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cette partie-là du Congo que ce palmier existerait, mais encore dans la région de la Mongala et de ses affluents.
Des échantillons de is plante étudiée par M. Reygaert paraissent avoir été envoyés en Europe ; peut-être pourronsnous les étudier un jour et arriver à les rapporter à l’une ou l’autre des espèces signalées ci-après.
En mai-juin 19145, M. Tharin, de la Station agricole de Lula, publia dans le même Bulletin (vol. VI, n° 1-2, p. 141) une étude sur les peuplements de ÆRaphia de la région de Yanonghe. Il donne sur la distribution des Raphia une petite carte qui nous montre ces palmiers très répandus le long des affluents du Congo et du Lomami, au nord et au sud du Congo.
M. Tharin y signale He présence des À. Laurenti, R. Gentili et À. vinifera. N'ayant pu examiner des bone de ces plantes, dont la dernière serait surtout abondante, nous n'oserions tenir compte ci-dessous de ces stations, dans la distribution géographique des Æaphia, distribution qui est à peine ébauchée pour le Congo et même pour l'Afrique tropicale.
Nous ne pouvons insister sur les données relatives à la valeur économique de ces plantes ; cela nous mènerait trop loin. Notre but a été d'attirer l'attention sur les palmiers congolais, et, par la même occasion, sur ceux de l'Afrique tropicale, en décrivant certaines formes nouvelles, Peut-être ces notes inciteront-elles les collecteurs à nous documenter, d'une manière plus précise, sur des plantes dont la valeur économique est certes méconnue.
Nous relevons ici quelques indications bibliographiques dont nous n'avons fait qu'un usage partiel, et qui pourraient être utiles pour le lecteur :
Reygaert, Note sur un palmier Raphia croissant dans la région d'Isambi, Bull. Agric. du Congo Belge, vol. V (191%), p. 545 et suiv.
Tharin, Note sur les peuplements de Raphia dans la région de, Yanonghé (Province Orientale). Bull, Agric. du Congo Belge, VI (1915), p. 1#i et suiv,
Beccari, Le palme del genere Raphia. Agricoltura Coloniale; Firenze, IV (1910), p. 137 et suiv.
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Beccari, Sf{udio monografico del genere Raphia. Webbia, III (1910), p. 37 et suiv. 0
L. Pynaert, Les Palmiers utiles. Bull. Agric. du Congo Belge, 2 (1911), p. 635 et suiv.
R. Sadebeck, Der Raphiabast. Jarhb. Hamb. Wiss. Anstalten, XVIII (1900).
Leplae, L’Agriculture au Congo Belge. Bull. Agric. Congo Belge, IV (1913), p. 165-167.
Pieraerts, Contribution à l'étude de deux espèces de Raphia du Congo Belge, in Revue Congolaise, 3 (1912), p. 265-277.
Il faut aussi renvoyer le lecteur à plusieurs notices parues antérieurement dans les « Annales du Musée Colonial de Marseille ».
RapHiA GENTILIANA De Wild., Mission Laurent (1905), p. $e tab. 13-14; Durand, Syll., p. 584: Beccari, Raphia, 1 Webbia, III (1910), p. 102, fig. 3 ; : De Wild. no pl. 3 ou intér. Congo, 2 (1905), pl. 12 et 15.
Nous avons reçu un échantillon de cette espèce dont la provenance ne nous est pas connue, mais qui nous permet d'ajouter à la description quelques caractères tirés des feuilles. La mensuration complète ne peut toutefois être donnée, car la feuille est fragmentaire.
« Feuilles à rachis atteignant à la base 7 cm. * diam. et > cm. 20 d'épaisseur, ue profondément, à canal de près de 2 cm. de profondeur et de 3 em. de largeur, mesurant, dans la partie où s'insèrent les folioles, encore plus de 2 cm. de largeur ; folioles rapprochées vers la base, mesurant plus de ! m. 15 de longueur et au moins 4 cm. de largeur ; nervure médiane épaisse, fortement proéminente sur la face inférieure, formant une crête de plus de 1 mm. d'épaisseur et de
1 mm. 50 de hauteur ; folioles à bords lisses ou éparsement
épineux, munies aussi de poils épineux épais sur la nervure 4 médiane, à la face inférieure ; rachis arrondi vers le sommet,
dans sa partie inférieure, à crête médiane dans sa partie supé- 4
rieure, entre les folioles, qui sont distantes de 2 à 3 cm. » |
Raphia Laurenti De Wild., Mission Laurent (1905), p. 28, tab. 6-10 ; De Wild., in Bull. Soc. Roy. Bot. Belgique, LI 4 ss pl. 21 ; De Wild., Plantes util. ou int. Congo, 2 (1906), pl. 5-8: Reilae Hort. loeréiranc XXXVIL(1911), p. 188 c. |
fig. ; Durand, Syll., p. 584 ; Beccari, Raphia, in Webbia, II] (1910), p. 68; Beccari, in Agricolt. Colon., Firenze, IV (1910), p- 145, fig. 1 ! ; Thonner, Bluthenpft. Afr., pl. 10-11.
Vallée de la Lubudi, janvier 1910 (A. Sapin. — Grand palmier des eaux. Nom indig. : Dikadi| Lulua|.
Observations. — Le « Raphia-bambou » des Notes de A. Sapin est probablement le À. Laurenti; ce serait donc peut-être cette espèce qui constituerait en partie le fond de la végétation des forêts de la région très marécageuse de la Bari.
Ce dernier Raphia de marais serait le Mokadi (Kasai) et le Mabonga (Landana), et ne serait pas à confondre avec le Mabondo (Kasai) et le Tombe (Landana) parfois cultivé dans les villages.
Le Mokadi donne de l'huile, des fibres et du piassava.
À propos de la distribution de ce Mokadi, que nous rapportons avec doute au À. Laurenti, À. Sapin a noté : « Énormes Raphia, palmiers-bambous très rapprochés, vraie forêt de 30 kilom. environ de longueur, sur 6 kilom. de largeur, traversée par la Bari. Ce Raphia-bambou est un palmier d’eau. »
Rapmia Marouge De Wild., in Bull. Jardin Bot. Bruxelles, V,2(1916)p. 144.
Spadice entier... Inflorescences partielles allongées, plus ou moins arquées, de 29 à 40 em. de longueur, à gaines inférieures privées d'épillet, longuement aiguës de chaque côté du rachis. Bractées à l’aisselle desquelles se développe un épillet, aiguës d'un côté seulement ; épillets disposés sur deux rangs de chaque côté du rachis, les inférieurs atteignant 12 mm. de longueur, les supérieurs plus courts ; bractées basilaires privées de fleurs, longuement aiguës de chaque côté du rachis. Fleurs formant un rang de chaque côté du rachis, les basilaires femelles, au nombre de 21, moins nombreuses dans les épillets terminaux ; fleurs supérieures mâles également au nombre de 20 environ. Fleurs femelles dépassant relativement peu la spathelle, entourées à la base par deux bractées dont la pos-
4. Cf. Bull, agricole du Congo belge, IT (19141), p. 546 c. fig., et IV (4913), p, 165 ce. fig.
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térieure bicarénée est environ aussi longue que le calice, et beaucoup plus longue que l’antérieure non carénée ; calice très courtement trilobulé, d'environ 6 mm. de longueur, à lobes courtement cunéiformes, se fendant unilatéralement par suite
du développement de l'ovaire : corolle dépassant le calice de { mm. 5 à 2 mm., à lobes aigus ; ovaire glabre, à stigmate dépassant généralement les lobes de la corolle. Fleurs mâles de 10-11 mm. de longueur, à calice d'environ # mm. à 4 mm. 50 de longueur, trilobulé, à lobes triangulaires subaigus, pétales d'environ 10 mm. de longueur et 2 mm. de
largeur, aigus ;
; étamines au nombre de 6, à filets épaissis, de
environ 3 mm. de long, soudés entre eux à la base sur environ la moitié de leur longueur. Fruits elliptiques, obovoïdes, cunéiformes à la base, apiculés au sommet, à apicule cunéiforme aigu, atteignant 5 mm. de longueur et environ 3 mm. de largeur à la base ; fruits atteignant (apicule compris) 5 em. de longueur et 16 mm. de largeur, à 12 rangs d’écailles, à sillon médian peu marqué, mesurant 6-7 mm. de largeur et environ 10-11 mm. de longueur.
Région de Kisantu (J. Gillet, — Nom indigène : Matombe).
Observations. — Cette espèce, dont nous ne possédons ni les feuilles, ni une inflorescence complète, et dont les fruits ne sont peut-être pas arrivés à leur complète maturité, se caractérise néanmoins bien par les dimensions relativement réduites de ces derniers, et surtout par la proportion entre la largeur et la longueur du fruit. Pour les espèces de ce genre dont les fruits mesurent environ à em. de longueur, nous notons, d’après les études de M. Beccari : |
R. Ruffia Mart. : #,5-6,5 cm.
R. Laurenti : De Wild. 5,5 cm.
R. taedigera Mart.: 5-5,5 cm.
R. gracilis Becc. : 5,5-6 cm.
R. Gentiliana De Wild. : 5-6,5 em.
R. Gillet (De Wild.) Becc. : 4-4,5 cm.
> Parmi ces espèces, deux seulement, les À. Laurenti et R. Ruffia, présentent 12 rangs de bractées sur le fruit, et
aucune ne possède un diamètre inférieur à 2 centimètres. Le R. Ruffia possède un fruit d'une forme toute différente, comme d’ailleurs le À. Laurenti; et chez ces deux espèces les mensurations du fruit sont :
R. Ruffia Mart.: 4,5 à 6,5 X 3,5-4,5 cm.
R. Laurenti De Wild. : 5,5 < 9,3 cm. :
c'est-à-dire que dans aucune d'elles le fruit n'est deux fois aussi long que large ; chez le À. Mafombe, le rapport est de 5 x 1,6. Pour le À. Ruffia, l'apicule qui termine le fruit nettement ovoide est beaucoup moins prononcé ; à cet égard 1l y aurait plus d'analogie entre le }. Laurenti et notre R. Matombe, mais le développement des fleurs mâles est beaucoup plus considérable chez le À. Laurenti que chez le R. Matombe.
Rapnia Morrenant De Wild., in Bull, Jard. Bot. Bruxelles, V, 2 (1916), p. 145. |
Feuilles pennées, à folioles supérieures opposées, distantes de 2 à 2,5 cm., de 20 à 40 cm. de longueur et de 16-25 mm. de largeur, à nervure médiane proéminente sur la face inférieure, cunéiformes-aiguës au sommet, à épines éparses sur les bords et sur la nervure médiane à la face inférieure, de 2 mm. » environ de longueur. Spadice entier... Inflorescences partielles de 25 cm. environ de longueur, rigides, à gaine inférieure atteignant 9 cm. de longueur, privée d'épillet, carénée des deux côtés, à carène terminée en une corne de 15 mm. environ de longueur, apprimée contre le rachis ; bractées, à l’aisselle desquelles se développe un épillet, aiguës courtement d'un côté seulement ; épillets disposés sur deux rangs de chaque côté du rachis, aplatis, de 2 à 5 cm. 5 de longueur, les supérieurs les plus courts : rachis nu vers le sommet, sur parfois 7 em. de longueur ; fleurs formant un rang de chaque côté du rachis des épillets ; bractées supérieures de ce rachis, fréquemment aplati, stériles ; fleurs mâles à calice de 3 mm. environ de longueur, courtement trilobé, à lobes dépassant très légèrement la bractée
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d'environ Î mm. : corolle de 6-7 mm. de longueur, plus ou moins falciforme, à lobes d’un peu plus de 1 mm. de longueur, épaissis et aigus au sommet ; étamines au nombre de 6-7, à filets libres sur environ 1 mm., à anthères de 2-2,5 mm., sagittées, apiculées.
Dundusana, octobre 1913 (Mortehan, n° 613. — Plante des marais à fruits comestibles. — Nom indigène : Mafieke).
Observations. — Bien que cette plante soit indiquée comme possédant des fruits comestibles, le collecteur ne nous en a pas envoyé ; il est possible que les inflorescences partielles qui nous ont été transmises soient uniquement mâles. Cette espèce est indiscutablement voisine de la plante que nous avons dédiée à Émile Laurent sous le nom de À. Laurenti, mais chez cette dernière espèce les étamines sont au nombre de 12.
Parmi les espèces du genre aphia dont les fleurs mâles possèdent environ 6 étamines, nous devons citer les espèces suivantes pour lesquelles nous donnons en même temps la longueur des fleurs :
R. Ruffia Mart. (6-8 étamines) 9 mm R. Kirkuüu Engl. ( » » ) 12»
R. Gentiliana De Wild. ( » » ) 8-9 »
R. Gilletiü De Wild. ( » ) ) 11-12 »
R. regalis Becc. Émreres ) 5 R. textilis Welw. (6-9 »
R. monbuttorum Drude (6-7 » ) 12-14 »
Notre plante possède donc des fleurs beaucoup plus petites . que toutes celles qui ont été signalées jusqu’à ce jour parmi les Raphia à 6 étamines.
RaPHia SANKURUENSIS De Wild., in Bull. Jard. Bot. Bruxelles, V,2 (1916), p. 145. Ë Spadice entier atteignant 50 cm. de longueur et 14-15 cm. de diamètre, pendant, dense, muni à sa base de spathes coupées obliquement, subaiguës unilatéralement, atteignant 9 cm. de longueur. Inflorescences partielles de 15-17 cm. de lon-
SUR OUELOUES PALMIERS CONGOLAÏS 45
gueur, rigides, à gaine inférieure de 4-5 cm. de longueur, privée d'épillets et fortement carénée, terminée de chaque côté en une corne plus ou moins divergente, aiguë, d'environ 2 cm. de longueur ; bractées, à l’aisselle desquelles se développe un épillet, aiguës unilatéralement ; épillets disposés sur deux rangs de chaque côté du rachis, quiest aplati, de2 à T cm. de longueur, les supérieurs les plus courts ; rachis parfois nu vers le sommet, sur 2-3 em. ; fleurs formant deux rangs plus ou moins nets de chaque côté du rachis des épillets, bractées supérieures de ce rachis, fréquemment aplati, stériles. Fleurs mâles à calice d'environ 2 mm. de longueur, dépassant un peu la spathelle, à corolle droite ou peu arquée, de 6-7 mm. de longueur, à pétales épaissis vers le sommet, aigus, d'environ Î mm. de largeur ; étamines au nombre de 6-7, à filets libres sur environ 1 mm., à anthères apiculées, de 2-4 mm.
Sankuru, 1903-1904 (É. et M. Laurent).
Observations. — Comme le À. Mortehani, cette espèce a des affinités avec le groupe des Raphia à 6 étamines. Ses fleurs sont environ de la même longueur que celles du Æ. Mortehani, mais les inflorescences partielles, n'ont pas du tout le même aspect. Une différence très nette réside dans la gaine basilaire des inflorescences partielles, dont les cornes terminales, très allongées, sont divergentes et non apprimées contre le rachis, qui possède, entre les premiers épulets latéraux et la gaine basilaire, plusieurs épillets stériles. Nous n'avons point vu de fleurs femelles ni de fruits de cette plante, remarquable par la petitesse de ses fleurs mâles. Nous pourrions donc ranger, par ordre de grandeur des fleurs mâles, les Raphia à 6 étamines comme suit :
R. Mortehani De Wild. (6-7 étamines) 6-7 mm.
R. sankuruensis » ( R. Gentiliana » ( FR. Rufjia Mart. ( R. regalis Becc. (