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Poudre des racines de séribéli

198. Principes extraits des graines et des racines de séribéli.

Le Connarus africanus, ou séribéli, est un arbre de # à 5 mètres de hauteur, de la Sénégambie et de la Guinée Française. Les graines, au nombre de 1 à 2 dans de courtes gousses dont un bord est droit et l’autre convexe, sont munies, à la base, d'un arille charnu et rouge, odorant et de saveur astringente. L'amande de la graine contient 40°}, au moins d'une HAE grasse, composée de trois quarts de stéarine et d'un quart de palmitine:; cette amande renferme en outre une matière colorante et du tannin. Les parties de la plante employées en médecine indigène sont les graines, et aussi, dans le Bramaya, les écorces de la racine, qui, comme les amandes, contiennent du tannin. Graines et écorces sont d'ailleurs usitées les unes et les autres comme vermifuge et taenicide. Les Soussous font sécher au soleil les graines pourvues de leur arille et les pulvérisent dans un mortier, puis ils font avaler au malade, à la dose de 30 à 50 grammes, la poudre arrosée de jus de citron, après l'avoir mélangée, sans autre apprêt, au riz qui compose le repas. Le malade vaque à ses occupations comme en temps normal et évacue assez vite le taenia ou les ascarides. L’écorce de la racine est pulvérisée comme les graines et administrée comme celles-ci. Des médecins français, à Conakry, ont employé le séribéli avec succès ; on fait bouillir dans un verre d’eau 25 grammes de poudre de graines ou de racines et on laisse ensuite macérer ditue heures, après lesquelles on fait absorber à la fois au patient Sous et liquide.

(E. Heckel et Schlagdenhauffen : Etude botanique, chimique et théra-

peutique sur le Connarus africanus, Annales de la Faculté des Sciences de Marseille, tome VI, fasc. 2.)

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