Tranches d'ignames desséchées
Les ignames dont les indigènes consomment en Afrique occidentale les tubercules souterrains appartiennent à plusieurs espèces de Dioscorea, parmi lesquelles les deux plus répandues sont le 7). cayennensis, ou D. prehensilis, qui forme le fond de presque toutes les plantations, et le D. alata. Ces tubercules jouent un rôle important dans l’alimentation de plusieurs millions d'hommes ; c'est la nourriture presque exclusive de certaines peuplades comme les Baoulès, les Achantis, les populations du Nord du Dahomey, etc. Dans le Baoulé seulement on connait plus de 30 variétés, ou races, de D. cayennensis, que les Es Noirs savent parfaitement distinguer et cultivent avec soin. La forme sauvage de ce D. cayennensis a de longs tubercules (parfois 0 m. 70 à 1 mètre) dont le sommet est garni de rhizomes ligneux hérissés de grandes épines aiguisées. Une variété de D. alata peut produire en six mois 30 kilos de tubercules par touffe.
Annales du Musée colonial de Marseille. 3" série, 2° vol. 1917. ]
à) H. JUMELLE
On cultive également, dans la zone des savanes et dans celle des forêts, le D. dumetorum, dont les tubercules à l'état sauvage sont très toxiques et ne deviennent comestibles que lorsque les tranches ont macéré pendant toute une Journée dans l'eau.
(A. Chevalier : Sur les Dioscorea (ignames) cultivés en Afrique tropticale. Bulletin de la Société Nationale d'Acclimatation de France, 1910.)
3. Racines de Pachyrhizus angulatus (Guinée Française). — Léqumineuses.
Cette Légumineuse à tubercules comestibles a déjà été citée dans le Catalogue de la Réunion (n° 26); elle ne semble que rarement cultivée en Afrique Occidentale Française, et ne l’est guère que dans les Stations d'essais.
(A. Chevalier : Enumération des plantes cultivées par les indigènes en Afrique tropicale. Bulletin de la Société d’Acclimatation de France, 1912.)