‹ Annales du Muse colonial de MarseilleChapitre 210 sur 363 · FAMILLE LXXV. — MYRTACÉES TRIBU HI. — MYRTÉES · texte numérisé non relu

FAMILLE LXXV. — MYRTACÉES TRIBU HI. — MYRTÉES

Campomanesia aromatica Griseh., n° 2312.

Synonymes : Psidium aromaticum Aubl. (non Blanco, ni Descourt, ni D. Don.), P. grandiflorum Aubl. (non Ruuz.).

Aublet, p. 483 : Psidium grand ; Goyavier sauvage. Ecorce roussâtre dont: il se détache annuellement des lames ; bois dur, blanc, compact ; centre rouge. Le même, p. #85: Psidium aromaticum, écorce roussâtre dont il se détache annuellement des lames ; bois jaunâtre, dur, compact et aromatique.

La différence entre un bois rouge, apparemment sans odeur, et un autre jaunâtre et aromatique prouve qu Aublet a raison de séparer les deux espèces.

Psidium Guajava Lin., n° 2314 A.

Synonymes : P. pomiferum Lin.; P. pyriferum Lan.

Noms vulg.: Goyavier porte-poires (Lyon). Pela (Rheed, ex Desc.). Watra gouaba (Surinam ; Bremer). Un échanüllon de Lyon datant de 1656, n° 233, série Il: aubier seulement : de couleur jaune ou brunâtre uniforme, qui ressemble à celle du Bois de Lance. Surface mate, très dense ; grain fin. La nuance. de toutes les coupes est à peu près semblable. La coupe transversale a les poils soyeux et est difficile à lisser.

Caractères physiques. — Densité, 0,600 ; dureté, celle du Bouleau, On a de la peine à y pratiquer une impression avec l’ongle. Bois très absorbant.

Caractères de l'écorce. — Écorce composée d’une mince peau rouge brunâtre, de Ümm.5 environ, lisse, fortement adhérente, En section transversale, elle est stratifiée, avec 5 à 6 minces couches de fibres brunes alternant avec des selérites clairs. Ces couches ne sont pas tout à fait concentriques ; leurs extrémités se rapprochent de la périphérie en séparant des plaques, qui se détachent les unes après les autres. Ces plaques ont la même apparence que celles du Platane, mais sont inliniment plus minces: elles laissent à la surface du tronc les mêmes impressions, mais à peine visibles.

D'après Descourtilz, l'écorce est unie, lisse, vert rougeâtre et odorante ; très mince et adhérente lorsque l'arbre est sur pied, mais se détachant facilement quand cet arbre est abattu.

Structure du bois. — Section transversale. Couches bien délimitées par une ligne brune et un changement de densité.

Vaisseaux visibles à la loupe, moyens, de 0 mm. 65 de dia-

Re.

mètre, peu variables ; simples et par groupes de 2, presque aussi nombreux que les groupes de 3, et quelques rares groupes de 4, tous subdivisés, Les vaisseaux sont fortement isolés, peu nombreux, de 30 à 40 par mm. q.; ils contiennent des thylles, qui proéminent lorsqu'elles sont humectées. Les vaisseaux tendent à se disposer en lignes obliques.

Rayons visibles à la loupe, excessivement fins, d'une largeur irrégulière, qui laisse supposer quil yen a de deux sortes. Ils sont très nombreux, de 15 à 18 par mm.; légèrement sinueux, en lignes presque droites, ne s’écartant pas au niveau des vaisseaux ; de couleur rougeûtre.

Le parenchyme à entoure étroitement les vaisseaux.

Section radiale. Compacte et très unie. Ravons et vaisseaux sont presque imperceptibles.

Un échantillon non déterminé du Musée Colonial de Marseille, n° 90 ‘Guyane, étiqueté Goyavier (une petite tige), ressemble à l'échantillon précédent, à part les différences suivantes. |

Les vaisseaux sont plus grands, de Ümm. 1, et moins nombreux, de { à 6 par mm. Ravons blancs, visibles malgré leur finesse, de 3 à 6 par mm.

Références : Descourtilz, IF, p. 22.

Goyaviers (non déterminés), n° 2314 C.

Sagot, p. 724: Divers Psidium, Eugenia et Myrcia.

Dumonteil, p. 152 : Goyavier blanc, densité, 0,957 ; force, 347 ; élasticité, 219 ; p. 162. Sa valeur égale la moitié de celle du Gaiac pour faire des rouets de poulies.

Le même, loc. cit. : Goyavier, densité, 1.165; force, 3N7 ; élast., 152, Classe 4, celle des Meubles,

Icones lignorum, pl. LXVIL, fig. 8: Guvave, en couleur fauve pale, presque uniforme.

Myrcia Coumeta DC., n° 2322 À.

Synonymes: Æugenia Coumete Aubl. : Æ. Coumeta DC.

Aublet, p. 497: Coumété (Galibis) ; écorce roussâtre ; bois dur blanchâtre.

Description d’un échantillon étiqueté : Coumate n° 440, Guvane M. C. M.

Caractères yénéraux. — Bois plutôt dur et lourd; grain

s sx L . A es

œros et un peu à rebours. Couleur blanche grisâtre, striée de brunâtre. Surface mate. Structure obscure en section transversale, dont la nuance est légèrement plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, 0,580: dureté, celle du Tilleul. Sans odeur ni saveur.

Caractères de l'écorce. — Surface lisse, d'une couleur jau-

nâtre foncé. Où l’épiderme est tombé, la couche sous-jacente est de couleur brune. Texture dure et ligneuse, cassure grenue. Fortement adhérente. Surface intérieure d'un gris brunâtre finement strié. En section, l'écorce est d'un brun foncé, à fibres très denses parsemées de groupes de vaisseaux sécrétoires qui forment de petits traits disposés concentriquement.

Structure du bois. — L'aubier n’est pas différencié du CŒUT: ' | Section transversale. — Couches en apparence bien délimi-

tées. À la loupe, les lignes du parenchyme pourraient indiquer les limites.

Vaisseaux juste visibles à cause de leur couleur claire, grands, peu de variation, disposés irrégulièrement, peu nombreux, fortement isolés, simples ou en groupes radiaux de 2 à », et même au delà. Ces groupes sont très caractéristiques, le premier et le dernier vaisseau étant très grands, tandis que les intermédiaires sont petits et fortement aplatis.

Ravons visibles à peine à la loupe, excessivement fins, étant unicellulaires, très nombreux; souvent 3 dans une distance égale au diamètre d'un gros vaisseau ; de couleur blanchâtre.

Parenchyme 4 entourant les vaisseaux : de couleur blanchâtre.

Parenchvme en lignes concentriques très minces, quatre fois plus larges environ que les ravons, nombreuses, 3 à 5 par mm., plutôt irrégulhièrement espacées.

Il arrive souvent qu'un groupe radial de vaisseaux s'étend juste entre deux lignes du P b.

Sectionradiale, — Vaisseaux bien distincts, da couleur brune. Rayons transparents, minces, visibles à peine à la loupe. - Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les ravons sont difficiles à voir même au microscope (X 10) et les lignes du Ph forment un dessin de couleur brune en forme de

dentelle.

Emploi. — Bois facile à travailler et assez solide pour les

usages temporaires. Myrcia Mini Sw., n° 2322 B.

Synonvme : Æugenia Mini Aubl. (non Mart. nm Willd.).

Aublet, p. 493: Mini (Galibis); écorce cendrée, bois très dur, com-

pact el jaunâtre.

Myrcia sp., n° 2322 C.

Sagot, p. 724: Goyavier, Bois goyave.

Eugenia fragrans Willd., n° 2527 A.

Synonyme: Æ. montana Aubl.

Aublet, p. 495 : écorce cendrée, bois dur, compact, blanc. Eugenia Catinga Baill., n° 2327 B.

Synonyme : Calingqa moschala Aubl.

Aublet, p. 511: [va-catinga (Garipons).

Eugenia sp., n° 2327 C.

Sagot, p. 724: Govyavier, Bois govave.

TRIBC IV. — LECYTHIDÉES

Gustavia fastuosa Willd. {non Spr. ni Mart. ni Berg.), n° 2330 A.

Synonyme : Pirigara hexapetala Aubl. (Ne se trouve pas dans l’Index

Aublet, p. 490 : P. hexapetala, Pirigaramépé (Galibis); écorce raboteuse, roussâtre en dehors et foncée en dedans ; bois dur, jaunätre, d'une odeur cadavéreuse lorsqu'il est scié ou râpé.

Sagot, XV, p. 198: Gusfavia sp. (Pirigara, Aublet). Bois puant ou

pian (v. 6609 A.)

Li]

Gustavia tetrapetala Lin. (non dans l'Index), n° 2330 B. Le G. tetrapetala de Raensch égale le Grias Aubletiana ; et celui de Stokes égale Gustavia auqusta Lin. (non Ruiz).

Lanessan, p. 146: Bois puant ou piant.

Pulle : Gustavia augusta, Stinkhout, Watra mama bobbie, Aripawana. Rodriguès : G. augusta, Pa Geniparana,.

Gustavia pterocarpa Poit., n° 23530 C.

Sagot, p. 909 : Bois assez résistant.

Couroupita quianensis Aubl. (non Hook), n° 2331. Synonyme : Lecythis bracteata Willd.

Barrère, p. 92 : Kouroupitoutoumou, Boulet de canon, le Pekea fructu maximo globoso de Marcgraff. À

Aublet, p. 708: Couroupitoutoumou, non le Pekea de Marcgraff; écorce épaisse gercée, raboteuse ; bois blanc, rougeàtre à l'intérieur, rarement employé, n'ayant pas une grande solidité.

Lanessan, p. 147: Boulet de canon, Abricot de singe, Calebasse colin.

Lecythis, n° 2333.

Une grande confusion règne parmi les synonymes et aussi parmi les bois de ce genre. D'une part, quoiqu'on ait le matériel d’herbier voulu, la détermination est difficile : d'autre part, les bois sont tellement semblables quil est presque impossible, pour la plupart, de les distinguer. Le ZLecythis corrugala a été déterminé, d’après les feuilles et les fruits, par le D' Freeman ; Je men sers comme type pour la description des Lecythis que je donne plus loin ; pour les autres espèces, Je donne seulement les différences.

Je dois avouer ici que j'ai moi-même aidé à la confusion en donnant la description, sous le nom de Z. (Ollaria, d'un bois semblable, mais qui n’était pas de cette espèce.

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