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Journal of Botany XV

D'après Schumann’, Baillon a cru trouver une ressemblance entre les Xerochlamys et les Sarcochlæna, qu'il a réunis en un seul genre à cause de linvolucre plus ou moins charnu et de la quantité variable de graines. Mais, ajoute le botaniste allemand, la différence réside plutôt dans la consistance que dans la constitution morphologique de l'involucre, si bien que, d'après lui, le type Xerochlamys ne peut être rattaché au Sarcochlæna en se basant sur cette considération.

Nous crovons, pour notre part, que Schumann a raison et que l'on ne peut admettre non plus, comme le proposait Baillon, que le Sarcochlæna eriophora fasse la transition entre les deux genres.

L'étude des nombreux Xerochlamys de lherbier Perrier de la Bâthie nous a bien convaincu de la nécessité de faire de ces plantes un genre à part. En dehors des différences signalées plus haut, il n'est pas douteux que linvolucre, dans les Xerochlamys, n'est pas constitué, comme celui des Sarcochlæna, par une infinité de bractées soudées plus ou moins intimement entre elles. Les dents de cet involucre, toujours nombreuses dans les Xerochlamys (jusqu'à 20), ne sont jamais plus de 5 dans les Sarcochlæna. I v a enfin de nombreuses graines dans chaque loge chez les Xerochlamuys ; dans les Sarcochlæna, on en compte jamais que 2:

Alors qu'on ne connaissait guère autrefois que » espèces du genre Xerochlamys, tel que le concevait Baker, nous avoñs eu Ja bonne fortune de rattacher à ce genre 6 échantillons de plantes nouvelles, non encore décrites : Nous les étudierons en détail après les espèces connues, mais il est curieux d'indiquer, dès maintenant, que nos 6 espèces nouvelles paraissent, par leur port, leurs feuilles, leurs fleurs et leur involucre, faire la transition entre Îles Sarcochlæna et les Xerochlamys connus auparavant.

Ce sont, en effet, des arbres dont la taille movenne ne

1Æagler; loc cit.;p. 114

ÉTUDE SUR LES CHLÆNACÉES o1 dépasse pas 9 à 6 mètres ; leurs feuilles, leurs fleurs, l'involucre ont des dimensions intermédiaires de celles, si différentes, indiquées ci-dessus, pour les plantes connues jusqu'alors dans les deux genres.

Nous donnons ci-après les caractères génériques communs à ces Xerochlamys ; nous les étudierons ensuite par espèces.

Arbres peu élevés et arbustes plutôt que des buissons, comme le laisse entendre, à tort, Baker. Ces arbustes sont ‘ameux et poilus. Leurs feuilles sont denses, plus petites que celles des Sarcochlæna, alternes, entières, persistantes, oblongues atténuées, stipulées, toujours tomenteuses. Les nervures sont généralement peu visibles, sauf la nervure principale qui est toujours saillante en dessous ; mais il n'y a plus de sillons longitudinaux.

Les fleurs sont isolées ou par deux, terminales, quelquefois axillaires dans les espèces que nous décrirons pour la première fois.

L'involucre est petit et sec. Il reste toujours fermé, même pendant la floraison. On compte au moins 9 petites dents deltoïdes, généralement égales, mais elles sont souvent plus nombreuses, et il peut v en avoir jusqu'à 20.

Le calice a toujours 3 sépales petits, la corolle 5 pétales, en général 2 fois plus longs. Le disque est en forme de sobelet, sa hauteur est variable avec les espèces.

L'androcée diffère nettement de celui des Sarcochlæna en ce que les étamines, en nombre indéfini, sont fixées à Ja base de l'ovaire et non plus sur cet ovaire. Celui-ci est encore triloculaire, mais il v a de nombreux ovules dans chaque loge. Le style, long, porte un stigmate capité ou à trois lobes creux. Le fruil est généralement une capsule tricoque, du volume d'un pois, ou souvent plus grosse. Ce fruit est fréquemment accompagné des sépales desséchés, ainsi que du style et des filets staminaux, toujours de linvolucre légèrement accru.

Le genre Xerochlamys comptait, avant notre élude, » espèces : Xerochlamys pilosa, Bojeriana, Grandidieri, diospyroidea, pubescens. Nous v avons ajouté 6 espèces

nouvelles que nous décrirons à la suite : X. arenaria elliptica, villosa, rupestris, acuminata, tampoketsensis.

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