éliminer la lignine, qui rend la fibre inutilisable parce que rigide. Nous avons d’autant plus de mal à nous en débarrasser qu’elle est plus abondante. Quant elle est supprimée, il ne reste qu'une ombre de paroi. Et voilà comment le bois-bouchon ne donne qu'une cellulose peu tenace, inférieure à celle du tremble,
Résumons-nous.