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La zone périmédullaire reste toujours cellulosique, mais il arrive que la moelle sclérifie quelques-uns de ses éléments ; ceci constitue alors un caractère particulier à certains genres, comme nous l'indiquerons plus loin.
Feuilles. — Les feuilles des Chlænacées ont un épiderme formé de cellules à contour polygonal. Ces cellules sont en général toutes de mêmes dimensions, sauf quelques exceptions où les cellules de la face supérieure, et celles-là seulement, sont plus petites.
Dans certains genres à feuilles coriaces, l'épiderme plus épais est constitué par un nombre plus grand d'assises. On constate alors que les cellules des rangées les plus externes, en dessus comme en dessous, sont plus petites que celles des rangées intérieures.
On note encore parfois 1 ou 2 assises d'hypoderme. Les stomates sont situés uniquement à la face supérieure.
Les méristèles des nervures présentent toujours un sclérenchyme très net et sont toujours très allongées perpendiculairement au plan du limbe.
Dans le mésophylle on rencontre parfois des cellules à mucilage.
D'une facon générale, les cristaux d'oxalate de chaux ne manquent jamais dans les feuilles.
Aucun élément particulier qui ne soit pas constant dans les pélioles n'est à noter. Il v a seulement, dans le parenchvme externe, des cellules à gomme.
Poils. — Les poils, qui recouvrent abondamment, dans plusieurs genres, presque toutes les parties de la plante, présentent une structure assez variable.
a) Quand il s'agit d'un duvet, les poils sont généralement glanduleux. Hs sont simples, unicellulaires, à membrane épaisse et à lumière très étroite. Pointus à leur extrémité, ils sont le plus souvent peu allongés.
b) Ou bien le revêtement est différent, et ce sont encore des poils unicellulaires. Mais la membrane est alors mince, la
lumière encore réduite. Ce sont des poils fins, grêles dont les pointes sont très inégales, de même que leur longueur. Souvent ces poils sont curieusement tordus à leur extrémité.
c) Ou bien encore, c'est un feutrage particulier de poils peltés, qui ont leur membrane recouverte par un grand nombre de rayons, avec un pied unicellulaire ou pluricellulaire, souvent allongé.
d) Parfois aussi on a des poils glandulaires, pluricellulaires, avec des formes bizarres, ou dressés en massues ou cylindriques ; quelquefois encore ils sont à tête ellipsoïde,
e) Enfin certains poils, notamment chez les Xerochlamys, ont les formes que nous indiquerons en étudiant l'anatomie.
Il. — Caractères anatomiques différentiels particuliers à chaque genre