‹ Annales du Musée colonial de MarseilleChapitre 32 sur 140 · STONE · texte numérisé non relu

STONE

Hyeronyma alchornioides Fr. Allem., u° 6434.

Synonyme : H. clusioides Tul.

Noms vulgaires : Dalima (Honduras Angl. ; Debrot). Il y a deux variétés : Urucurana ou Urucurana de leite et Urucurana, mirim ou Urucurana de prego. Arocurana appliqué à plusieurs espèces du même genre et aussi à Urena et Croton (Brésil; d'après Rodriguès). Gedro macho (Antilles; Urban). Suradanni (Guyane Angl. ; Bell), nom cité aussi pour Hyeronyma laxiflora Muel par Rodway. Tapana (Trinité ; lmp. Inst.).

Il ne faut pas le confondre avec le Urucurana ( Sloania dentata), n° 882 B.

L’échantillon de Bell a été déterminé, d'après les feuilles et les fruits, par le Dr Freeman.

Caractères généraux . — Bois plutôt dur et lourd, ressemblant à l’Acajou. D'après da Gama, de couleur rouge clair. Surface plutôt mate. La nuance de la coupe transversale est légèrement plus foncée que celle des autres sections.

Caractères physiques. — Densité, de 708 à 940 ; dureté, celle du Charme. Sans odeur ni saveur.

Caractères de l'écorce. — Epaisse de o à 6 mm., brun rougeâtre, liégeuse, gercée, et se détachant en minces plaques. La couche interne est fibreuse, brun foncé et pleine de sclérites clairs en forme d'aiguilles. D'après da Gama, écorce toujours unie ; grosse et légèrement gercée ; lactescente. La surface de la bûche est lisse ou striée.

Structure du bois. — Aubier brun, épais de o cm. environ et bien délimité du cœur. D'après da Gama, de couleur légèrement rouge clair.

Section transversale. — Couches en apparence délimitées ; les zones du bois où il y a le moins de vaisseaux semblent former les limites.

Vaisseaux facilement visibles comme des piqûres, diminuant beaucoup vers le bord extérieur de la couche ; ils sont distribués inégalement, et serrés ou rares suivant les zones.

Rayons visibles à la loupe, fins, uniformes, s’écartant légèrement au niveau des vaisseaux ; de couleur laiteuse.

BOIS UTILES DE LA GUYANE FRANÇAISE

Parenchyme a entourant étroitement les vaisseaux.

Section radiale. — Vaisseaux gros et tout à fait creux, ce qui donne à la section une apparence filandreuse. Rayons à peine visibles à cause du manque de couleur, mais ils sont très apparents dans l’aubier humecté.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais rayée par des zones plus ou moins poreuses ; les fibres sont très « à rebours », car elles sont fortement inclinées de couche en couche.

Emplois. — Rais de roues (Brésil ; Silva). Bordages, planches pour bateaux ; peut s'obtenir facilement jusqu’à 11 m. sur 30 à 31 cm. d'équarrissage (Bell). Carrosserie, ébénisterie, ponts, poutres, pour travaux exposés à l'eau de mer et dans les endroits humides. L Urucurana de leite est supérieur à rUrucurana-mirim, il fournit des traverses qui durent 12 ans; il donne une teinture jaune et une résine médicinale (Brésil ; Pereira). Allemao dit que l’Urucurana du Brésil du Sud est très différent du bois de la Guyane.

Ech. type : 8 i , 2740 Bell ; 2740, lmp. Inst. Icônes lignorum, pl. 63, fig. 4, et pl. 67, fig. 1, en couleur. (Probablement cette espèce, mais l’échantillon qui avait servi pour ces figures devait être atteint d’un champignon.)

Références : Silva, ms. ; Bell, p. 9 ; Rodriguès, p. 132 ; Pareira, p. 76; « Brazil », p. 311 ; Allemao, p. 31 ; Saldhana da Gama, 1863, p. 132 ; Stone et Fr., p. 83.

TRIBU VI. — CROTONÉES

Hevea guianensis Aubl., n° 6453 A.

Synonyme : Siphonia elastica Pers.

Préfontaine, p. 135 : Bois seringue, Paô de Xiringa (Portug.); Hhéve (Prov. Esméraldas), levé (Espag.) ; Caoulchouc chez les Mainas.

Aublet, p. 871 : Ecorce grisâtre, -légèrement épaisse ; bois blanc et peu compact ; Seringa (Gai ipons) ; Hévé (Esméraldas) ; Caoutchouc (Mainas); Paô seringa (Portug. Para).

Lanessan, p. 47 : Bois de seringue ; bois blanc, grain peu serré ; sans utilité.

Huber, p. 189 : Seringueira vermelha (Brésil).

Annules du Musée colonial de Marseille. — 3' série, 8' vol. 1920.

H. STONE

Koolaballi (Bell), n° 6453 B.

Probablement Hevea sp. d'après le D1’ Freeman.

Caractères généraux. — Bois d’un poids moyen et d'une dureté moyenne, de couleur gris sale. Surface brillante, fonçant très légèrement à l'air. Grain gros en apparence. La nuance de la coupe transversale est un peu plus foncée que celle des autres sections.

Densité, 0,593 à 0,830 ; dureté, celle du Faux Platane. Odeur à sec nulle ; un peu spéciale lorsqu’on scie le bois.

Caractères de l'écorce. — Epaisse de 5 à 6 mm., lisse, compacte, ligneuse à l'extérieur ; fibreuse. La surface de la bûche est lisse ou striée.

Structure du bois. — L'aubier n’est pas différent du cœur, du moins dans un arbre de 37 cm. de diamètre.

Section transversale . — Couches non délimitées, les zones de bois plus denses pourraient être les limites.

Vaisseaux à peine visibles, comme des piqûres, très variables, mais irrégulièrement avec tendance à se disposer en files radiales.

Rayons visibles à la loupe, fins, uniformes, exceptionnellement nombreux et serrés, écartés les uns les autres d’une distance bien moindre que le diamètre d'un gros vaisseau et se trouvant parfois 4 dans cet intervalle ; ils sont souvent interrompus par les lignes du parenchyme.

Le parenchyme a entoure les vaisseaux ; b se présente en lignes minces, serrées, nombreuses, concentriques, légèrement ondulées et d une largeur un peu moindre que celle des rayons avec lesquels elles forment un filet.

Section radiale. — Brillante. Vaisseaux disposés par 2 et parfois par 3, formant un gros grain ; ils sont plus foncés que le fond. Rayons fins, étroits, luisants et cristallins.

Section tangcntielle . — Comme la radiale, mais non brillante, à peine luisante seulement. Rayons très petits.

Emploi. — Abondant, mais peu de valeur (Bell).

Ech. typ : 53, 2709 Bell.

Référence : Stone et Fr., p. 54.

BOIS UTILES DE LA GUYANE FRANÇAISE

Joannesia Princeps Vell, n° 6454.

Barrère, p. 27 : Calaba, Anda brasiliensibns de MaregrafT. (Est-ce cette espèce?)

Pereira 5e édition, p.9. Andâ-assû : cœur blanc avec de légères mouchetures. Densité, 0,494 ; pour ouvrage d’intérieur, fibres beaucoup à rebours.

Jatropha multifida Lin., n° 6455.

Aublet, p. 884.

Croton matourense Aubl., n° 6460 A.

Aublet, p. 879 : écorce lisse, cendrée ; bois blanc, léger.

Croton guianense Aubl., n° 6460, B.

Aublet, p. 892: Moelleux à l’intérieur.

Manihot utilissima Pohl., n° 6488.

Synonyme : Jatropha Manihot Lin. (non Vell.).

Bâillon, V, p. 180 : Donne le Manioc, Cassave, Moussache, Couac, Tapioca.

Conceveiba guianensis Aubl., n° 6514.

Aublet, p. 92t : Conceveibo (Galibis) ; Aubarouna (Brésil) ; écorce grise ; bois blanc.

Sagot, p. 922 : Bois mou.

Chætocarpus sp., n° 6538.

Boobooraballi (Bell.). Le genre de l'échantillon a été déterminé, d’après les feuilles et les fruits, par le L)r Freeman.

Caractères généraux. — Bois dur et lourd, de couleur brun rougeâtre uniforme ; grain serré, surface brillante et satinée. Il ressemble à l’Érable à sucre.

Caractères physiques. — Densité, 0,840 ; dureté, celle du Charme. Odeur à sec nulle. Saveur insipide.

Caractères de l'écorce. — Epaisse de 3 à 4 mm. Elle se détache en plaques étroites découvrant la couche sous-jacente de couleur rouge. Surface intérieure ridée de côtes en fuseaux. La surface de la bûche est sillonnée, et scintillante de toutes petites perles de gomme.

H. STONE

Structure du bois. — Gomme celle du Lecylhis, à part les différences suivantes.

L’aubier n’est pas différent du cœur, du moins dans un arbre de 29 cm. de diamètre.

Section transversale. — Vaisseaux à peine visibles comme des piqûres, ne diminuant pas vers l'extérieur de la couche, mais augmentant beaucoup avec l’âge de l’arbre. Ils sont distribués inégalement et forment, en apparence, des groupes en lignes obliques ; peu nombreux, simples ou par groupes de 2 à 5 ; de couleur foncée, sauf lorsqu’ils sont remplis de matière blanche.

Parenchyme b se présente en lignes de la largeur environ de celle des rayons.

Emplois. — Meubles ; peut s’obtenir jusqu’à 17 mm. sur 30 cm. d’équarrissage (Bell).

Plutôt dur à travailler ; joli bois.

Ech. type : 10, 1666 Bell.

Références : Stone et Fr., p. 10.

Omphalea triandra Lin. (non Tussac), n° 6561.

Aublet, p. 846.

Hippomane mancinella Lin., n° 6563.

Sloane, p. 219 : Ecorce imitant celle du Poirier, mais plus épaisse et remplie de lait blanchâtre, visqueux et corrosif. Sous l'aubier, le bois est grisâtre, avec de grandes et petites ondulations de teintes différentes. Il est parsemé d’yeux de perdrix, est plus beau, et sa nuance est plus jolie que le noyer et que le cœur et les racines de l'Olivier. Si I on se frotte les mains avec son bois vert, il vous occasionne des ampoules.

Aublet, p. 885 : Cet arbre est connu à Cayenne sous le nom de Figuier.

Varenne-Fenille, p. 143 : Mancenillier . Bois brun mêlé de jaune obscur. Couches étroites. Les rayons ne se distinguent pas. La section longitudinale présente les vaisseaux remplis d'une matière noirâtre. Densité, 1,192.

Icônes lignorum : Manzenillerbaum, pl. XVI, fîg. 1, en couleur.

Le Règne végétal, II: Bois léger, se corrompant facilement et répandant en brûlant des fumées dangereuses. On l’emploie, dit-on, pour guérir une sorte de tumeur que les nègres ont parfois aux pieds et que l’on nomme -< Crabe ».

BOIS UTILES DE LA GUYANE FRANÇAISE

Description d'après l’échantillon du Musée Colonial de Marseille, n° 73 bis, Guadeloupe; petite tige de 9 cm. 5 de diamètre, tout en aubier.

Caractères de l'écorce. — Epaisse de 1 à 3 mm., lisse ; épiderme gris ; par ses gerçures, il laisse voir la couche sousjacente de couleur jaune vif et rouge. L'écorce est de structure uniforme, dure et ligneuse, et d’une cassure filandreuse. Un peu de liber. Saveur légèrement aromatique.

Structure du bois. — L’aubier a une couleur de pain bis.

Moelle arrondie, de 1 à 2 mm. de diamètre.

Section transversale. — Couches en apparence délimitées, indiquées par le changement dans les intervalles et le nombre de lignes du parenchyme.

Vaisseaux grands, simples ou par groupes de 2 à 6, beaucoup par groupes de 3. Les groupes de plus de 3 ont à chaque extrémité un vaisseau plus gros que celui du milieu. Ils sont peu nombreux ; de 1 à 6 par mm. q.

Rayons plutôt fins, mais visibles à la loupe ; très irréguliers en largeur ; dans la longueur, ils ont l'apparence d’être tortueux lorsque le bois se rétrécit. Ils sont de 13 à 20 par mm. ou de 3 à i dans le diamètre d'un gros vaisseau.

Parenchyme visible à la loupe ; a entourant les vaisseaux, s’étendant aux lignes concentriques continues. Ces lignes sont à intervalles et de contour irréguliers ; de 5 à 7 par mm. ; elles forment, avec les rayons, un filet lâche et irrégulier.

L'échantillon ne montrait pas les sections radiale et tangentielle.

Maprounea guianensis Aubl., n°6365.

Aublet, p. 894 : écorce lisse, grisâtre ; bois blanchâtre et peu compact.

Sapium aucuparium Jacq. (non Willd.), n°63G7.

Synonyme : Hippomane biglandulosa Lin. (non Sw.).

Aublet, p. 885.

Hura crepitans Lin., n° 6377.

Aublet, p. 885: Maman Cacao. Pour les fruits: Sablier, Amandes à purger (Nègres).

Grisebach : Sandbox-trec (Antill. Angl.).

Rulle : Postentree (Surinam).

H. STOVE

FAMILLE CLXII. — URTICAGÉES

TRIBU IV. — MORÉES

Bagassa guianensis Aubl., n° G608.

Préfontaine, p. 145: Bagasse. Bois léger, ne coule pas et n'enfonce jamais. Le mot Bagasse est employé pour la canne à sucre sortant du moulin.

Aublet, Suppl. , p. 15 : Bagasse Galibis). Écorce lisse, cendrée ; bois blanc, bon pour pirogues, courbes et madriers pour navires. On prétend que le bois des montagnes est plusléger,et qu’il flotte, tandis que le bois des marécages et de la plaine est plus lourd, au point que la pirogue construite avec ce bois s'immerge lorsqu'elle est remplie d'eau.

Dumonteil, p. 156 : Bagasse. Est-ce celui des montagnes?) Densité, 0,745 ; force, 215; élast., 151. Classe 3, celle des Pins. Le même, p. 162 : Classe 4, celle des Meubles ; joli bois très abondant. Bagasse terre basse ; densité 0,719 ; force, 210 ; élast., 181 ; flexib.. 2,38. Classe 3.

Sagot, p. 920 : Kubbes Zwarte ; bois facile à travailler, liant, pas trop lourd et assez dur.

Guibourt, II, p. 325 : Bois Bagasse ; d'un jaune foncé devenant brun foncé à l'air. Sa structure est semblable à celle du Bois jaune du Para.

Je crois que le Bois jaune du Para pourrait être l’espèce suivante (n° G608 .

Lanessan, p. 144 : Sa structure est grossière; il renferme une matière colorante jaune. On s'en sert pour la teinture.

Brousseau, p. 135 : Bois se conservant très bien, convient pour coques de pirogues, car. pour cet usage, il a fait preuve d une durée exceptionnelle. Il présente de belles courbes et pourrait donner des madriers d’une grande valeur ; bon pour lames de parquet. Il se travaille bien dans tous les sens ; très bon bois pour constructions navales.

Huber, p. 171 : Tatajuba (terme gén., Brésil), Cœur jaune foncé ou noirâtre.

Chlorophora tinctoria Gaudich., n° 6609 A.

Synonymes : Maclura tinctoria D. Don.; Maclura Xantlioxylon Endl. ; Morus tinctoria W.

Noms vulgaires : Bois jaune, Bois de Cuba, Bois jaune de Cuba, Fusteque, Bois à pian (v. 2330), Bois cuba, Bois satiné, Bois satiné rouge Guy. Fr. ; Catal. des Colon. Françaises).

BOIS UTILES DE LA GUYANE FRANÇAISE

Dvers Mulberry (Barbade) ; Morris). Fustick-wood, Palo Narango (terme gén., Trinité) ; Fustete (Cuba ; Harlev). Tatajuba, Tataiba, Tatajiba, Tatavaba, Tatajuba, Tatareuia (Dialecte indigène, Brésil ; ces noms sont employés tour à tour suivant l'adjectif qui les accompagne) ; Limao-rana (Para) ; Nariuva (Amaz. ; Rodriguès). Tatacajuba (Amaz. et Prov. sept.) ; Palo naranga Brésil : Miers). Cajuba (B. of E ; ms.) Taijewa, Moreta (Schomburgk). Tajuba, Tajuva, Amoreiraamarella (Bahia) ; Tatajuba da tincta (Brésil) ; Futeiba, Gelbes Brazilholz, Fisetholz, Gelbholz, Liganum citrinum (Wiesner). Gewohnliches Cuba Holz, Yellow-wood (Tolhausen). Mora, Palo de Mora (terme gén., Ant. ; Urban). Legnogiallo (Ital.), Fustan, Palo de Brésil amarello (Esp.) ; Geelhout, Stockfishhout (terme gén., Holl. ; Schwartzkopf). Hollandisches Gelbholz (terme gén.) ; Kaleb (Siam) ; Kadarang (Malaisie) ; Lechers, Dinde (Colombie) ; Amora de arvore (Brésil ; Bâillon). Tsu-kra, Palo de Mora (Costa-Rica ; Pittier). Mûrier des teinturiers, Bois de Brésil jaune, Vieux Fustic (Schutzenberger). Fustic, Old Fustic, Savonnette jaune (Musée Colon. Marseille) ; Bimas (Holl. ; Icônes lignorum). Pour la variété Xanthoxylon : Amoreira de espinho branco, Palo narango, Bois d’orange (Wiesner terme général).

Ce n’est pas le Tatajuba de Grisard ni le Tata-youba d'Aublet (v. 6641).

Quoique ce bois ne soit pas signalé par Sagot, je donne sa description ici, le Musée Colon, de Marseille en possédant un échantillon de la Guyane.

Caractères généraux. — Bois dur et lourd, de couleur jaune vif, jaune doré ou verdâtre. D'après Schultz, de couleur citron pâle. D’après Guibourt, d'un jaune vif, avec des filets rouge orange. Ce bois prend, lorsqu'il est exposé à l’air, une couleur mordorée qui, d ailleurs, n’est pas désagréable. D après Pennetier, la présence de ces filets rouges est une preuve.de bonne qualité et on dit que le bois est garancé.

Surface brillante, satinée, chatoyante, produisant à la lumière un effet changeant. La nuance de la coupe transversale est plus foncée que celle des autres sections.

H. STONE

Caractères physiques. — Densité, de 0,023 à 0, 988 ; dureté, celle du Charme. Odeur à sec et saveur milles. Solution aqueuse d'un jaune vif. D'après Schutzenberger : précipité jaune, avec l'alun ; ppt. jaune floconneux avec la gélatine ; léger ppt. avec les acides sulfhydrique, azotique et oxalique ; ppt. jaune ou jaune brun, avec le chlorure d’étain, l'acétate de plomb et de cuivre ; avec les alcalis, pas de précipité. D’après Fol : solution aqueuse incolore, devenant jaune à l’air ; précipité noir olive avec les sels de fer ; jaune serin avec lalun ; jaune avec l’étain ; jaune plus pâle avec les acides et ramené au jaune orange par les alcalis.

D’après Gopp, l’extrait alcoolique, vu par transparence, est rouge grenat ; par réflexion, de couleur vert foncé. Lorsque l'extrait est dilué dans une solution d'alun, il se produit une fluorescence de couleur verre d'uranium.

Structure du bois. — Aubier pâle.

Section transversale. — Fig. 14, pl. VI. Couches très apparentes si les limites sont indiquées par les festons.

Vaisseaux très apparents à cause de leur nombre et de leur disposition en lignes claires, ondulées comme des festons ; movens.de 10 mm. 13 de diamètre; peu variables, sauf dans les groupes. Ils ne forment pas d’anneau, comme dans le Mûrier, sur le bord intérieur de la couche, mais les groupes sont parfois unis par le parenchyme et composés de 2 rangées de vaisseaux, cas assez rare. Ces groupes sont disposés radialement et peuvent contenir jusqu’à 11 vaisseaux. Les vaisseaux sont peu nombreux, de 10 à 20 par mm. q. ; il contiennent des thylles.

Rayons très fins, mais visibles à la loupe, uniformes, équidistants, à intervalles d une distance égale au diamètre d'un gros vaisseau et s’écartant seulement au niveau des gros groupes de vaisseaux. Les rayons sont presque droits, un peu plus denses et plus clairs que le fond ; de 7 à 10 par mm.

Parenchyme abondant, a, entourant les vaisseaux et les unissant parfois en festons. Il est très apparent, mais les

BOIS UTILES DE LA GUYANE FRANÇAISE

lignes sont interrompues, irrégulières dans leur largeur, et souvent s’anastomosent. Les lignes sont composées de rangées de cellules radiales.

Les taches médullaires, ou trous d’insectes qui sont remplis de cal, interrompent parfois les tissus ; leur grandeur est de 12 mm. de longueur sur 3 de largeur.

Section radiale. — Les lignes blanchâtres du parenchyme pourraient être les limites des couches.

Section tangentielle. — Comme la radiale, mais les lignes du parenchyme se présentent en lacets formant zigzags. Les vaisseaux sont obscurcis par les bords du parenchyme, qui sont très apparents.

Emplois. — Rouleaux de moulins à sucre, jantes de roues (Jamaïque ; Fawcett). Teinture en vert et en jaune, ébénisterie, tour, marquetterie, tabletterie (Royle). La variété Xanthoxylon est la plus foncée et la mieux estimée (Wiesner).

D’après Schutzenberger, les principales variétés commerciales sont : 1° le bois de Cuba, qui est le meilleur, et est expédié en petit morceaux arrondis, bruns à l'extérieur ; 2° le bois de Tampico, un peu plus clair ; 3° le bois de Brésil, très clair, de mauvaise qualité, ordinairement piqué ; 4° le bois de Porto-Rico, ressemblant à la variété 2, mais à morceaux plus irréguliers ; 5° le bois de la Jamaïque, en morceaux inégaux ; 6° le bois Sandgut, de très mauvaise qualité.

Rousselet distingue : 1° le bois de Cuba, jaune garancé mélangé de petites veines jaune et orangé, sans aubier et scié aux deux bouts ; 2° le bois de Tampico, scié à un seul bout (l'autre étant oblique ou en coin), de deuxième qualité, quoique l’extérieur de la bûche ait un reflet jaune qui donne une bonne impression ; 3° le bois de la Côte Ferme des Antilles, ordinairement de formes diverses, d'un bon rendement et de bonne qualité, de couleur jaune vif ; 4° le bois des Indes Orientales, filandreux, moins compact et plus léger, jaune verdâtre, avec peu de matière colorante, et bon pour l’ébénisterie. Toutes ces variétés perdent vite leur couleur lorsque le bois est débité en éclats. Simmonds cite quatre

H. STONE

variétés : Tampico, Puerto Cabello, Cuba, et l’Espagnol, qui est un bois commun. Pennetier cite 15 variétés. Pittier dit qu'on n’en exporte plus de Porto-Rico.

Ech. types : Musée Colon, de Marseille, n° 82. Guyane ; Section de Noerdlinger.

Références : Royle, p. 85 ; Wiesner, p. 904 ; Volkens (ex Engler), p. 52 ; Schwartzkopf, p. 83 ; Pennetier, p. 506 ; Pittier, p. 78 ; Roussell, p. 300 ; Fawcett, III, p. 43 ; Schutzenberger, p. 457 ; Fol, p. 307 ; Simmonds, p. 445 ; Guibourt, II, p. 309 ; Goppelsroeder (ex Husemann), I, p. 502; Stone, T. ofC.,p. 202, pl. XIII, fig. il, section transversale. Icônes lignorum, pl. VIII, fig. 2, et pl. LXXV, fig. 2, « Geel » etpl. XXXVII, fig. 7, « Bimas ».

Caraba-Balli (Bell), n° 6609 B.

Ce bois n’est pas déterminé, et sa détermination présente beaucoup de difficultés en raison de sa structure, qui ressemble à celle de beaucoup d'autres genres ; mais il a le plan ligneux du Chlorophora , et je crois bon de le placer ici.

Caractères généraux. — Bois dur et lourd, de couleur rouge clair ou brun rayé ; grain plutôt gros ; surface un peu luisante, fonçant légèrement k l’air. La nuance de toutes les coupes est semblable. Le bois ressemble au Caraba blanc (v. 1192 B).

Caractères physiques. — Densité, 0,943 ; dureté, celle du Bois de lance. Odeur nulle ; saveur insipide.

Caractères de l'écorce. — Epaisse de 3 mm. environ, lisse ou légèrement ridée et gercée, molle et fibreuse, avec une mince couche de liber à l’intérieur. La surface de la bûche est finement ridée.

Structure du bois. — Comme celle de l’espèce précédente, à part les différences suivantes.

L’aubier, qui est de couleur écrue, passe graduellement au cœur ; il est épais de 5 à 7 cm. 5.

Section transversale. — Couches bien délimitées, les zones plus ou moins poreuses formant les limites ; de contour régulier.

BOIS UTILES DE LA. GUYANE FRANÇAISE

Vaisseaux en groupes, qui en contiennent jusqu’à 7.

Parenchyme : les. festons sont souvent rompus et ne forment plus que des ailes à côté des vaisseaux.

Section radiale. — Vaisseaux gros, mais peu nombreux, vides et souvent par groupes de 2. Peu de temps après être coupés, ils laissent exsuder une gomme qui tache la surface. L'apparence grossière de la surface est due plutôt au parenchyme qu’aux vaisseaux.

Emploi. — Le même que celui du Caraba blanc ; peut facilement être observé jusqu’à 10 à 13 m. sur 33 cm. d'équarrissage (Bell).

Le bois se travaille assez bien et se fend facilement.

Ech. type: 16, 2672 Bell.

Références : Stone et Fr., p. 16 ; Icônes lignorum, pi. LXV, fîg. 8, en couleur.

Manniriballi (Bell) non Manniballi (v. 648), n° 6609 C.

Ce bois présente aussi la structure du Chlorophora. Je le place ici sous réserves.

Caractères généraux. — Bois d’un poids moyen et d'une dureté moyenne, de couleur brun clair grisâtre, striée de lignes blanchâtres. D’après Bell, comme le Cœur vert.

Surface un peu brillante, fonçant légèrement à l'air. La nuance de toutes les sections est à peu près semblable.

Caractères physiques. — Densité, 0,664 ; dureté, celle du Cerisier. Sans odeur ni saveur.

Caractères de l'écorce. — Epaisse de 2 à 3 mm. environ, lisse et cassante. Sur la surface interne, on voit, à la loupe, des impressions de rayons. La surface de la bûche est lisse ou striée.

Structure du bois. — Comme celle du n°660 9 A, à part les différences suivantes.

L’aubier est de couleur écrue, nettement délimité du cœur ; épais de 6 cm. environ.

Section transversale. — Couches très apparentes ; leurs limites sont formées par les zones de bois denses, qui sont bien distinctes des zones moins épaisses ; de contour régulier.

H. STONE

â aisseaux bien visibles comme des piqûres ; parfois les plus grands sont au milieu de la couche. Avec l àge de l'arbre, les vaisseaux augmentent beaucoup en grandeur.

Parenchyme visible, après avoir été humecté, mais très légèrement.

Section radiale. — D'après la coupe, les vaisseaux sont gros ou peu apparents. Les rayons donnent l'apparence de hachures. Couches à peine indiquées.

Emplois. — Bon pour meubles; peut facilement être obtenu jusqu à 7 à 8 m. sur 20 à 00 cm. d équarrissage i Bell). Commode à travailler.

Ech. types : 63, 2710 Bell.

Références : Stone et Fr., p. 65.

Clef pour les espèces se rapportant au Chlorophora :

1 . En coupe longitudinale, les vaisseaux exsudent une gomme qui tache la surface. Bois de couleur rougeâtre clair. Caraha-balli, 6609 B.

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