À CARE
R. Gilletii De Wild.
R. Kirkii Engl.
16 É. DE WILDEMAN
R. monbuttorum Drude (6-7 étamines) 12-14 mm. R. tertilis Welw. (6-9 » )
RapxiA SESE De Wild., Mission Laurent (1905), p. 28, tab. 11-12: Durand, Syll., p. 584: Beccari, Raphia, in Webbia, IT (1910), p. 120 ; De Wild., Plantes utiles ou intér. fl. Congo, 2 (1906), pl. 9-11.
Entre Ubangui et Congo, 1912 (A. Sapin); environs de Kimuenza (J. Gillet, n° 1615) ; Bas-Congo (J. Gillet, marais. — Nom indigène : Saku) ; environs de Bokala, 1909 (Assez répandu dans la forêt marécageuse. — Nom indigène: Masiane).
Observations. — Le Saku est un palmier dont les fruits rappellent ceux des À. Hookeri et longirostris, tels qu'ils sont figurés par M. D' Beccari (Le Palme del qgenere Raphia, Firenze, 1910, tab. IV, 1 et VI, 1); c’est, nous semble-t-il, la forme normale des fruits du À. Sese. |
Certaines formes de l'Entre Ubangui-Congo, recueillies par À. Sapin, possèdent des fruits plus arrondis à la base ; ce qui devrait faire modifier légèrement la diagnose de notre espèce. Il est malheureusement très difficile, en voyant les fruiis seuls, de définir les espèces, d'autant plus que, comme nous l’avons rappelé, d'après les dires de l’indigène, la forme des fruits varierait suivant l’âge des pieds qui les porte. Cette assertion, tout en paraissant étrange, mérite d’être examinée; les conditions de vie pourraient influencer, dans une certaine mesure, la forme et les dimensions des fruits.
Nous avons pu relever les caractères suivants sur une feuille relativement jeune dont nous ne possédons pas la base ; ils doivent être ajoutés à la description donnée précédemment :
« Feuilles à rachis arrondi à sa partie inférieure, présentant une crête longitudinale supérieurement ; folioles opposées ou subopposées, distantes, vers la partie supérieure, de 2 cm. 5 à 4 cm. ; plus rapprochées au sommet ; folioles lancéolées, très aiguës, atteignant 61 cm. de longueur sur 3 cm. de largeur, paraissant blanchätres en dessous, courtement aiguillonnées sur les bords et sur la nervure médiane à la face supérieure, folioles supérieures atteignant environ 22 cm. de longueur
et 12 mm. de largeur.
. Rapxia rextiuis Welw., Apont. (1858), p. 584; Beccari, Raphia, in Webbia, III (1910), p. 13, et in Agricoltura Colon., IV (1910), pl. 3, fig. 1-3.
Lutshima, 1906 (A. Sapin. — Il exsude du tronc une grande “quantité de gomme soluble, après l'extraction du vin de
palme.) CALAMUS L.
Cazamus Laurent De Wild., Études Fl. Bas et Moyen- Congo, 1 (1904), p. 97, tab. 27-28; Durand, Syll., p. 584.
Pangu, février 1910 (A. Sapin. — Feuilles à rachis d'environ { m. 15, folioles atteignant 50 cm. de long et 2 cm. 5 de large. — Nom indigène, Milangala); Limbutu, 1906 (M. Laurent, n° 981 bis.)
ONCOCALAMUS Mann et Wendi.
Oncocaramus Dsonu De Wild., in Bull. Jard. Bot. Brurelles, V, 2(1916), p. 146.
Plante grimpante atteignant 25 mètres de longueur ; feuilles pennées, à rachis éparsement épineux sur la côte médiane, à la face inférieure ; folioles de la partie supérieure atteignant environ 24 mm. de largeur, éparsement épineuses sur les bords ; nervure médiane très en relief sur la face inférieure ; nervures latérales principales au nombre de 10 environ, de chaque côté de la médiane, peu élevées. Rameaux de l'inflorescence pendants, de 28 cm. de longueur; fleurs fasciculées, entourées d'une bractée formant cupule et se fendant unilatéralement, au nombre de 9-11 ; 4 + 4 mâles et 3 femelles ; ou 343 mâles et 3 femelles, disposées dans des bractées cupulaires. Fleurs males :.:.:7. Fleurs femelles courtement pédicellées, disposées contre le rachis, à calice de # à 5 mm. environ de longueur, profondément fendu en 3 lobes subaigus de 3 mm. 5 de largeur; pétales carénés, d'environ # à # mm. 5 de longueur et 2 mm. à de largeur, cunéiformes au sommet, Fruits orangés subglobuleux, arrondis au sommet ou très brièvement apiculés, de 13 à 15 mm. de longueur, à environ 18 rangs
Annales du Musée colonial de Marseille, — 3° série, 7° vol, 1919, 2
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d'écailles atteignant 4 mm. de diamètre, canaliculées dans leur partie médiane ; graine subglobuleuse, légèrement comprimée, à épiderme lisse. |
Au sud de la Maringa, 28 octobre 1913 (Nannan, n° 65.
En forêt dans les endroits marécageux, très fréquent. — Nom indigène : Djodu. Sert à faire des liens pour toiture). Observations. — Bien que la plante décrite ci-dessus soit
indiquée comme fréquente, nous possédons seulement un fragment de feuille et un fragment d’inflorescence, mais les carac- ‘tères de cette dernière sont suffisamment nets pour différencier notre plante de l'O. Mannü Wendl. (Cf. Wright, in Flora of Trop. Africa, VIII, p. 110). |
En effet, la description de la Flore d'Afrique mentionne, à propos des fleurs, dont le nombre varierait de 11 à 3 : « The central one female, and ebracteolate, the lateral male in equal number on each side of the female, bracteolate. » Or, dans notre plante, tous les fascicules du rameau portent 3 fleurs femelles disposées en une ligne postérieurement contre le rachis ; les fleurs mâles disposées devant les femelles en deux groupes de # ou de 3; toutes les fleurs s'insèrént dans une sorte de cupule plus ou moins lobée, l'ensemble de ces cupules entouré par la bractée plus ou moins infundibuliforme, fendue irrégulièrement, généralement vers le devant.
Nous n'avons pu étudier le détail des fleurs mâles, qui toutes étaient abimées ou tombées, ni les fleurs femelles Jeunes.
EREMOSPATHA Mann et Wendl.
EremospaTHA HauLLeviLLeasa De Wild., Études Fl. Bas et Moyen-Congo, 1 (190%), p. 96, tab. 33-34; Durand, Syll., p. 282.
Katako-Kombe, 1910 (3. Claessens, n°381.— Nom indigène: Codi[Batelela}); Madibi, 1907 (A. Sapin.— Petit Coddy) ; Bas- Congo, env. de Kisantu, 1909 (Allard, n° 213. —Nom indigène: Lulamba) ; Eala, 1905 (M. Laurent.— Nom indigène : Kekele), et 1907 (L. Pynaert, n° 1676) ; Kikwit, janvier 1914 (H.
Vanderyst, n° 2781}; Thibangu, 1910 (A. Sapin. — Noms indigènes : Xabululu | Lulua| et Bon Coddy).
Observations. — Les matériaux relativement nombreux, etde plus en plus complets, qui nous sont passés entre les mains nous ont permis de mieux fixer les caractères de cette espèce ; nous pouvons en donner la description suivante, qui présente cependant encore bien des lacunes :
« Plante grimpante à tiges feuillées, de 8-15 mm. environ d'épaisseur. Feuilles de 60 em. environ de longueur, à gaine tubuleuse, prolongée en un ochréa de 2-4 em. de longueur, obliquement tronqué au sommet, glabre, et présentant vers le sommet un ou deux replis transversaux ; rachis atteignant 5 mm. de diam. à la base, épineux, à épines recourbées, terminé au sommet en une cirrhe munie de crochets opposés ou alternes, réfléchis, grèles, de 7 à 20 mm. de longueur, triquètres, plus ou moins caniculés intérieurement, aigus ; rachis de la partie folufère et de la partie à crochets garni d'épines latérales recourbées, très élargies à la base, atteignant, vers la base du rachis, 4 à 5 mm. de longueur. Folioles de 9 à 37 em. de longueur et de 8 mm. à 10 cm. de largeur, obovaleselliptiques, au nombre de 3 à 9 chaque côté de la nervure médiane, les inférieures souvent linéaires, lancéolées-aigues, rétrécies à La base ou soudées sur une assez grande largeur avec le rachis formant un ou deux lobes ; folioles légèrement ondulées sur les bords supérieurs, munis, sur tout le pourtour, d'épines dressées ou réfléchies, noirâtres, atteignant 5 mm. de longueur. Inflorescences de 17-30 cm, environ de longueur, rameuses, glabres, à 15-22 rameaux, de 4-13 em. de longueur, les inférieurs généralement opposés, naissant au-dessus d'une bractée cupulaire, qui forme une sorte d'ochréa autour des rachis, Fleurs solitaires ou géminées, à l'aisselle d’une .bractée plus ou moins réfléchie ; calice cupuliforme de 2-2 mm. 5 de long, très obseurément lobulé, glabre extérieurement : corolle obovoïde, rétrécie à la base, de 8 mm. environ de longuéur et de près de # mm. de largeur ; étamines soudées sur la plus grande partie de leur longueur avec la corolle, au ombre de 6, 3 alternatipétales, à anthères sortant par la
EPSON LU TROT us A TE … - x LT 7 #4
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fente laissée entre les pétales. Fruit ovoïde, subcylindrique, mucroné au sommet, de 2 em. environ de longueur, sur 15-18 mm. environ de largeur, à une ou deux graines, muni de 15-18 rangées d’écailles rhomboïdales, de # mm. de long sur 5 mm. de large ; graines de 17-20 mm. environ de longueur sur 11-13 mm. environ de large, légèrement ondulées sur les
bords. » F
EremosparuA CaërAë (De Wild. et Th. Dur.) De Wild., Études Fl. Bas et Moyen-Congo, 1 (1904), n. 96, tab. 32; Durand, Syll., p. 585.
Thibangu, 1910 (A. Sapin. re Coddy) ; Eala, juillet et novembre 1905 (M. Laurent, s. n., n.912 et 1118. — Nomind. : Kekele) ; Demba, 1910 (A. Sapin. — Bon Coddy) ; Haut-Chiloango, 1902 (Mission Cabra-Michel) ; Eala, 1907 (L. Pynaert, p. 1673).
Observations. — Les documents nouveaux parvenus à Bruxelles permettent de compléter, dans une certaine mesure, la première diagnose de cette espèce ; et nous pouvons la décrire dès lors comme suit : 4,
Plante grimpante ; feuilles allongées, à rachis glabre ou paléacé, à paillettes brunâtres et caduques, terminées par une cirrhe allongée, à crochets recourbés, ceux-c1 opposés, réfléchis, de 2 à 4 cm. de longueur, aigus, arrondis sur le dos, canahculés sur la face intérieure, triquètres : gaine terminée par un ochréa qui peut dépasser de 5 cm. la base du rachis. Rachis de la feuille armé d’épines recourbées, noirâtres, de 3-4 mm. environ de longueur. Folioles au nombre de 8 à 9 de chaque côté du rachis, de 7 à 16 em. de longueur et de 4 à 9 cm. de largeur, obovales-trapéziformes, les inférieures les plus petites, rétrécies à la base, coriaces, striées longitudinalement, à nervures de même valeur peu proéminentes sur les deux faces, irrégulièrement crénelées sur les bords supérieurs, munies parfois d'épines courtes sur le bord supérieur et d’épines plus fortes, recourbées de # min. environ de longueur sur les bords latéraux, vers la base des folioles, surtout dans les folioles basilaires. Inflorescence de 30 à 40 em. de
long, à rachis atteignant 2 cm. de largeur, aplati, velu-brunâtre, à poils courts, crépus, à rameaux opposés ou alternes, naissant un peu au-dessus des bractées, qui sont opposées ou alternes, plus ou moins engainantes, souvent réunies par leur bord ; rameaux au nombre de 16 à 24, velus comme le rachis, atteignant 20 cm. de longueur et 5 mm. de largeur à la base, à fleurs solitaires ou par paires, à l’aisselle d’une bractée plus ou moins cupuliforme et légèrement réfléchie. Fleurs à calice brunâtre, plus ou moins profondément lobé, cupuliforme, à lobes arrondis, velus extérieurement ; corolle de 6 mm. environ de longueur, obovoïde, courtement tomenteuse grisâtre ; pétales se séparant les uns des autres entre le milieu et le sommet de la corolle, restant soudés au sommet ; étamines au nombre de 6, soudées entre elles et avec la corolle à la base, 3 alternatipétales, saillantes par les fentes de la corolle ; ovaire squameux, à style environ aussi long que l'ovaire, atteignant le sommet des étamines triquètres. Fruit rouge bacciforme, à une graine, à écailles minces, fragiles, à endocarpe membraneux, à environ 25-27 rangées d’écailles, rhomboïdales de 3mm.5 à 9 mm. de longueur ; fruit légèrement apiculé au sommet, de 2cm.3 à 3 cm. de longueur et de 16 à 19 mm. de largeur, à graine de 20 mm. de long sur 16-17 mm. de large et de 8 mm. d'épaisseur, entière ou subentière sur les
bords.
ErEMospatTHA LaurenrI De Wild., in Bull. Jard. Bot. Brurelles, V, 2 (1916), p. 147.
Plante grimpante. Feuilles pennées, les grandes feuilles ayant au moins { m.50 de longueur, munies, à la base, d’une gaine coupée plus ou moins obliquement vers le sommet, à bords entiers, à ligule dépassant la base du rachis de 2'em. dans l'unique grande feuille que nous possédons, à rachis atteignant, à la base, environ 2 cm. 5 de diamètre, canaliculé dans sa partie inférieure sur la face supérieure, plus où moins caréné subaigu vers le sommet, caréné subaigu vers la base sur la face inférieure, arrondi vers le sommet ; cirrhes....... Rachis muni latéralement, et plus ou moins densément,
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d'épines plus ou moins recourbées, étalées-dressées, atteignant 5 mm. de longueur. Folioles basilaires des feuilles très rapprochées, plus ou moins réduites, linéaires-lancéolées, n'atteignant parfois que 8 cm. de longueur et 3mm. de largeur, épines denses de 5 mm. de longueur non comprises. Folioles de la partie médiane lancéolées atteignant #7 cm. de longueur et 42 mm. de largeur, plus ou moins densément ciliées-épineuses sur les bords, à épines étalées-dressées, rarement recourbées, atteignant 4-5 mm. de longueur, à nervures rapprochées, à plus de 12 de chaque côté de la nervure médiane, celle-ci un peu plus fortement proéminente que les autres. Inflorescences à rachis allongé, de plus de 40 cm. de longueur, à environ 36 ramufications courtement et éparsement velues, de 9 à 23 cm. de longueur et environ de 2 mm. de largeur à la base. Fleurs disposées par paires opposées ou alternes, dis-
tantes, à la base, de 6 mm., et, vers le sommet, de 2 mm., à
) bractées basilaires très réduites ; calice campanulé, cupulé, tronqué à la base, de 3 mm. environ de long, trilobé, à lobes arrondis ; corolle de 7-8 mm. de longueur, obovoïde, à 3 étamines au nombre de 6,
environ aussi longues que la corolle, à filaments élargis,
lobes d’environ 3 mm. 5 de long ;
soudés sur environ la moitié de leur longueur. :
Entre Bolobo et Yumbi, 14 avril 1905 (M. Laurent, n° 645).
Observations. — Cette espèce est indiscutablement affine de celle qui a été trouvée par Sapin. Il est malheureusement difficile de comparer totalement les deux plantes, car il nous manque des éléments comparables ;: nous n’avons pas les fleurs de l’£, Sapini, ni les fruits de l'E. Laurenti. Les différences résident dans les dimensions des folioles, qui atteignent, comme nous l'avons dit, chez l’Æ. Laurenti, 42 mm. de largeur, alors que, chez l'E. Sapini, elles n atteindraient que 25 mm. de diamètre, et cela dans des feuilles assez comparables au point de vue de leur développement. La ligule atteint, dans les feuilles développées, 4 cm. chez l'E. Sapin, 2 em. chez l'E. Laurenti. Quant aux dimensions des rameaux de l'inflorescence, l’Æ. Laurenti serait intermédiaire entre l'E. macrozarpa et VE. Sapini, comme le fait ressortir le tableau ci-dessous :
Écailles du fruit sur 148 rangs ; folioles CR C5 CRI SRE POMPES E. cuspidata Écailles du fruit sur 19-24 rangs ! : folioles aiguës.
Rameaux de l'inflorescence de 10- 12 em. de longueur et 2 mm. d'épaisseur, à la base ; écailles sur 24 rangs; folioles de 20-24 mm. de diamètre .. Æ. macrocarpa Rameaux de l'inflorescence de 9- 23 em. de longueur et 2 mm. d’épaisseur à la base ; folioles atteignant AD en. de Iergbur 0 cu. E. Laurenti Rameaux de l'inflorescence de 8 à 24 cm. environ de longueur, et 4- 5mm. d'épaisseur à la base ; écailles
sur 49-21 rangs ....:.......
E. Sapini
Eremosparma Sarini De Wild., in Bull. Jard. Bot. Brucelles, Ni (1916) bp: 147.7
Plante grimpante. Feuilles pennées, de développement très différent suivant le niveau auquel elles naissent, munies, à la hase, d'une gaine obliquement coupée vers le sommet, à bords entiers, présentant souvent, vers le milieu de la ligule, { ou 2
replis transversaux, ligule dépassant la base du rachis de 2 à 4 cm. ; rachis atteignant à la base 15 à 60 mm., aplati-arrondi sur la face inférieure, caréné, mais à sommet aplati sur la face supérieure, terminé au sommet en cirrhe pouvant mesurer plus de 1 m. de long, portant de nombreuses épines subulées droites, ou généralement recourbées, alternes ou opposées, nettement triquêtres, et atteignant jusqu’à # cm. de longueur, muni vers la base, et latéralement, entre l'insertion des folioles ou des épines recourbées, d'épines courtes plus ou moins en crochet, recourbées vers la base du rachis ou vers le haut, noirâtres vers le sommet, atteignant jusqu'à 3 mm. 5 de longueur, moins armé où inerme dans sa partie supérieure ; rachis