MarisCUS RUBROTINCTUS H. Cherm. in Bull. Mus
Paris, XXV (1919), 407.
Se distingue de M. longibracteatus H. Cherm., dont il est voisin, par les caractères qui sont mis en évidence dans le tableau suivant :
M. rubrotinctus.
Feuilles assez larges (4-6 mm.), brièvement acuminées.
Bractées assez courtes (l’inférieure atteignant 10-15 em.).
Glumes lavées de rouge, non linéolées, à carène verte n’atteignant pas le sommet scarieux.
Anthères presque (2Ésur me
ellipsoïdes
M. longibracteatus.
Feuilles étroites (2-3 mm.), longuement acuminées.
Bractées très longues (l'inférieure atteignant 25-50 cm.).
Glumes de couleur paille, linéolées, à carène brunûtre, atteignant le sommet non scarieux.
Anthères brièvement oblongues (3-4 sur 1).
L'inflorescence de M. rubrotinctus est d'ordinaire plus dense et les épillets plus nettement comprimés. La coloration rouge des glumes, très visible dans les exemplaires adultes, peut être à peine marquée dans les épillets trop Jeunes.
Région du Centre. — Nanisana : rizières, mai 1905 (d’AIleizette, 99) ; la Mandraka: bords des eaux, octobre 1905 (d’Alleizette, 324) : Tananarive : janvier 1916 (Waterlot), rocailles, décembre 1919 (Perrier de la Bâthie, 13037). |
Région de l'Ouest. — Mevatanana : marais, août 1900 (Perrier de la Bâthie, 929); Miandrivazo (Huré). Endémique.
d. — Section Au/fi.
19. — ManisCuS ALBESCENS Gaudich. in Freycinet, Voy. (1826), 415.
Cyperus pennatus Lamk. ZUl., 1 (1791), 144.
Cette espèce est caractérisée, par rapport aux deux suivantes, par ses feuilles assez larges (5-8 mm.), beaucoup moins rigides, souvent planes, son anthèle à rayons secondaires courts (atteignant rarement 10 mm.), ses épis moins denses, subeylindriques, ses glumes largement ovales ainsi que les ailes de la rhachéole, et son akène largement ellipsoïde ; les glumes sont le plus souvent minces, fortement linéolées. Certains exemplaires (notamment Perrier de la Bâthie, 2459, et Baron, 5896) ont une inflorescence un peu contractée, des glumes plus colorées, non ou à peine linéolées, de consistance plus ferme, de taille un peu plus grande, à base légèrement épaissie; ce sont là des caractères! qu'on rencontre dans beaucoup de Cypéracées, accompagnés de la stérihté des épillets ; ici cependant les akènes sont parfaitement développés,
et les modifications sont, du reste, moins intenses que dans
les cas où 1l y a stérilité. Ce sont peut-être ces caractères
1. Il serait intéressant de voir si ces modifications qui se rencontrent dans Mariscus Kraussii Hochst., dans divers Cyperus, etc., ne sont pas d'origine cécidienne. .
D) H. CHERMEZON
un peu spéciaux qui ont amené Clarke à rapporter la plante ci-dessus de Baron à M. rufus H. B. K. ; ce dernier a des épis beaucoup plus denses, des épillets sensiblement plus petits, ainsi qué les glumes, et un port assez différent ; c'est, de plus, une espèce américaine signalée également entre Afrique occidentale, mais manquant sur tout le pourtour de l'Océan Indien. Au contraire M. albescens est abondant en Asie tropicale et en Océanie, et se rencontre également à Madagascar, aux Seychelles et sur la côte orientale d'Afrique. Les variations de la plante malgache et notamment les glumes hypertrophiées se retrouvent à peu près identiques dans certains exemplaires d'Asie et d'Océanie. Indiqué par Baron dans le Nord et dans l’Androna.
Région du Sambirano. — Nosy Bé: marais, janvier 1841 (Pervillé, 432), bords de la rivière des Tourtours, à Djabal et Ampombilava, juin 1847, septembre 1848 et mars 1851 (Boivin, 2003).
Région de l'Ouest. — Côte et intérieur de la Boïna : assez rare, endroits sablonneux et découverts, inondés pendant la saison des pluies, sans date (Perrier de la Bâthie, 2442): bords du lac de Kimadio, octobre 1905 (Perrier de la Bâthie, 2459).
Sans indication de localité (Baron, 5896).
Afrique orientale anglaise, Seychelles ; Asie tropicale : Océanie.
20. — Mariscus varicus C. B. Clarke in Durand et Schinz, Consp. F1. Afr., V (1895), 595, nomen nudum ; H. Cherm. in Bull. Mus. Paris, XXV (1919), 408.
Intermédiaire, parmi les espèces malgaches, entre M. albescens Gaudich. et M. arcuatoreflexzus H. Cherm., mais plus voisin du second, dont 1l diffère par son anthèle à rayons secondaires droits-divariqués, à la fin en partie réfléchis (et non arqués-réfléchis), ses épis un peu moins denses, ses épillets plus longs (5-7 mm. au lieu de 3 1/2-5), un peu moins pauciflores (4-6 akènes au lieu de 3-4); de plus, les épis prinei-
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paux sont un peu plus gros, à épillets plus dressés, de couleur généralement moins franchement rouge, et les glumes sont légèrement étalées à maturité. Les exemplaires de Viguier et
Humbert sont un peu trop jeunes, et leur inflorescence n’a pas encore son aspect normal; J'ai cru pouvoir les rapporter
à cette espèce à cause de leurs autres caractères.
Région du Centre. — Manankazo, au Nord-Est d'Anka-
zobé : marais, 1.500 m., novembre 1913 (Perrier de la
Bâthie, 2700);
Tsinjoarivo
: bords de l'Onive, en
dessous du palais, 1.575 m., novembre 1912 (Viguier et
- Humbert, 1867).
Sans indication de localité (Baron, 3647, 3730).
Endémique.