‹ Annales du Muse colonial de MarseilleChapitre 359 sur 363 · DENIER · texte numérisé non relu

DENIER

Morphologie

N° d'ordre

N° 9 |Coccus.Gram + Immobile, associé souvent en diplocoque, comme le pneumocoque. Culture extrèmement fine sur gélose inclinée, sans caractères spéclaux; pousse surtout à l'abri de l’air.

N° 10 |Coccus immobile. Gram +.

Culture jaune clair.

N° 11 |Bacille immobile. Gram —.

Sporule. Culture mince aplatie, sans caractères spéciaux.

N° 12 |Bacille très mobile. Gram +. Cultüre orange,

N° 13 |Bacille court immobile.

Gram —-. Culture blanche porcelainée, plus épaisse sur les bords,

N° 14/|Voir n°9.

N° 15 [Bacille immobile Sporule Gram —. Culture sèche légèrement plissée.

N° 16|Éléments ovalaires de grande dimension. Gram —. Culture sans caractères spéciaux.

N° 17 |Bacille mobile. Culture

blanc sale.

N° 19 |Bacille immobile. Culture

sans caractères spéciaux.

N° 20 |Bacille immobile. Gram +.

Culture jaune,

N° 21 |Tétragène immobile.

Gram +. Culture jaune.

Dambosite (Acidification du

(Acidification du milieu) Saccharose (Acidification du

milieu)

Lait (Coagulation)

Albumine

(Digestion)

Gélatine

ÉTUDE BACTÉRIOLOGIQUE 95 | RON Cr È 26-25-1885) S12885/es © : 2 3.212932 |<<2| 7,5 ge La re - Morphologie = S2=|SSE= = S=| #47 = S | à £ © Se RISSESSEl ge e)Se Z = 8 |l&s S|<AISE Ô [3] © e Se æ LE # N° 23 |Bacilleextrémementcourt.| — — — — =: Gram +. Culture sur gé- ; lose assez semblable à celle du 13.

N° 2% Gros éléments mobiles.| — —- +- = + Gram +. Culture blanc sale plus épaisse sur les bords, avec tendance à envahir. toute la gélose, N° 25 | Éléments coccobacillaires| — — — JE 2e très fins. Gram — Sur gélose inclinée, culture à développement moyen, sans caractères spéciaux.

Le milieu paraît devenir fluorescent.

N° 26 |Bacille mobile. Gram +.| Tr E x E 4 Culture très transparente.

N° 27 |Bacille immobile, Gram +.| __ sic + + 2 Sur gélose à base de sérum de latex donne des sortes de larmes qui se dessèchent,.

10 bis |Bacille anaérobie à déve-| — — + ss de EC

loppement très lent.

Gram —.

En définitive, les microbes isolés dans nos expériences sont au nombre de vingt-sept aérobies ou facultativement aérobies, et d’un anaérobie. Le n° 23 n'est qu’une répétition du n° 13, tant par ses caractères morphologiques que par ses propriétés sur les sucres, le lait, l'albumine et la gélatine. Les numéros 18 et 22, très fragiles, n ont pu être conservés. Ces bactéries appartiennent bien à de nombreuses espèces. On y note en

effet des Coccus se présentant en amas, en chainettes, ou

œroupés par quatre. Les Coccobacilles y sont représèntés par

deux espèces. Les Bacilles sont extrêmement nombreux ; nous en comptons vingt espèces. Les uns n'offrent aucune particularité bien caractéristique, d'autres sont chromogènes, et certains possèdent une spore médiane ou terminale. Le seul anaérobie strict est le 10 bis.

Ces microbes ont été en général trouvés irrégulièrement dans nos diverses expériences. Exception doit être faite cependant pour le n° 1, qui a été isolé dans toutes, quel que fût le milieu utilisé. Il représente à lui seul la constante bactériologique de cette flore. Ses propriétés biologiques sont très étendues. Il ‘attaque la dambosite qui est le sucre contenu dans le latex d'hévéa ; c'est même le seule microbe isolé qui présente cette propriété. Il fait fermenter le lactose et le saccharose, coagule le lait, liquéfie la gélatine, mais reste sans action sur l’albumine d'œuf coagulé. Les microbes 8, 9 et 24 attaquent le lactose. Le saccharose est transformé par les bactéries 8, 9, 10, 12, 14, 15, 19, 20, 24, 27 ainsi que par le

bacille anaérobie 10 bis. Les microbes coagulant le lait, en

dehors du bacille n° 1, sont extrêmement rares, et il n’y a que le n° 8 qui présente cette propriété. Le pouvoir protéolytique de ces diverses bactéries a été recherché tant avec l’albumine d'œuf coagulé qu'avec la gélatine. Le blanc d'œuf est plus ou moins complètement digéré par les bactéries 2, 4, 7, 11, 12, 15, 17,20, 21, 25, 26, 27 et 10 bis. Cette propriété est particulièrement marquée pour les microbes 2, 17, 21 et 25. Enfin les microbes 1, 2, 4, 7, 8, 11,15, 17, 24, 25, 26 liquéfient la gélatine. |

Il résulte de cette première série d'expériences que la flore microbienne, surtout aérobie, est extrêmement polymorphe. Il y a lieu de noter toutefois que le microbe n° 1 se retrouve d’une façon régulière dans tous nos examens et que lui seul agit sur les sucres du latex d'Hevea brasiliensis, qu'il transforme en acides.

Travail des Instituts Pasteur de Saïgon et Suoi (Gioi

(Annam ) :

TE

de

rs :

Page 1