POIS DU CAP DE MADAGASCAR
Il restait à déterminer si le principe cyanogénétique était présent dans les diverses parties de la graine et quelle était sa résistance à l'hydrolyse, avec émission d'acide toxique.
S1 l’on plonge quelques graines dans de l’eau maintenue en vive ébullition, on constate qu'au bout d’un temps très court il est facile de séparer à la main le tégument de l'embryon, sans qu'il y ait formation d'acide cyanhydrique décelable. Les enveloppes isolées soumises à une hydrolyse prolongée ne donnent pas non plus de formation d'acide ; elles sont donc exemptes de glucoside.
Enfin une certaine quantité de haricots soumis à la cuisson aqueuse, suivant les procédés habituels, donne, après qu'on a jeté l’eau de cuisson, un produit alimentaire exempt de phaséolunatine.
Il ressort ainsi de ces analyses que la teneur en principe toxique de ces haricots de Madagascar que nous avons examinés est tellement faible qu'il n'y a aucune crainte à avoir pour leurs emplois, soit qu'on les donne à l'état cru au bétail,
soit qu'ils entrent, après cuisson, dans l’alimentation humaine.
Au point de vue toxicité, la décortication est d’ailleurs sans importance, puisque les petites quantités de glucoside sont localisées dans l'embryon et non dans le tégument.