Xerochlamys Bojeriana Bak
Nous désignons ainsi, comme l'a fait’ Baker, l’ancien Sarcochlæna Bojeriana de Baiïllon.
Nous avons identifié la plante qui porte le n° 3017 dans l'herbier Perrier avec l'échantillon-type de Bojer et deux autres spécimens de Baron qui sont au Muséum. Baillon ! ne dit pas où fut recueillie cette espèce. Notre spécimen provient des environs d'Antsirabé, au centre de Madagascar, où il a été trouvé par M. Perrier, en août 1912, sur des gneiss rocailleux, dénudés, à 500 mètres d'altitude. Plus tard, en décembre 1913, il a été récolté encore par le même botaniste dans des bois à tapia, à 1600 mètres d'altitude, également dans le Centre (n° 5338 de l’herbier). C’est un arbuste de 1 à 2 mètres, parfois même un arbre de 5 à 8 mètres, et le port varie suivant que l'espèce croit plus ou moins à l'abri des feux. M. Perrier de la Bâthie indique, en effet, que les souches à rejets de la plante persistent un temps assez long dans les prairies incendiées. L'écorce porte des stries longitudinales, les jeunes rameaux sont pubescents. Les feuilles sont entières, persistantes, alternes, oblongues, nombreuses et serrées. Le limbe mesure 7 à 8 m/m de longueur et3 à 4 m/m de largeur seulement ; elles sont coriaces, vert sombre sur les deux faces et fortement tomenteuses en dessous principalement. La nervure principale seule est nettement visible, bien que les poils soient moins nombreux en dessus. Le pétiole est court et très velu ; il y a 2 petites cicatrices indiquant l'existence de stipules caduques.
Les fleurs, blanches, sont en cymes biflores, terminales. Le
1, Adansonia X. 197 ; loc. cit.
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pédoncule commun a 1 c/m 1/2 à 2 ‘/" de long (Baillon dit 1 c/m) ; chaque pédicelle est extrêmement court (2 m/m 1/2), que |
L'involucre, obconique, a un diamètre de 6 m/m, plus grand que sa hauteur (5 m/n) ; il est surtout poilu sur les dents basses et deltoïdes, qui sont au nombre de 12 à 15. Ces dents
ont 1 m/m à 1 m/m 1/2 de hauteur et de largeur à la base ; elles sont en général un peu plus larges que hautes.
Les poils de la face externe de la coupe sont grisâtres ;: ceux de la face interne sont moins serrés et plus soyeux. Nous avons déjà signalé que Baïillon indiquait, par erreur, l'existence de poils en dedans de l'involucre seulement.
Le calice est formé de 3 sépales libres, obovales, imbriqués ; la lame est profondément émarginée au sommet et porte de nombreux poils fins, surtout dans son tiers supérieur. La longueur est de 7 m/m, la largeur dans le plus grand diamètre atteint 4 mm,
Il y a à la corolle 5 pétales spatulés, tous caduques, un peu plus grands que les pièces du calice (12 m/m >< 5 m/m), L'onglet est assez marqué, et les nervures longitudinales sont bien visibles.
Le disque annulaire mesure 2 m/m de hauteur. Il y a à l’'androcée 20 étamines, que Baiïllon dit inégales, mais que nous avons toujours trouvées égales dans nos échantillons, même en analysant plusieurs fleurs ; cette longueur est de 7 m/m 1/2; les filets sont grêles et les anthères petites.
L'ovaire est subglobuleux, surmonté d'un style de 7 m/m de long, à peine plus haut d’ailleurs que l'ovaire lui-même, qui a 6 m/m 1/2 et un diamètre de 5 m/m à Ja base.
Notre échantillon portait des fruits. Ce sont des capsules obconiques, enfouies dans de nombreux poils qui tapissent la face interne de l'involucre, accompagné des sépales désséchés et des filets staminaux.
Une seule graine paraît se développer dans chaque loge ; elle est assez volumineuse, aplatie ; sa hauteur mesure 9 mm, son diamètre 4 m/m,