Leptochlæna rubella Scott Ell
Cet arbre vient, comme le L. parviflora, de la région de Fort Dauphin, au Sud-Est. Nous n'en avons pas trouvé de spécimen dans lherbier Perrier, mais nous avons pu avoir communication d'un échantillon de Kew. C'est Scott Elliot qui l'a décrit. Les rameaux sont très serrés, tomenteux. L’écorce, celle du moins des jeunes rameaux, porte des poils
rouges très nombreux.
Les feuilles sont entières, alternes, ovales, atténuées à la base, parfois obtuses. Elles sont glabres. Le pétiole, court,
1. Jour. of Lond. Lin: Soc. loc, cit. XXV, 254. 2. Journ. of Lond. Lin. Soc. loc. cit. XXIX, 7, 1893.
ÉTUDE SUR LES CHLÆNACÉES Ge
est de couleur rouge fer. Leur limbe mesure 1 €/m 1/2 à 2c/m de longueur et une largeur de 1 €/m à 1 t/m 1/2. Elles sont donc plus petites que celles du L. parviflora.
Les fleurs, nombreuses, sont en corymbes terminaux. Il v a de petites bractées, ovales et caduques, sur les pédicelles .
L'involucre est moins volumineux que celui du L. parviflora ; ilest enroulé à la base et porte 8 dents, et il est aussi beaucoup moins haut (4 m/m) et moins large (2 m/m),
Le calice a 3 sépales assez semblables à ceux de l'espèce ci-dessus, mais beaucoup plus poilus.
Pour les autres caractères, il n'y a pas de différences marquées.
D'après MM. Palacky ‘ et Schumann ?, Scott Elliot aurait décrit une autre espèce, le L. ferruginea, qui s'ajouterait aux espèces à petites feuilles déjà décrites. Nous avons bien vu, dans lherbier du Muséum, un spécimen qui porte ce nom, mais Ja plante paraît absolument semblable au L. rubella qui, elle-même, se rapproche déjà beaucoup du L. parviflora. Sans donc être tenté déjà de faire du L. rubella une variété du, L. parviflora, il n'est pas douteux qu'il ne faut pas maintenir le L. ferruginea, du moins pour la plante que nous avons vue étiquetée de ce nom. Il y a lieu de faire des réserves, naturellement, pour le cas où il s'agirait d'une plante autre, et que nous ne connaissons pas. Nous devons dire, toutefois, que les échantillons de Kew portent bien les deux appellations rubella et ferruginea pour les mêmes plantes, ce qui nous a confirmé dans notre interprétation ; on se trouve donc en présence de la même plante, sans doute décrite deux fois sous des noms spécifiques très voisins, quoique différents.