Xerochlamys tampoketsensis nov. sp
Arbor, tortuosa, foliis ellipticis, minutis, ad apicem obtusis, ad basim attenuatis, 1-2 €/m Jatis, 3-3 (/m 8 longis. Flores terminales, involucro D - dentato ; sepalis 3, oblongis, 5 M/m Jatis, 8 m/m Jongis ; petalis 5, obovatis, 9 m/m Jatis, 2 C/m Iongis ; disco membranaceo laciniato ; staminibus 30 ; stigmato trilobato. Frutus turbinatus, monospermus.
Comme le X. rupestris, dont elle se rapprocheï‘d’ailleurs un peu par certains points, cette espèce, la sixième et la dernière que nous décrirons dans ce genre, est du Centre. Elle pousse sur les rochers des cimes gneissiques. M. Perrier l'a récoltée en juillet 1905 sur le mont Tampoketsa, entre le Bemarivo et l'Anjobona.
Quelques mois plus tard, en 1908, la même plante a été retrouvée dans le massif du Tampoketsa, donc encore au Centre, sur les rocailles du Haut Mohajamba. Mais, d'après M. Perrier, l'espèce est très limitée à ce massif, puisqu'on ne la retrouve pas sur les cimes balsatiques voisines.
C'est pour cette raison que nous lui avons donné son nom.
C'est un arbre de 3 à 4 mètres, très tortueux. Les rameaux sont glabres ; on voit sur l'écorce grisâtre de nombreuses stries longitudinales et transversales.
Tandis que les feuilles du X. rupestris, dont nous avons rapproché plus haut cette plante, sont ovales-allongées et assez grandes, les feuilles du X. {ampoketsensis sont plus
PI. VII — XEROCHLAMYS TAMPOKETSENSIS nov. sp.
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petites, à peu près elliptiques et arrondies à la base. Le sommet est également arrondi, très obtus, comme on peut Ï le voir sur la planche VE. Il v a des stipules très caduques : Ï 2 Il la lame est entière et glabre, plus foncée en dessus. Le pétiole, g | légèrement pubescent, est beaucoup plus court (2 */" 1/2) que celui de l'espèce comparée, dans laquelle il mesure jusqu'à 1 ‘/" de long. Le limbe mesure 1 à 2 °/" de largeur et 3 à 3 ‘/"8 de long.
Les fleurs sont par 2, petites et terminales ; elles sont peu
Ï nombreuses sur la plante.
L'involucre rappelle aussi un peu celui du X. rupestris. Il porte également 9 dents de dimensions à peu près semblables. Mais les autres parties florales sont très différentes.
Le calice a 3 sépales, petits, velus, libres et oblongs. La
g longueur (8 "/") est beaucoup plus grande, en effet, que la largeur da m à
La corolle a des pièces également petites ; et par là elle
diffère de celle du X. rupestris. Ces pétales, obovales, n'ont
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pas plus de de long ; et la largeur de la lame, qui est de 9 "/" au tiers supérieur, va en s'atténuant jusqu à 4 "/" à la base. Il n'y à plus, ici, la différence de coloration entre la partie étalée de la lame et l'onglet.
Le disque est plus large que dans l'espèce comparée : il mesure, dans celle que nous décrivons ici, 3 m/m 1/2; par contre, il est un peu plus bas, car sa hauteur ne mesure que 2 "/" 7, Il est également découpé.
L'androcée a ses 30 étamines insérées en dedans de ce disque. Elles sont d'inégales longueurs : il paraît y en avoir 3 groupes, dont les filets ont respectivement 7, 13 et 16 7" de long et sont surmontés par des anthères petites et toutes égales (1 m/m),
Le pistil est long (1 ‘/" 8). L'ovaire, velu, plus large que celui de X. Fa (puisqu'il a 4/7") est aussi un peu plus haut (4"/" 1/2). Le style est poilu ; il est terminé par un en ile à trois lobes creux.
Le fruil est encore entouré de F involue re accru. Le diamètre (6 ”/" 1/2) de ce fruit est beaucoup plus grand que la
hauteur (4"/"). Le calice et les filets staminaux persistent toujours et sont, comme l'ovaire proprement dit, entourés d'un fin duvet de poil soyeux.
Dans cette sorte de noix obconique, il y a, par avortement, une seule graine par loge; elle est plus longue (3 m/m) que large (2 m/m), légèrement aplatie sur une face.
Tels sont les caractères de cette dernière espèce, qui est nouvelle dans le genre Xerochlamys et qui diffère bien de celle que nous avons baptisée rupestris et des autres décrites précédemment, comme on pourra le constater, en rapprochant des premières la planche VIE. Nous l'avons appelée du nom du mont Tampoketsa, sur lequel elle paraît prédominer.
IT — Genre Leptochlæna
Dupetit lhouars' a créé ce genre en 1807, et Baillon, qui l’a bien étudié en 1872, le prend comme type de la famille * et en donne les caractères. Il les accompagne de dessins de la fleur et du fruit.
Schumann *, à son tour, a repris cette étude, à laquelle il n'a rien apporté d'ailleurs de nouveau, donnant, lui aussi, des schémas des parties florales.
Nous résumerons brièvement ci-après ces caractères génériques, en les précisant et les complétant sur plusieurs points.
Ce sont, en général, des arbustes, parfois mème de simples buissons. Les feuilles sont rarement grandes, mais, au contraire, le plus souvent petites, et, dans la plupart des espèces, coriaces et glabres, toujours entières et alternes.
L'inflorescence est une grappe ramifiée de cymes ou une panicule toujours terminale. Les fleurs sont peu nombreuses, exception faite du L. multiflora, qui groupe de très nombreuses fleurs, comme son nom l'indique.
L'involucre est typique ; d’après Baïllon et Schumann, il porterait seulement 5 à 6 dents; on verra par la suite que le nombre en est souvent plus élevé.
Le calice a 3 sépales tournés à droite, tordus dans la préfloraison, imbriqués dans le bouton.
La corolle est formée de 5 pièces recouvrantes, tournées à gauche, et alternant avec les sépales. Ces pétales sont également tordus dans le bouton, mais à la floraison, ils s'étalent en lames plus grandes que les sépales.
Le disque, que Baillon indique comme étant ‘‘un tube court, à peu près membraneux, à bord supérieur coupé'droit, dentelé ou crénelé”, nous a bien paru tel, le plus souvent, et bas. La hauteur ne dépasse, en effet, jamais 2 à 3 mym,