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Écorces (toxiques) de Detarium senegalense

Le Detarium senegalense, où Detarium Heudelotianum est le difah, ou detah des Ouolofs, le n'doy des Sérères, le detarr des Mandingues, le bodo des Malinkès. Il y aurait lieu de distinguer deux variétés : une variété à fruits doux et comestibles, et une variété (nyey datah, ou datah des éléphants) à fruits amers et toxiques. Les fruits doux, de la grosseur d'un abricot, sont mangés par les indigènes, après avoir été préalablement bouillis. D'après MM. Perrot et Gérard, 1ls sont employés pour soigner les rhumes et les maladies de poitrine, et on brûle les noyaux pour chasser les moustiques. Les racines, les écorces et le bois, en macération, seraient un remède contre l’anémie. M. Chevalier dit encore que l'écorce est employée pour faire fermenter plus vite et rendre plus amer le vin de palme. On a prétendu pourtant aussi que cétte écorce (ou celle de l'espèce

suivante) sert, comme celle de l’Erythrophloeum quineense, et sous le même nom de féli, pour empoisonner les

flèches.

(Heckel et Schlagdenhauffen : Du téli, poison d’épreuve de Sénégambie. Les Nouveaux remèdes, Paris, 14885. — Id. : Sur deux variétés du Detarium senegalense aux points de vue botanique et chimique. Journal de Pharmacie et de Chimie, Paris, 14890. — Perrot et Vogt : Recherches sur les bois de différentes Léqumineuses africaines. Les Végétaux utiles de l’Afrique tropicale française ; Challamel, Paris, 1907.)

225-226. Fruits de Detarium microcarpum (Sénégal). — Léqumineuses.

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