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Huile d’arachide

L’arachide, en Afrique Occidentale Française, est surtout cultivée au Sénégal, qui exporte annuellement 240.000 tonnes de gousses, mais elle l’est aussi un peu dans le Haut-Sénégal-Niger, dont les exportations étaient de 8.677 tonnes en 1913, et en Guinée Française, qui exportait la même année 3.946 tonnes. Ces arachides de l'Afrique occidentale nous sont importées à Marseille en coques, tandis que celles de l’Inde nous parviennent décortiquées. Sur le total de graines oléagineuses que reçoit annuellement Marseille, les arachides décortiquées ou en coques représentent 65 °}, environ, alors que déjà les coprahs, qui se placent au second rang par ordre d'importance, ne représentent que 17 °/,, et les sésames, au troisième rang, 4 °/,.

Les arachides en coques de l'Afrique occidentale se composent de 28 à 32 °/, de coques et 68 à 72 °/, de graines, qui renferment 50 °/, environ d'huile. Cette huile d’arachide est plus ou moins colorée suivant les provenances ; elle est composée d'oléine, d’hypogéine et de linoléine, qui sont liquides, et d’arachidine, qui est solide. Elle se solidifie à 0° à 2°, et a pour indice de sapomification 185,6 à 194,8, et pour indice d’iode 92,4 à 100,8. Le point de congélation des acides gras, c'est-à-dire son titre, est de 28° 1 à 29°2. C’est une huile alimentaire et à savonnerie ; elle entre en grandes quantités, à Marseille, dans la fabrication

des savons unicolores à base d'huile concrète. Le tourteau d’arachide est bon pour l'alimentation,

(Bontoux, loc. cit. — H. Jumelle : L’Industrie marseillaise des corps gras. La Nature, 16 sept. 1916.)

320. Feuilles etfleurs de Pentaclethra macrophylla. — Zéqumineuses.

Le Pentaclethra macrophylla, ou owala du Gabon, est surtout commun au Gabon et au Congo ; ses graines et son huile seront décrites dans le Catalogue de l'Afrique Équatoriale Française. Déjà, en Afrique occidentale, on trouve l’arbre en Casamance, en Guinée et à la Côte d'Ivoire ; les graines sont mangées grillées.

(E. Heckel : Recherches sur les graines grasses nouvelles ou peu connues des colonies françaises. Annales du Musée Colonial de Marseille, 5° année, 4° volume, 1897.)

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