porcins, dont 111.995 aux Européens
Rappelons quela population ovineestcomposéedetrois races :
19 La race des oasis ou des Hauts-Plateaux, ou race arabe, qui n’a qu’une faible valeur pour la boucherie et a une valeur encore moindre comme laine :
29 La race barbarine, à grosse queue, avec poches adipeuses, qui forme une grande partie du troupeau tunisien et se retrouve en Algérie jusque vers Sétif (les métis barbarins-berbères du département de Constantine étant les « demi-queues »);
30 La race berbère ou algérienne, qui forme le fond des troupeaux d'exportation et qui peuple toute la région depuis Sétif jusqu’au Maroc. | |
L'élevage de ces moutons est sédentaire ou nomade : il est sédentaire dans le Teil ; il est nomade sur les Hauts-Plateaux et à la lisière méridionale du Tell.
nos colonies, aux mémoires publiés à cette occasion, et que nous n’avons pu utiliser.
(1) Roger Marès : L’Elevage en Algérie; son état actuel et son avenir.
Congrès de l'Afrique du Nord, Paris, 1909.
La population bovine de l'Afrique du Nord comprend deux principales races : la race de Guelma qui peuple une grande partie de la Tunisie et tout le massif montagneux de la province
de Constantine et du département d’Alger ;
La race marocaine, qui peuple la vallée du Chéhff et tout le département d'Oran.
C’est cette dernière race qu'on retrouve dans les vallées du Maroc, d’où des exportations ont lieu chaque année vers les marchés frontières d'Algérie.
La race de Guelma est considérée comme une bonne race de boucherie. Le poids moyen de ces bœufs, que M. Bonnefoy a définis de «véritables miniatures de Durham », est de 250 kilogrammes et celui des vaches 210, le rendement moyen étant de 50 p. 100. Très sobre, le bœuf de Guelma est un bœuf de montagne et de pays secs, malheureusement sujet à la piroplasmose. Le bœuf marocain est plus rebelle à cette maladie, mais est moins apte à l’engraissement.
La plus grande partie des troupeaux bovin et ovin d'Algérie est entre les mains des indigènes, commel’indiquent les chiffres donnés plus haut. Seuls les porcins sont entièrement entre les mains des Européens, les prescriptions coraniques en interdisant l’élevage aux indigènes.
En 1913, les exportations algériennes étaient de : 44.711 bovins, 1.190.348 ovins, 8.246 porcins, 6 t. 800 de viande fraîche, 118 tonnes de viande salée, 260 tonnes de graisse et 9.789 tonnes de laine en masse (y compris les peaux encore recouvertes de leur toison).
TuNISIE
. Nous venons de dire, à propos de l'Algérie, à quelles principales races appartiennent les troupeaux ovin et bovin de Tunisie. Ces troupeaux nécessitent de sérieuses amélioratiôns, dont, du reste, on se préoccupe.
Les bovins, qui, au 30 juillet 1915, étaient au nombre de 269.152 têtes, sont surtout élevés dans le Nord et le Centre de
la Régence. La race de Guelma, la plus répandue, serait (1). une des meilleures variétés de la race brune de l’Atlas, qu'on retrouve en certaines régions à l’état de pureté. Une autre . sous-race serait celle de Djerba, qu’on trouve dans le Sud. Les races de Mateur, du Cap Bon, etc., seraient des métisses,
provenant du croisement de la race de l'Atlas avec des races
européennes. Dans le nord de la Tunisie, on rencontre également des croisements de la sous-race de Guelma avec des races françaises ou suisses, ainsi que des races italiennes, pures ou mélangées.
Le troupeau bovin tunisien n’augmente que lentement, puisqu'il était en 1898 de 210. 161 animaux.
Le troupeau ovin comprenait 1.119.310 têtes en juillet 1915. Nous avons vu encore, au chapitre de l'Algérie, que la race dominante est la barbarine, ou race syrienne, à grosse queue, dont le centre de dispersion serait le Turkestan, et qui occupe toute l'Asie, depuis les mers de Chine jusqu’à la frontière russe. C’est une des plus anciennes races connues. |
La race berbère, ou algérienne, n’a été tout d’abord élevée, en Tunisie, que dans l'Ouest ; mais elle se substitue peu à peu à la barbarine dans le Nord.
Dans le Sud de la Régence, on trouve la race du Soudan, à viande grossière, et dont la laine est rare et remplacée par du jarre.
Au 31 juillet 1915, il y avait 449.164 caprins (race de Nubie sur le littoral, et race naine d'Afrique dans l'Extrême-Sud) et 12.255 porcins, de plus en plus nombreux dans le Nord, là où l’élément européen s’est installé (5.211 seulement en 1398).
Toujours à la même date, on comptait 123.915 chameaux (148.339 en 1898), 38.000 chevaux, 30.250 mulets et 86.240 ânes. DE
En 1912, la Tunisie exportait 26.996 bovins, dont 11.383 bœufs, 2,591 taureaux et 3.583 vaches, et 88.037 ovins. |
(1) La Tunisie; Agriculture, Industrie, Commerce. Tome I, Berger- Levrault, 1900.