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Maniscus 8anius Kunth, Enum., Il

Cette espèce a été souvent confondue, notamment par Clarke (in Durand et Schinz, Consp. FI. Afr., V (1895), 591), avec Mariscus paniceus Vahl; plus tard, du reste, Clarke (in Kew. Bull., Add. ser. VIII (1908), 102) est revenu sur cette assimilation et a admis M. badius comme espèce. C'est, en elfet, une espèce bien caractérisée, très différente de M. paniceus par ses tiges plus robustes, ses feuilles coriaces, ses épis

obovoïdes longuement pédicellés, ses épillets arqués-réfléchis:

et ses glumes mucronées. Ses affinités sont avec M. umbellatus Vahl (épis courts et très denses, épillets petits et réfléchis, glumes mucronées), dont il se distingue aisément par les caractères suivants :

M. badius.

Feuilles épaisses, coriaces.

Epis obovoïdes, assez gros (7-9 mm, de largeur).

Epillets arqués.

Glumes d’un brun ferrugineux, un peu coriaces, assez grandes (3 mm. de longueur).

Anthères longues, mucronées,

M. umbellatus.

Feuilles minces, non coriaces.

Epis obovoïdes ou brièvement cylindriques, petits (4-6 mm. de largeur).

Epillets droits.

Glumes verdätres ou roussàtres, minces, plus petites (2-2 1/2 mm.

de longueur).

Anthères courtes, non mucronées,

RÉVISION DES CYPÉRACÉES DE MADAGASCAR D3 Région de l'Est. — Embouchure du Tapolo : sables, dunes

dénudées, octobre 1911 (Perrier de la Bâthie, 2029) : Fénérive: sables marins, septembre 1912 (Perrier de la Bâthie, 2550); Sainte-Marie : collines sablonneuses et déboisées de Sasifout, novembre 1850 /(Boivin) ; Tamatave: lieux sablonneux, septembre 1912 (Viguier et Humbert, 227); zone côtière de la province de Mananjary (sans localité précise) : mars-avril 1909 (Geay, 7031, 7308, 7310).

Sans indication de localité (Dupetit-Thouars ; Commerson).

Endémique. ù

8. — Maniscus UMBELLATUS Vahl, Enum., II (1806), 376. Kyllinqia umbellata Rottb. Desc. et Ic. (1773), 15, EAN 2:

Cyperus umbellatus C. B. Clarke in Journ. Linn. Soc., XX (1883), 296.

Certains individus, surtout à l'état jeune (quand les épillets ne sont pas encore réfléchis), rappellent un peu M. Sieberianus Nees ; ils s'en distinguent toujours par leurs épis brievement cylindriques ou obovoïdes, très denses, et surtout par leurs épillets plus petits et leurs glumes mucronées. Les deux espèces sont, d'ailleurs, voisines et ont été souvent confondues ou considérées comme variétés l’une de l’autre. Les variations de M. umbellatus portent surtout sur les dimensions de la plante et de quelques-unes de ses parties, ainsi que sur la forme de l’akène. Le type le plus répandu à Madagascar a les bractées de l’inflorescence très longues, ainsi que la plupart des rayons de l’anthèle : les épis sont obovoïdes ou très brièvement cylindriques, à épillets très serrés et presque tous nettement réfléchis à maturité. Certains exemplaires ont un akène particulièrement étroit, ainsi que les glumes (Pervillé, 265 ; Boivin, 1677) ; d'autres présentent un raccourcissement notable des rayons de l’anthèle (Perrier de la Bâthie, 2505); parfois enfin on rencontre des individus de petite taille, à bractées relativement courtes, à épillets peu nombreux et à peine réflé-

5% H. CHERMEZON

chis, les autres caractères étant ceux du type habituel (Perrier de la Bâthie, 2394). Ces diverses variations demanderaient à être étudiées sur place; pour le moment 1l suffira de les signaler ici, Le nombre des fleurs fertiles par épillet est le plus souvent réduit à 1; quand il en a 2, la longueur de l'épillet se trouve augmentée d’un millimètre environ, les deux glumes fertiles étant un peu distantes. Non vu Gerrard, 90, classé ici par Clarke.

Région de l'Est. — Sainte-Marie : lieux humides, mai 1847, décembre 1849 (Boivin, 1677, 1677 b) ; Haut Bemarivo: versant Nord-Est, bois, 500 m., novembre 1912 (Perrier de la Bâthie, 2505).

Région du Sambirano. — Nosy Bé: sans date (Boivin; Richard, 401), bord des eaux, lieux frais et ombragés, juin 1847 et mars 1851 (Boivin, 2006), forêts, avril 1879 (Hildebrandt, 2922), bords des ruisseaux à Passandava, août 1840 (Pervillé, 265). |

Région de l'Ouest. Ampasimentera (Boïna) : bois, décembre 1906 (Perrier de la Bâthie, 2394), .

Sans indication de localité (Bernier, 2° envoi, 42 b).

Afrique tropicale et australe ; Indochine ; Martinique.

9. — Mariscus SiesErIANUS Nees in Linnaea, IX (1834), 286. Cyperus Sieberianus K. Schum. in Engler, PI. Ost.- Afr., G (1895), 122.

Cette espèce est susceptible de légères variations ; c’est ainsi que certains exemplaires (Perrier de la Bâthie, 2612) ont une inflorescence un peu contractée, les rayons de l’anthèle étant tous courts. Comme dans l'espèce précédente, il peut y avoir, par épillet, une ou deux fleurs fertiles, le premier cas étant le plus fréquent; la longueur de l’épillet varle en conséquence.

Région de l'Est. — Tamatave : novembre 1906 (d’Alleizette, 1379).

Région du Centre, — Tananarive : prairies, janvier 1913,

janvier 1920 (Perrier de la Bâthie, 2674, 13049); An-

kaizina : prairies, 1.000 m., septembre 1908 (Perrier de la Bâthie, 2612); Marorangotra : avril 1905 (Académie malgache).

Région de l'Ouest. — Mevatanana : prairies, janvier 1897 (Perrier de la Bâthie, 453).

Sans indication de localité (Le Myre de Vilers).

Régions tropicales et subtropicales de l'Ancien Monde.

Var. NOSsIBEENSIS H. Cherm.

Mariscus nossibeensis Steud. Syn. PI. Glum., II (1855), 63. Cyperus nossibeensis K. Schum. in Engler, Pf. Ost- Afr., G (1895), 122.

La diagnose de Steudel (loc. cit.), assez peu précise, a été établie sur la plante récoltée par Boivin à Nosy Bé; 1l m'est impossible de voir là autre chose qu'une variété robuste de M. Sieberianus Nees, caractérisée par un port plus vigoureux, des épis plus grands (2 1/2-3 1/2 cm. de longueur au lieu de 1 1/2-21/2), un peu plus fournis et parfois composés, des épillets moins étroits, un akène plus large (obovoïde et non oblong), relativement plus court (1/2-2/3 de la longueur de la glume au lieu de 2/3-3/4) ; comme dans le type, il peut y avoir, par épillet, une ou deux fleurs fertiles, mais le plus souvent deux. Dans les exemplaires de Boivin, certains épis sont composés, c'est-à-dire qu'il existe, au

sommet du rayon et à côté de l'épi principal, 1-2 épis laté-

raux plus petits accompagnés de courtes bractéoles ; cet état correspond à M. Sieberianus var. subcomposita C. B. Clarke, que Clarke lui-même (in This.-Dyer, FT Trop. Afr., VII (1902), 389) considère comme différant très faiblement de M. nossibeensis Steud. ; l y a du reste sur le même pied des épis simples du type habituel ; la var. suhcomposita rentre donc dans la var. nossibeensis, dont elle n'est qu'une modification sans importance.

Région du Sambirano. — Nosy Bé: lieux herbeux du plateau d'Hellville et Ampombilava, janvier 1850 et décembre 1851 (Boivin), marais, janvier-février 1841 (Pervillé, 441, 460, 501).

56 IH. CHERMEZON

Région de l'Ouest. — Tsarasaotra : janvier 1898 (Perrier de la Bâthie, 453).

Sans indication de localité (Bernier, 2° envoi, 42).

Afrique tropicale et austräle.

Mariscus ViGuiert H. Cherm. in Bull. Mus. Paris, XXV (1919), 303. |

Voisin de M. Sieherianus Nees, dontil diffère par ses glumes rougeûtres, plus grandes (3 1/2-4 mm. de longueur au lieu de 2 1/2-3 1/2), ses anthères allongées, un peu mucronées, ses épillets plus grands (4-6 mm. de longueur au lieu de 3-4 1/2), et ses feuilles plus épaisses, presque coriaces. Les épis sont plus brièvement pédicellés (et par conséquent l'inflorescence est un peu contractée) et les épillets sont dressés, mais cela tient peut-être à l’état trop jeune des échantillons, qui ne présentent pas encore d’akène mûr. Les anthères mucronées et les feuilles coriaces rappellent un peu M. badius Kunth, de la côte orientale, mais, outre la différence d'habitat, M. Viguieri s’en écarte nettement par ses épis cylindriques moins denses, ses épillets plus longs, non arqués-réfléchis, et ses glumes rougeàtres non mucronées.

Région du Centre. — Monts Vavavato: lieux marécageux à l'Est de la crête, 1.900 m., novembre 1912 (Viguier et Humbert, 1618) ; Angavokely : buissons éricoïdes, 1.800 m., décembre 1919 (Perrier de la Bâthie, 12943).

Endémique.

ec. — Section Multiflori.

11. — Mariscus FALzLAx H. Cherm. in Bull. Mus. Paris, XXV (1919), 105.

Voisin de M. luteus C. B. Clarke, dont il diffère par son port moins robuste, son anthèle simple, petite (4-6 em. de diamètre au lieu de 8-20), à rayons peu nombreux (5-8), toujours assez courts, à bractées courtes (l'inférieure atteignant à peine 12 cm. au lieu de 25-30), ses épis plus petits, à épillets moins nombreux, plus courts, brièvement linéaires,

RÉVISION DES CYPÉRACÉES DE MADAGASCAR à:

Jougeûtres (et non Jaunes ou roussâtres). Par ses épillets relativement pauciflores (3-6 fleurs fertiles), M. fallar, bien qu appartenant à la section Multiflori, forme une sorte de transition avec la section Umbellati; il rappelle notamment un peu W. Sieherianus Nees par son port et par certains détails floraux.

Région du Centre. — Tananarive : avril 1889 (Catat, 65), terrains humides, février 1897 (Prudhomme, 23), prairies, et aussi rudéral, janvier 1913 (Perrier de la Bâthie, 2684 b); Antsirabé : prairies 1.500 m., janvier 1920 (Perrier de la Bâthie, 12985).

Sans indication de localité (Le Myre de Vilers).

Endémique.

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