Mariscus Lureus C. B. Clarke in Durand et Schinz
Consp. FT. Afr., V (1895), 589.
Cyperus luteus Boeck. in Linnaea, XXXVIII (1874),
Espèce remarquable par son inflorescence plus ou moins composée, ample, à grandes bractées, et ses épillets jaunes ou roussâtres, longuement linéaires, étalés, ou quelques-uns seulement un peu réfléchis. Exceptionnellement (Perrier de la Bâthie, 2631), l'inflorescence peut être un peu contractée par raccourcissement des rayons. Non vu Baron, 6344, cité par
Clarke. Indiqué par Baron dans le Nord (Mont Ambobhitra).
Région du Sambirano. — Nosvy Bé : marais, janvier 1841 5 } »J (Pervillé, 451, 516), rizière du Jardin Colonial et talus boisés au-dessous du plateau d'Hellville, février 1849, P ; Janvier 1850 et mars 1851 (Boivin, 2005 bis): Nosy Cumba : bords d'une mare, mars 1841 (Pervillé, 746).
Région du Centre. — Isoraka : marécages, janvier 1917 (Decary).
Région de l'Ouest. — Bezofo : bords des torrents, sur les
gneiss, octobre 1908 (Perrier de la Bâthie, 2618) ; massif du Manongarivo : bois sur grès liasiques audessous de l'altitude de 500 m., mai 1909 (Perrier de la Bâthie, 2631).
Endémique.
58 H. CHERMEZON
13. — Mariscus SPLENDENS H. Cherm. in Bull. Mus. Paris. XXV (1919), 405.
La disposition et la taille des épillets donnent à cette espèce un aspect tout particulier ; elle est voisine de M. luteus C. B. Clarke par son anthèle composée, grande, à rayons nombreux, et ses épillets jaunes, longuement linéaires, mais
elle en diffère par les caractères suivants :
M. splendens.
Feuilles nombreuses, légèrement épaissies, à diaphragmes très visibles sur le sec.
Bractée inférieure de l’inflorescence 40-45 cm, de longueur.
Epillets 15-25 mm, de longueur, 7-9-flores, presque tous fortement réfléchis.
Glumes de 5-6 mm. de longueur.
Akène de 3 1/2 mm. de longueur.
M. luteus.
Feuilles moins nombreuses, minces, à diaphragmes non ou à peine visibles sur le sec.
Bractée inférieure de l’inflorescence 25-30 cm. de longueur.
Epillets 10-12 mm, de longueur, 4-6-flores, étalés à angle droit, ou quelques-uns un peu réftéchis.
Glumes de 4 mm. de longueur.
- Akène de 21/2 mm. de longueur.
Région de l'Est. — Entre Antalaha et Sambava : bois, dunes littorales, novembre 1912 (Perrier de ‘a Bâthie, 2585).
Endémique.
MA dne MANONGARIVENSIS H. Cherm. in Bull. Mus. Paris, XXV (1919), 406.
Par ses épillets comprimés, blanchâtres, pluriflores, cette espèce rappelle M. hemisphaericus C. B. Clarke; elle s’en distingue par ses feuilles étroites (3-4 mm. au lieu de 6-8), plus molles, à diaphragmes non visibles sur le sec, ses glumes un peu plus courtes, ainsi que les anthères, et son akène non très obtus au sommet ; l’anthèle est moins régulière et du reste assez variable, tantôt à rayons très inégaux, tantôt à rayons tous courts, ce qui la fait paraître un peu contractée. Diffère d'autre part de M. luteus C. B. Clarke par ses feuilles plus molles, ses épis plus denses, ses épillets plus comprimés, sa rhachéole à ailes courtes, ses glumes blanchâtres, nettement mucronées, à nervures un peu plus saillantes.
nd #5: €
RÉVISION DES CYPÉRACÉES DE MADAGASCAR D9 + Région de l'Ouest. — Massif du Manongarivo : endroits humides, avril 1909 (Perrier de la Bâthie, 2626). Endémique.
45. — Maniscus HemispnaErICUS C. B. Clarke in Durand et Schinz, Consp. F1. Afr., V (1895), 589.
Cyperus hemisphaericus Boeck. in Flora (1859), 439,
L'unique exemplaire malgache, assez incomplet et un peu P 8 ) jeune, a des épillets allongés (18-20 mm.), à fleurs nombreuses (12-15). et des glumes non mucronées, non cilées à ; S ; la marge, Nouveau pour Madagascar, mais serait à retrouver. Sans indication de localité (Bojer).
Afrique orientale.
16. — Mariscus TomaropaYLLUS C. B. Clarke in Durand et Schinz, Consp. FI. Afr., V (1895), 594, nomen nudum, et in This.-Dyer, F1. Trop. Afr., VIII (1902), 392. Cyperus tomaiophyllus K. Schum. in Engler, Pf1. Ost.-Afr., C (1895), 122.
Cette espèce, par ses épillets à 3 fleurs fertiles seulement, - ainsi que par son anthèle simple, forme une transition entre les sections Umbellati et Multiflori, ses affinités semblant toutefois plutôt avec la seconde. Les descriptions de Schumann et de Clarke (loc. cit.), qui s'appliquent à la plante d'Afrique orientale, sont peu précises sur bien des points; d’après ces deux auteurs, M. {omaiophyllus ne diffère guère de M. hemisphaericus C. B. Clarke que par ses épillets triflores et ses feuilles coupantes. La plante malgache n'est représentée que par des exemplaires jeunes et en assez mauvais état ; les feuilles. manquent et sont remplacées par de simples gaines dans la partie existante de la tige ; les bractées de l'inflorescence (au nombre de 6-8) sont en parties brisées ; l'inflorescence elle-même est assez contractée et formée d'épis dressés, de 2-3 cm. de longueur, à épillets également dressés. C'est, en résumé, une plante mal connue, qui serait à retrouver en meilleur état.
60 H. CHERMEZON
Sans indication de localité (Baron, 3279).
Afrique orientale.
17. — Mariscus LONGIBRACTEATUS H. Cherm. in Bull. Mus. Paris, XXV (1919), 407.
Ainsi que la suivante, cette espèce se classe un peu à part par ses glumes petites, à faces sans nervures, ses anthères petites, courtes, et ses feuilles à trois nervures principales bien apparentes. Plusieurs de ces caractères se rencontrent dans Torulinium ferax Hamilt., qui a à peu près le même port; outre les caractères génériques, M. longibracteatus se distingue de ce dernier par ses épillets un peu comprimés, ses glumes plus étroites, plus longues (3 1/2 mm.), non mucronées, à faces sans nervures, à carène brunâtre, et par son akène trigone, légèrement comprimé latéralement, alors que celui de Torulinium ferax, également trigone, est légèrement comprimé d'avant en arrière. Rappelle beaucoup par son
port Cyperus distans L. f.
Région de l'Est. — Forêt d’Analamazaotra : bords des ruisseaux, décembre (Pérrier de la Bâthie, 6330). Région du Centre. — Nanisana : rizières, mai 1905 (d’Alleizette, 99 b).
Endémique.