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CT OR RL ET

l’inflorescence ne serait pas contractée ; 1l serait intéressant de voir si la plante de Rutenberg possède un akène zoné ou non, ce caractère ayant pu échapper à Boeckeler. Indiqué par Baron dans l’Imerina.

Région de l'Est. — Sainte-Marie : marais d’'Antharène et d’Ambodifototra, mars 1847 et novembre 1851 (Boivin, 1666); Beparasy : avril 1905 (Académie malgache).

Région de l'Ouest. Mevatanana: marais, août 1900 (Perrier de la Bâthie, 951).

Sans indication de localité (Dupetit-Thouars).

Afrique tropicale, Mascareignes; Amérique.

14. — Pycreus MonocepxaLus C. B. Clarke in Durandet Schinz, Consp. FI. Afr., V (1895), 538.

Cyperus lanceolatus $. Poir. in Lamk. Æncyc., VII (1806), 245.

Cyperus monocephalus Baker in Journ. Linn. Soc., XXII (1887), 531.

Cyperus flavescens L. var. abyssinicus C. B. Clarke in Journ. Linn. Soc., XX (1883), 279 (non C. abyssinicus Hochst. ex A. Rich. Tent. F1, Abyss., II (1851), 474, qui est P. flavescens Reichb.).

Très voisin de P. propinquus Nees, dont il diffère par sa tige moins élancée, ses feuilles plus larges, planes, et surtout ses glumes blanches, mates, brièvement mais nettement mucronées (et non jaunes, luisantes, non mucronées); de plus, P. monocephalus a d'ordinaire les glumes un peu plus petites et les bractées de l'inflorescence plus courtes, plus larges et plus dressées.

Région du Centre. — Vallée du Mangoro près d’Ankarefo : coteaux arides, 800-900 m., novembre 1912 (Viguier et Humbert, 1160 is).

Sans indication de localité (Dupetit-Thouars: Baron, 636, 3640).

Endémique.

15, — Pycreus pexsirocius Nees in Linnaea, IX (1834), 283.

Cyperus densifolius Steud., Syn. PL. Glum., IH (1855), 6.

er 13

76 H. CHERMEZON

Gyperus turfosus (Salzmann, Krauss, nomen nudum) Daveau in Bull. Soc. bot. Fr., XLI (1894), 283.

Pycreus Mundtiü C. B. Clarke in This.-Dyer, FT. Trop. Afr., VIII (1901), 294, pro parte (non Nees in Linnaea, IX (1834), 283; X (1835-1836), 131).

Cyperus Mundtii Boeck. in Linnaea, XXXV (1867-1868), 448, pro parte ; Boiss., F1. Or., V (1884); 366 (non Kunth, Enum., Il (1837), 17).

Comme l'a montré Daveau (loc. cit.), on a presque constamment confondu avec le véritable P. Mundtu Nees une plante beaucoup plus répandue, qui est l’espèce décrite en 1855 par Steudel sous le nom de Cyperus densifolius, et nommée dès 1834 par Nees, mais sans description, sur des exemplaires récoltés par Forbes à la baie Delagoa ; c'est une plante plus ou moins aquatique, souvent en grande partie submergée et très remarquable par ses tiges robustes et allon- ‘ gées, très haut vêtues par les gaines foliaires, ses feuilles très nombreuses, larges, courtes, son inflorescence grande et fournie, parfois composée, à épillets nombreux, de couleur généralement claire. Je n'ai pas vu l’exemplaire type de P. Mundtit Nees (récolté par Mundt dans l'Afrique du Sud), mais la diagnose de Nees ne permet pas de lui rapporter notre plante, car elle est très nette sur certains points: «... umbella triquadriradiata ; …..spiculis 3-5 in apicibus radiorum ; ...culmi caespilosi vix semipedales... » ; nous verrons plus loin quil existe à Madagascar une autre plante s’y rapportant parfaitement. Tous les exemplaires classés comme ?. Mundtu dans l’Herbier du Muséum, et provenant de diverses parties du continent africain, correspondent à la plante de Forbes, ainsi qu à la description de Steudel, et rentrent donc dans P. densifolius ; il en est de même de la plante de l'Espagne méridionale. Les plantes d'Afrique tropicale rattachées par Clarke | (loc. cit.) à P. Mundtii, et qui me sont inconnues pour la plu= part, seraient à revoir, mais il est probable, d’après la description donnée, que tout ou presque tout rentre également dans P. densifolius.

RÉVISION DES CYPÉRACÉES DE MADAGASCAR y ér:

Région de l'Est. — Rivière Mananara : septembre 1881

(Lantz).

Région du Centre. — Zazafotsy au Sud d Ambalavao (Betsiléo Sud) : tourbières (Perrier de la Bâthie, 7103).

Région de l'Ouest. — Manongarivo (Ambongo)

marais

tourbeux, plante aquatique surtout nageante, juillet 1903 (Perrier de la Bâthie, 249); Mevatanana: juin 1897 (Perrier de la Bâthie, 249); Lampaolo : août 1891

(Douliot).

Sans indication de localité (Baron, 5527).

Espagne méridionale ; Afrique septentrionale, tropicale

et australe.

16. — Pycreus Munoru Nees in Linnaea, IX (1834), 253, nomen nudum : X (1835-1836), 131. Cyperus Mundtii Kunth, Enum., I (1837), 17.

Cyperus brunneoater Boeck. in ÆEngl. Bol. Jahrb., V

Le véritable P. Mundtii se distingue de P. densifolius

Nees par les caractères suivants :

P. densifolius.

Tige robuste (atteignant 50 cm.), épaisse, vêtue par les gaines jusque vers la moitié ou les deux tiers de sa hauteur.

Feuilles très nombreuses, larges (4-7 mm.).

Anthèle (parfois composée) fournie et grande, à 7-10 rayons atteignant jusqu'à 5 cm.

Epillets nombreux (5-12 par épi), serrés, peu luisants, généralement d'un brun-pàle (rarement un peu plus foncés).

P. Mundtu.

Tige moins robuste (10-20 cm.), plus grêle, vèlue jusqu'au tiers, rarement jusqu'à la moitié de sa hauteur.

Feuilles moins nombreuses, plus étroites (2-4 mm.),

Anthèle simple, appauvrie et un peu contractée, à 3-6 rayons atleignant à peine 2 cm.

Epillets peu nombreux (3-6 par épi), moins serrés, luisants, d'un brun-rouge plus ou moins foncé.

Les deux plantes, bien que distinctes, sont done très voisines, et il y aura peut-être lieu ultérieurement d'en rapporter une à l'autre, comme sous-espèce ou simple variété. Dans ce

18 il. CHERMEZON

cas, il faudrait subordonner P. Mundiü à P. densifolus, le plus répandu de beaucoup, et qui, en outre, représenterait le type aquatique pleinement développé, tandis que P. Mundtii serait peut-être à considérer comme une forme de marais, plus réduite et appauvrie. Je rattache, d'autre part, à P. Mundtü

la plante de Hildebrandt, sur laquelle Boeckeler a fondé son

Cyperus brunneoater ; ce dernier, assimilé par Clarke à P. umbrosus Nees, n’est en effet ni le véritable P. umbrosus d'Afrique, ni la plante malgache P. antsirabensis H. Cherm., confondue Jusqu'ici avec lui; ses feuilles sont plus nombreuses que dans ces deux espèces, courtes, minces (et de structure un peu différente), revêtant le tiers inférieur de la tige, et ses glumes luisantes ont une marge non ou à peine scarieuse. Non vu Baron, 9, classé ici par Clarke !.

Région de l'Est. — Forêt d’Analamazaotra : très abondant dans certaines clairières marécageuses, 900 m., octobre 1912 (Viguier et Humbert, 909); Ampasipotsy et vallée de la Sahamarirana: marais, 900 m., octobre 1912 (Viguier et Humbert, 1018); Rivière Tatrary (Haut Matitanana : tlourbières, 600-800 m. (Pertier de la Bâthie, 7030); Tamatave : zone côtière, 1909 (Geay, 8984).

Région du Centre. — Andrangoloaka (Imerina): marais, novembre 1880 (Hildebrandt, 3743 à) ; Antsirabé : marais, 1600 m., décembre 1913, janvier 1914 (Perrier de la Bâthie, 2649 b, 7042); Vohibato : octobre 1918 (Decary).

Afrique du Sud (et Afrique tropicale ?).

17. — Pycreus ATROPURPUREUS C. B. Clarke in Durand et Schinz, Consp. Fl. Afr., V (1895), 535.

Cyperus atropurpureus Boeck. in Engl. Bot. Jahrb., V (1884), 497.

4. Il faudrait voir l'exemplaire pour savoir si c'est P. Mundti ou P. densifolius ; de même pour les indications géographiques données par Baron (Imerina, Betsiléo, Antsihanaka).

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LA

RÉVISION DES CYPÉRACÉES DE MADAGASCAÎ 79

Diffère de P. Mundtui Nees par sa taille réduite, ses tiges fiiformes, ses feuilles très étroites, son inflorescence contractée en tète dense, petite, et ses épillets très luisants, d'un pourpre noir. Non vu Baron, #74, 483, Parker, 9, classés 1c1 par Clarke. |

Région du Centre. — Lac Andraikibo et dépressions autour d’Antsirabé : novembre 1912 (Viguier et Humbert, 1339); Monts Vavavato: lieux marécageux à l'Est de la crête, 1.900 m., novembre 1912 (Viguier et Humbert, 1619 bis); Andrangoloaka (Imerina) marais, novémbre 1880 (Hildebrandt, 3743).

Sans indication de localité (Bojer ; Huré).

Endémique.

18. — Pycreus ANTSIRABENSIS H. Cherm. in Bull. Mus. Paris, XXV (1919), 138.

Pycreus umbrosus C. B. Clarke in Durand et Schinz, Consp. FE. Afr., V (1895), 543, pro parte (non Nees in Linnaea, X (1835-1836), 130).

Cyperus lanceus GC. B. Clarke in Journ. Linn. Soc., XX (1883), 281 (non Thunb., Prod. (1774), 18; FL. cap., ed. Schult. (1823), 101).

Clarke (loc. cit.) a identifié la plante malgache à P. umbrosus Nees, de l'Afrique du Sud, espèce très voisine, mais cependant distincte, comme on peut s'en rendre compte par le tableau suivant :

P. antsirabensis. P.umbrosus.

-Épillets peu serrés, oblongs-linéaires à bords presque parallèles, peu ou pas élargis à la base, souvent un peu turgides, étroits (2- 3 1/2 mm.).

Glumes d’un brun pourpre foncé souvent même pourpre noir,

Épillets serrés, lancéolés, nettement élargis à la base, fortement sensiblement larges (4-6 mm.).

comprimés, plus

Glumes brun marron.

De plus, P. an/sirabensis a d'ordinaire une inflorescence moins fournie, les épis comme les épillets étant moins nom-

80 IH. CHERMEZON

breux; quant au P. umbhrosus d'Afrique tropicale, qui m'est inconnu, c'est peut-être simplement une forme très robuste de celui d'Afrique australe. On pourrait parfois confondre P. antsirabensis avec certains individus de P. Munditu ; on le distinguera cependant de ce dernier par ses feuilles peu nombreuses, longues, un peu épaisses, fermes ou même presque rigides, toutes ou presque toutes rapprochées à la base des tiges, par ses glumes non luisantes, à marge finement, mais nettement scarieuse, peu ou pas involutée, et par ses épillets plus grands et de forme plus allongée. Non vu Hildebrandt, 3743 b let Parker, 12, nommés P. umbrosus par Clarke, et qui rentrent sans doute 1ci.

- Région du Centre. — Manankazo, au Nord-Est d'Ankazobé : marais, 1.500 m., novembre 1913 (Perrier de la Bâthie, 2712); Tananarive: janvier 1916 (Waterlot) ; Nanisana : lieux secs sablonneux, septembre 1905 (d'Alleizette, 263) ; Mantasoa (Imerina) : marais, Janvier 1889 (Le Myre de Vilers); Antsirabé: marais, 1.600 m., décembre 1913 (Perrier de la Bâthie, 2649).

Sans indication de localité (Baron, 7, 832). * Endémique.

19: — Pycreus ATROBRUNNEUS C. B. Clarke in Durand et Schinz, Consp. FL. Afr., V (1895), 535.

Cyperus atrobrunneus Baker in Journ. Linn. Soc., XX (1883), 281. | Diffère de P. antsirabensis H. Cherm. par ses épillets plus rapprochés, moins multiflores, ses glumes plus petites, brunes, et son akène plus gros; de plus la bractée inférieure atteint 20 cm., dépassant ainsi longuement l'inflorescence, alors que dans P. antfsirabensis elle n'a guère que 5 cm. de longueur. |

Sans indication de localité (Baron, 2049).

Endémique. |

4. Constitue le Cyperus lanceus var. divaricatus Kuek. in Fedde, Rep., XIX (1913), 92, qui, d’après la description, ne semble pas différer de 2.

antsirabensis.

20. — Prycreus soriirozius H. Cherm. in Bull. Mus. Paris, XXV (1919), 139.

Cyperus solidifolius Boeck. in Engl. Bot. Jahrb., V (1884), 499.

Cypérus longivaginans Kuek. in Fedde, Aep., XII (1913), 92.

Forme avec les deux espèces suivantes, également endémiques de la région centrale, un groupe très remarquable par ses feuilles rigides, épaisses, trigones ou subcylindriques, groupe avant peut-être quelques affinités avec P. Cooperi C. B. Clarke, d'Afrique australe; P. solidifolius se sépare des deux autres par son inflorescence pyramidale, non contractée, le plus souvent composée, ses épillets nombreux, étroits, étalés ou un peu réfléchis, et ses glumes coriaces. Était jusqu'ici classé dans le genre Cyperus sur la foi de la diagnose de Boeckeler qui dit: « ...s{ylo ...apice trifido... » ; en réalité, les exemplaires types (Hildebrandt, 3736) sont très jeunes, à tel point que Boeckeler ne parle pas de l’akène ; ceux qui existent dans l’Herbier du Muséum montrent cependant (et encore seulement dans les fleurs les plus âgées) un ovaire très petit, déjà un peu comprimé latéralement, surmonté d'un style court, à peine bifide au sommet ; les exemplaires de Viguier et Humbert sont à peu près au même stade, mais ceux de Perrier de la Bâthie, plus avancés et à inflorescence bien étalée, permettent de voir les Jeunes akènes, atteignant les 2/5 de la glume, nettement comprimés latéralement et à style légèrement exsert, longuement bifide; les cellules superticielles de l’akène sont à peu près carrées ; 1l en résulte que la plante appartient à la section Puncticulafi du genre Pycreus.

Région du Centre. — Manankazo, au Nord-Est d'Ankazobé : tourbières, en grosses toufles, 1.500 m., novembre 1913 (Perrier de la Bâthie, 2701) ; Andrangoloaka (Imerina) : marais, novembre 1880 (Hildebrandt, 3136); Monts Vavavato: lieux marécageux à

Annales du Musée colonial de Marseille, — 3° série, 7° vol, 1919. 6

82 ff. CHERMEZON

l'Est de la crête, 1.900 m., novembre 1912 (Viguier et Humbert, 1540).

Endémique.

21. — Pycreus vavAvaTENsIS H. Cherm. in Bull. Mus. Paris, XXV (1919), 138.

Diffère de P. solidifolius H. Cherm. par ses glumes minces, membraneuses, plus grandes (de longueur presque double), et

son inflorescence contractée, à épillets peu nombreux, plus

larges et un peu plus foncés. Les exemplaires, un peu trop jeunes, sont privés de la partie inférieure de la plante, mais il est vraisemblable qu’il y a ici un rhizome comme dans les espèces voisines.

Région du Centre. — Entre Antanifotsy et les Monts Vavavato : novembre 1912 (Viguier et Humbert, 1571 bis).

Endémique.

22. — Pycreus simuLans H. Cherm. in Bull. Mus. Paris, XXV (1919), #39.

Voisin de P. vavavalensis H. Cherm., mais très distinct par son inflorescence plus fournie, à bractées plus longues, ses épillets beaucoup plus gros et de couleur moins force (bruns ou ferrugineux), ses glumes à carène 5-7-nerve et son style à branches longuement exsertes. Cette espèce a été récoltée, dans ses deux localités, en mélange avec Cyperus nudicaulis Poir., et confondue tout d'abord sous un même numéro que ce dernier par Perrier de la Bâthie, comme par Viguier et Humbert. Le port, l'aspect et la taille de l’inflorescence, la grosseur des épillets sont en effet suffisamment semblables pour que les deux espèces, croissant ainsi côte à côte, soient facilement récoltées l'une pour Pautre. En dehors des carac-

tères génériques (style et akène), on pourra les distinguer sur le terrain de la façon suivante : P. simulans a des feuilles à.

limbe développé, la bractée inférieure dépassant beaucoup l'inflorescence, une tête formée de 2-3 épis sessiles ou presque

(mais nets), des épillets brun ferrugineux, à fleurs moins nom-

-breuses et moins densément imbriquées ; Cyperus nudicaulis

n'a que des gaines sans limbe, une bractée unique plus courte que l’inflorescence, une tête formée d'ordinaire d’un seul épi sessile, des épillets rayonnants, d'un brun rouge, à carènes jaunâtres, à fleurs très nombreuses et très densément

imbriquées.

Région du Centre, — Manankazo au Nord-Est d'Ankazobé : marais, tourbières, 1,500 m., novembre 1913

(Perrier de la Bâthie, 2713 b, 7022 bis):

: entre Amba-

tolampy et Tsinjoarivo: marais, 1.600 m., novembre 1912 (Viguier et Humbert, 1771 bis).

Endémique.

c. — Section Zonafi.

23. — Pycreus ALLEIZETTEI H. Cherm. in Pull. Mus. Paris, XXV (1919), 140.

Rappelle un peu, à première vue, certains P. flavescens Reichb. de grande taille, mais en diffère par la présence d’un rhizome, le port robuste, les épis et épillets plus gros, etc... Sa place, dans la classification, semble être au voisinage de P. macranthus C. B. Clarke, d'Afrique australe, dont 1l se distingue par ses feuilles plus étroites, molles, minces, ses épillets jaunâtres ou brunâtres, ses glumes plus petites, à carène 3-nerve et ses anthères brièvement linéaires. Voir plus haut ce qui a été dit au sujet de P. propinquus Nees.

Région du Centre. — Tananarive : terres sablonneuses

au bord de l'Ikopa, juillet 1906 {d’Alleizette, 1123) : Antsirabé : lieux humides, champs, 1.500 m., janvier 1920 (Perrier de la Bâthie, 1298#).

Endémique.

24. — Pycreus iNrermenius C. B. Clarke in This.-Dyer, F1. Trop. Afr., VII (1901), 290.

Cyperus inlermedius Steud. in Flora (1842), 581.

S4 H. CHERMEZON

Pycreus lanceolatus C. B. Clarke in Durand et Schinz, Consp. FI. Afr., V (1895), 538.

Cyperus lanceolatus C.B. Clarke in Journ. Linn. Soc., XX (1883), 279 {non Poir. in Lamk. Encyc., VII (1806), 245, qui est P. propinquus Nees).

Se distingue de P. flavescens Reichb. par ses épillets brunrougeâtre, lancéolés, à bords non parallèles. L'exemplaire de Perrier de la Bâthie a les akènes {pas tout à fait mürs) un peu plus petits, et les glumes un peu plus fermes que le type d'Abyssinie (Schimper, 1267).

Région de l'Ouest. — Mevatanana: sables de l'Ikopa, avril 1900 (Perrier de la Bâthie, 2454).

Sans indication de localité (Blackburn in Herb. Re

Abyssinie, Angola.

25. — Pycreus FLAVESCENS Reichb., F1. Germ. exc. (1830- 1832), 72.

Cyperus flavescens L. Sp. pl., ed. 2 (1753), 68. Cyperus abyssinicus Hochst. ex A. Rich Tent. FI. Abyss., IT (1851), 474 (non Cyperus flavescens L. var. abyssinicus C. B. Clarke in Journ. Linn. Soc., XX (1883), 279, qui est P. monocephalus C. B. Clarke).

Les épillets, dans la plante de Perrier de la Bâthie, sont d’un jaune brunâtre assez foncé, comme cela se produit souvent dans cette espèce. Indiqué par Baron dans l’Imerina ; signalé par Clarke sans mention de localité, n1 de collecteur.

Région du Centre. tourbe, emplacements où on a pilé la tourbe, 1.500 m., avril 1912 (Perrier de la Bâthie, 2567).

Régions tempérées, subtropicales et tropicales.

Espèces exclues.

Pycreus pumilus Nees in Linnaea, IX (1834), 283 (Cyperus hyalinus Vahl, Enum., IT (1806), 329). — Indiqué à Madagascar par Clarke (in This.-Dyer, F1. Trop. Afr., VIIL (1901),

. * ; $ et :

Antsirabé: décombres près de la

TR

296); je n'ai vu aucun exemplaire de cette provenance et

il y a peut-être là une confusion avec P. nitens Nees (Cyperus

pumilus L.).

Pycreus umbrosus Nees in Linnaea, X (1835-1836), 130 (Cyperus lanceus Thunb., Prod. (1774), 18). — La plante indiquée sous ce nom à Madagascar est principalement P. antsirabensis H. Cherm., au moins pour les exemplaires que j'ai vus (voir ci-dessus).

VII. — Juncellus C. B. Clarke in Hook., f. FT. Brit. Ind., VI (1893), 594.

Le genre Juncellus a été séparé par Clarke (loc. cit.) du genre Cyperus à cause de son style bifide et de son akène comprimé d'avant en arrière ; cet aplatissement de l’akène est plus ou moins prononcé suivant les espèces ; le plus souvent l’angle antérieur, correspondant à l’akène régulièrement trigone des Cyperus, est encore visible, bien que peu marqué. Les deux genres sont du reste très voisins l’un de l’autre.

A. — Juncezcus cAEviGATUS C. B. Clarke in Hook. f., F1. Brit.

Ind., VI (1893), 596.

Cyperus laevigatus L., Mant. (1771), 179.

Très variable comme taille, rigidité de la-tige, nombre et couleur des épillets. Certaines de ces variations sont sous la dépendance des conditions d'existence ; c'est ainsi que Perrier de la Bâthie fait observer que les grands individus poussant dans l’eau sont dressés, tandis que, sur les terrains plus secs, les plantes sont naines et plus ou moins étalées. Les exemplaires des régions basses ont d'ordinaire des épillets pâles : ceux de la région centrale ont souvent les glumes plus ou moins marquées de brun. Non vu Baron, 2001, cité par Clarke. Indiqué par Baron dans l'Ouest de l’Imerina (Valahafotsy).

Région du Sambirano. — Andranomidivo près Migiko : sources thermales, boues chargées d'acide carbonique

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