Fruits de Sarcocephalus esculentus
Cet arbre du Sénégal et de la Guinée Françaiseest le doundaké en soussou, le batio en mandingue, le bouribolou en diola, le diounk en portugais de Casamance, le nandok en ouolof. Le tronc atteint 6 à 8 mètres de hauteur, et est à branches sarmenteuses; les fleurs sont en gros glomérules blancs, sphériques ; les fruits, de la grosseur d’un œuf, ont l'aspect de grosses fraises rouges, et sont comestibles. L'écorce, dont l’amertume et l'odeur rappellent la racine de gentiane, est considérée par les indigènes comme un bon remède contre le paludisme, et elle a été, en fait, employée dans quelques hôpitaux comme succédané du quinquina, dont elle n'a cependant pas la valeur. Elle contient, d'autre part, des matières colorantes qui donnent à la soie une belle couleur vieil or et à la laine une teinte jaune durable, résistant bien à la lumière et aux agents atmosphériques.
(Heckel et Schlagdenhauffen : Du doundaké el de son écorce, dite quinquina africain ou quina du Rio-Nunez. Archives de médecine navale, décembre 1885 et janvier 1886. — Perrot et Vogt : loc. cit.)