‹ Annales du Muse colonial de MarseilleChapitre 343 sur 363 · Maniscus GontosozBus H. Cherm. in Bull. Mus. Par · texte numérisé non relu

Maniscus GontosozBus H. Cherm. in Bull. Mus. Par

Très voisin de M. Perrieri H. Cherm., dont il diffère surtout par ses bulbes nettement anguleux (les gaines étant carénées) et par son inflorescence contractée en tête unique, dense, à nombreux épillets rayonnants:; de plus, les épillets sont moins étroits, les glumes sont un peu plus longues, un peu fermes, non linéolées, de couleur paille, avec une bordure rouge. Je ne puis actuellement trancher la question de la valeur exacte de M, goniobolbus, qui devra peut-être ultérieurement être rattaché à M. Perrieri, à titre de variété ou

de sous-espèce.

Région du Centre. — Antsirabé : prairies sur basalte, 1600 m., décembre 1913 (Perrier de la Bâthie, 2650). Endémique.

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5. — Mariscus Aster C. B. Clarke in Durand et Schinz, Consp. FL. Afr., V (1895), 84, nomen nudum ; H. Cherm. in Bull. ns Sun XXV (1919), 302.

L'espèce la plus voisine paraît être M. Schimperi Steud., d'Abyssinie, qui a la même anthèle contractée presque en tête, des glumes étroites et un akène oblong:; M. Aster s’en: distingue par ses bulbes plus petits, moins nettement individualisés par rapport au reste de la tige, ses feuilles fermes, ses épis plus petits (8-10 mm. sur 5-6, et non 12-14 sur 8-9), ses épillets dressés et non étalés, plus étroits, et ses glumes sensiblement plus petites. Clarke (in Xe Bull., Add. ser. VII (1908), 101) place M. Aster entre M. firmipes C. B. Clarke et M. remotus C. B. Clarke, c'est-à-dire dans le groupe à épis condensés en tête ovoïde, par opposition aux espèces à épis manifestement digités, dont fait partie M. Schimperi!; en réalité, iln’y a pas opposition complète entre ces deux groupes d'espèces, car on observe dans la section Bulbocaulis tous les degrés de contraction de l’anthèle par raccourcissement des rayons ; ces rayons sont très courts dans M. Aster, mais les épis, grâce à leur forme subcylindrique, restent bien distincts, alors que dans M. detersus, par exemple, l'aspect de l'inflorescence est nettement capité.

Région du Centre. — Betafo : rocailles basaltiques à l'abri des feux, 1.300 m., décembre 1913 (Perrier de la Bâthie, 2666).

Sans indication de localité (X. in Herb. Kew).

Endémique.

b. — Section Umbellati,

6, — Manseus Huusertri H, Cherm. in Bull. Mus. Paris, XXV (1919), 303.

Voisin, par son anthèle contraetée en tête rougeûtre, de M. Kerstenii C. B. Clarke, d'Afrique orientale, mais s'en

1. Cf. à ce sujet Clarke in This.-Dyer, FT. Trop, Afr., VIE (4904),

A H. CHERMEZON

distingue par ses liges creuses presque arrondies (à peine trigones supérieurement), ses feuilles pliées, ses gaines non indurées, ses bractées non réfléchies, ses glumes dressées moins colorées. Les exemplaires du Mont Ibity, plus vigoureux que ceux d'Ambatolaona, ont une inflorescence plus fournie, des épillets plus longs (souvent biflores) et des glumes un peu plus grandes.

Région du Centre. — Ambatolaona : marais à 3 km. au Sud, 1.400 m., décembre 1912 (Viguier et Humbert, 1983) ; cime du Mont Ibity : sables humides des quartzites, 2.300 m., février 1914 (Perrier de la Bâthue, 2136).

Endémique.

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