NE BOT
Depuis cette époque lointaine, et à part le genre Sarcolæna, qui s'enrichit en 1895, grâce à Baker ', du Sarcolæna codonochlamuys, aucune plante nouvelle n’a été décrite dans la famille. Et ceci, évidemment, faute de matériaux nouveaux.
Les échantillons existant dans les herbiers ayant tous été recueillis très anciennement et pour la plupart sommairement décrits, il devait être intéressant de reprendre leur étude, dans le but d'avoir des connaissances plus complètes sur une famille très autochtone. D'autant plus que les auteurs ont interprété très différemment les vues de Baillon et de Baker. Palacky”, pas plus que Van Tieghem *, n’ont, en effet, adopté définitivement le genre Xerochlamys. Ce dernier botaniste ne fait même pas mention, en 1891, des genres Scleroolena et Eremolænu de Baiïillon. L'Index Keiwensis maintient également les espèces discutées dans le genre Sarcolæna, mais en acceptant toutefois comme Xerochlamys le X. pilosa et le X. pubescens de Baker. Schumann’, par contre, différencie bien les deux genres, se ralliant ainsi complètement à la proposition du botaniste anglais.
Nous avons pu, dès la fin de 1913, entreprendre à la Faculté des Sciences de Marseille l'étude des Chlænacées recueillies à Madagascar en ces 20 dernières années par M. Perrier de la Bâthie. Les nombreux échantillons que nous avons examinés étant très complets, et accompaonés d'indications précieuses, il nous est possible de préciser, pour la plupart des représentants de la famille, des caractères qui n'avaient, jusqu'alors, été donnés qu'imparfaitement ou incomplètement. Nous avons notamment
1. Kew Bulletin 1893, II. Decades Kewenses ; Sare. codonochlamys. 2. Catalogus Plantarum madagascariensium 1, 21, 22. Chlænacées.