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49 H. CHERMEZON
Région de l'Est. — Forêt d'Analamazaotra : pelouses sèches découvertes, 900 m., octobre-novembre 1912 (Viguier et Humbert, 908, 1126).
Région du Centre. — Nanisana : rizières, juillet 1905 (d'Alleizette, 233) ; Tananarive : prairies, janvier 1913 (Perrier de la Bâthie, 2685), avril 1897 (Prudhomme, 88), janvier 1916 (Waterlot); Mantasoa (Imerina) : 1889 (Le Myre de Vilers) ; Andrangoloaka (Imerina) : marais, novembre 1880 (Hildebrandt, 3740) ; Imerina (sans localité précise) : lieux humides, décembre 1880 (Hildebrandt, 3788) : entre Ambatolampy et Tsinjoarivo : fonds marécageux, 1600 m., novembre 1912 (Viguier et Humbert, 1740); Tsimbazaza : lieux humides, janvier 1917 (Decary).
Sans indication de localité (Goudot ; Campenon).
Endémique.
Espèces exclues.
Kyllingia alba Nees in Linnaea, X (1835-1836), LEO SEE plante indiquée sous ce nom (Boivin, 2328) est X. coriacea H. Cherm. (voir ci-dessus). ;
Kyllingia aurata Nees ibid., 139. — Il n'existe à Madagascar que À. erecta Schumach., espèce différente comme 1l a été dit plus haut. |
Kyllingia crassipes Boeck.in Flora (1859), 444, — Indiqué par erreur à Madagascar par Palacky.
Kyllingia cylindrica Nees var. major C.B. Clarke in This.- Dyer, Fl. Trop. Afr., VII (1901), 283. — N'’existe pas à Madagascar ; Clarke avait d'abord indiqué cette variété, sans la décrire, à Sainte Marie (Boivin, 1680 p. p.) ; ultérieurement, en en donnant la diagnose, le même auteur l’a restreinte à une plante du Kilimandjaro, à épillets de 4-5 mm. de longueur, bien plus grands par conséquent que ceux de la plante malgache, qui mesurent 2-2 1/2 mm. seulement, aussi bien dans les exemplaires de Boivin que dans les autres.
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Kyllingia madagascariensis Gandoger in Bull. Soc. bot. Fr., LXVI (1919), 298. — La diagnose est trop succincte; il s’agit simplement d'une forme grêle de À. cylindrica Nees.
Kyllingia melanosperma Nees in Linnaea, IX (1854), 286. — La plante indiquée sous ce nom (Hildebrandt, 4919) est X. plurifoliata H. Cherm. (voir ci-dessus).
fyllinqia triceps Rottb. Desc. et Ic.(1T73), 14, t. IV, f. 6.
— ]ndiqué par Baron dans l’Imerina, sans doute par confusion. que p ;
per Mariscopsis H. Cherm. in Bull. Mus. Paris, XXV (1919), 60.
Ce genre a le style bifide et l’akène biconvexe, comprimé latéralement, des Xyllinqia ; ilen diffère par son inflorescence
à épis disposés en anthèle, alors que, dans les AXyllingia,
l'inflorescence forme toujours une tête dense, constituée par un seul épi ou un petit nombre d’épis sessiles. Comme dans les Kyllinqia, Mariscus, etc., la rhachéole est caduque d'une seule pièce, et on peut considérer Mariscopsis comme un Mariscus qui aurait le style bifide et l’akène biconvexe; les rapports qui l’unissent à Mariscus sont donc exactement les mêmes que ceux qui, dans le groupe à rhachéole persistante, existent entre
Pycreus et Cyperus.
Mariscopsis SUAVEOLENS H. Cherm. in Bull. Mus. Paris, XXV (1919), 64.
Cyperus suaveolens Boiv. mss.in Herb. Mus. Par.
C'est jusqu'ici la seule espèce du genre. La plante est annuelle, assez grêle, et rappelle un peu par son port Pycreus squarrosulus H. Cherm., mas s'en distingue aisément (outre le caractère générique de désarticulation de l'épillet) par ses longues bractées, ses épillets plus nombreux, ses glumes plus ou moins Jaunes, à faces trinerves, à mucron bien plus court et son akène plus gros. Serait à retrouver.
Sans indication de localité (Bernier, 2° envoi, 33, prairies humides du Nord de Madagascar, sans date).
Zanzibar (Boivin).
H. CHERMEZON
IIT. — Torulinium Desv. in Hamilt. Prod.
Ind. Occid. (1825), 15.
Le genre Torulinium est très voisin de Mariscus ; la rhachéole se désarticule, en effet, tout d'abord d’une seule pièce entre les deux glumes stériles de la base de l’épillet et la première glume fertile, absolument comme dans un Mariscus ; mais, alors que, dans ce dernier genre, la rhachéole est toujours grêle et ne subit pas d'autre désarticulation, dans Torulinium la rhachéole, de très bonne heure (bien avant la maturité des akènes), s’épaissit fortement et se brise facilement à maturité au niveau de chaque nœud ; l'épillet peut alors se trouver fragmenté en autant de parties qu'il contient de fleurs fertiles : chaque fragment comprend un entrenœud de la rhachéole dont les ailes entraînent l’akène inséré à sa base ; le plus souvent il comprend également la glume insérée à son sommet, mais cette glume se sépare parfois assez aisément. La distinction d'avec les Mariscus n'est difficile que dans les exemplaires trop Jeunes ; certaines espèces de Mariscus, comme Mariscus longibracteatus H. Cherm., ont du reste une grande ressemblance avec Torulinium ferax, au point de vue
du port, ainsi que de l'aspect de l'inflorescence et des épillets.
4. —TorurainiuM FERAx Hamilt. Prod. Ind. Occid. (1825), 15. Cyperus ferax L. C. Rich. in Act. Soc. hist. nat. Paris, I (1792), 106.
Mariscus ferax C. B. Clarke in Hook. f. F1. Brit. Ind., VI (1893), 624.
Torulinium confertum C. B. Clarke in This.-Dyer, F1. Trop. Afr., VIII (1902), 403 (non Hamilt. loc. cit., 15).
Le nom de T. ferax est celui qui convient à la plante tropicale cosmopolite et notamment à celle de Madagascar ; c'est une plante des plus variables comme taille, port, longueur et
largeur des feuilles, dimensions de l'inflorescence et des épil- lets, nombre des fleurs, etc... : le véritable 7. confertum Hamilt. n’en est peut-être qu'une simple variété américaine,
à épillets rapprochés en épis denses. Indiqué par Baron dans l’Imerina.
Sans indication de localité (Perrottet).
Régions tropicales, mais répandu surtout en Amérique.