‹ Annales du Muse colonial de MarseilleChapitre 238 sur 363 · Journal of Boôtany · texte numérisé non relu

Journal of Boôtany

15 dents petites, courtes, qui occupent à peine le tiers supérieur de la coupe. Le calice a 3 sépales, obovales, longs de 8 m/m, larges de 6 m/m, très tomenteux; leur bord droit est recouvrant.

La corolle est constituée par 5 pétales, également obovales, mais spatulés, roses-rouges à l'état frais, mais blancs sur la plante sèche. La lame, qui est entière et a son bord gauche recouvrant, mesure 10 m/m >< 8 m/m, Le disque est très bas ; il n'atteint pas 1 m/n, I] donne insertion par sa partie interne à 20 étamines inégales, fixées aussi par leur base au fond de l'ovaire. Les filets, aplatis, sont grêles et mesurent 8 à 10 m/m de longueur. Les anthères sont petites, subglobuleuses, dorsifixes et très sessiles.

Le pistil a une longueur qui atteint jusqu'à 2°/m; l'ovaire, globuleux, très poilu, porte un style de 1 /m2, terminé par un stigmate capité. Il y a de nombreux ovules dans les 3 loges ovariennes.

Le fruit, que nous n'avons pas vu, a, d’après les indications de Baker, le volume d'un pois ; il est entouré de l'involucre et des sépales desséchés.

Nous renvoyons pour la diagnose latine à Baker et pour la morphologie à la planche de Hooker ".

Baillon avait maintenu cette plante dans le genre Sarcochlæna probablement parce qu'il croyait qu'il n'y avait que 2 ovules collatéraux et descendants dans chaque loge ?. I la disait alors extrêmement voisine de Sarcochlæna Bojeriana, dont Baker fit d'ailleurs également un Xerochlamys. Mais l'opinion de Baillon ne paraît pas très fixée puisqu'il ajoute en note : ‘* Les espèces recueillies par Grandidier ont 4 ovules descendants dans chaque loge ; c’est là un caractère variable comme dans la plupart des autres genres de la famille ”

Ce caractère, cependant, joint à d'autres, a paru suflisant à Baker pour justifier la création d'un genre à part. EL cest

1. Hooker's Icones plantarum, T. X, PI, 1413, p. I *‘* Xerochlamys pilosa ”

2. Bull. de La Soc. Lin. de Paris, T. 1. 1886, p. 072 *‘ Nouvelles observations sur les Chlænacées ”

aussi notre avis, d'autant qu'il n'est pas prouvé, par ailleurs, que le nombre des dents de l'involucre varie beaucoup d'un échantillon à l'autre, comme Baillon en attribue l'affirmation à Baker. Ce nombre de dents nous a paru, au contraire, assez fixe et constitue pour nous un caractère différentiel qui a sa valeur.

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