Traité de Botanique IX, 1607. Sarcolénées
4. Engler et Prantl, Natürlichen Pflanzenfamilien IX, 6. Chlænacées.
INTRODUCTION J
pu indiquer les conditions de végétation, le port des différentes espèces, leur plus ou moins grande fréquence. Pour les rares espèces qui n'étaient pas représentées dans l'herbier Perrier, nous avons complété notre travail par l'examen des échantillons du Muséum, soit que nous l’ayons fait sur place, soit que des spécimens nous aient été communiqués. Il en a été de même pour certains tvpes qui n'existent que dans l'herbier de Kew.
Jusqu'alors la famille comptait 7 genres et 27 espèces, du moins d'après certains auteurs, comme nous lavons indiqué plus haut. Si aucun des échantillons de l'herbier Perrier n’a paru justifier la création d’un genre nouveau, du moins nous avons pu décrire de nombreuses espèces nouvelles, ces espèces étant d’ailleurs toujours envisagées au sens de Linné et rattachées, dans notre étude, à des genres établis, dont nous avons seulement défini et complété exactement les caractères.
Nous avons été amené tout d'abord à adopter une dénomination fixe, et que nous proposons d'accepter définitivement aussi bien pour chaque espèce et chaque senre que pour la famille elle-même. EE il nous a semblé que l'appellation de Chlænacées, indiquée par Baillon et d'autres, après Dupetit Thouars et De Candolle, devait être conservée. Nous avons donc écarté le terme Sarcolénées de Van Tieghem. Il semble d'ailleurs qu'il n'y aurait eu quelque raison d'adopter ce nom que dans le cas où tous les représentants de Ta famille
enre Sarcolænu.
auraient pu être rangés dans le seul g I convient, logiquement, d'appeler dorénavant les divers “enres: Sarcochlæna, Leplochlæna, ete., et non Sarcolæna et Leplolæna, ete., comme le faisaient cependant Baïllon et d'autres auteurs après lui. Il ne parait même pas possible de dire ou d'écrire indifféremment lun ou lautre,
comme Schumann !: ceci, afin d'éviter des confusions. On verra, en effet, l'erreur possible à propos de l’ancien Scleroolena de Baillon.
L’exposé de nos résultats sera subdivisé en cinq chapitres.
Un. premier indique les caractères généraux de la famille.
Dans le second chapitre, nous étudions successivement, et en sept paragraphes distincts, chaque genre. Les diverses espèces connues avant notre travail et celles que nous avons déterminées y sont passées en revue. Et cette étude porte sur leur morphologie externe : elle indique, avec chaque description et diagnose, les raisons qui nous ont décidé à adopter ou modifier, suivant les cas, les indications jusqu'alors données par les auteurs sur chaque plante. Dans une première partie de ce chapitre nous traitons des Chlænacées à 3 sépales ; les deux genres à » sépales sont étudiés dans une deuxième partie.
Le résultat des recherches anatomiques que nous avons faites, complétant les données connues sur la morphologie interne, fait l'objet d’un troisième chapitre.
Venant à l'appui des constatations exposées dans le second chapitre, les différences dans la structure interne nous permettent ensuite de proposer, dans la première partie du chapitre IV, une classification. Nous la donnons sous Ja forme d’un tableau qui pourra ultérieurement faciliter la détermination des Chlænacées malgaches.
Un deuxième paragraphe traite des affinités de Ja famille et de sa place dans la classification générale.